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 Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL

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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Dim 12 Mar - 16:43

Only a gallery opening ?! #Adélaron“Pourquoi voudrais-tu expliquer que nous ne sommes que des amis? Est-ce la vérité?” Elle n'en savait rien. Du côté d'Adélaïde, c'était évident, c'était là, quelque part. Elle le savait, ça lui faisait peur d'ailleurs mais elle l'admettait, doucement, surement. Mais du sien? Est-ce qu'elle était vraiment sur la même longueur d'onde qu'Aaron? Est-ce qu'une nouvelle fois, elle ne se faisait pas des films et en paierait les conséquences? Son regard sur elle lui faisait penser à cette fois où sa colère avait éclaté, à cette fois où elle avait découvert l'existence de Valentina. Elle se demandait encore si à l'époque, elle était en droit de réagir de cette façon, alors maintenant? Comment devait-elle réagir exactement? Elle se souvenait que Valentina avait soulevé une question cruciale: qu'étaient-ils? Des amis? Des amants? Elle se souvenait, parce que ça l'avait durement marqué, que du côté d'Aaron ils n'étaient que des connaissances en passe de devenir des amis avec le temps. Le temps était passé, oui, mais était-elle en droit d'affirmer qu'ils étaient plus que des amis désormais? Elle ne voulait pas se faire d'illusion, elle ne voulait pas revivre ce sentiment douloureux qu'elle avait vécu ce jour-là. Ses larmes avaient été le premier indice quant à la douloureux qu'elle avait ressentie. Aaron les avait réellement vu pour la première fois, il les avait effacé dans des gestes tendres, trop peut-être, elle s'en souvenait encore.

Ne lâchant pas son regard, elle cherchait des réponses qu'elle ne trouvait pas et dans un autre sens, elle ne voulait pas penser à ce que lui pouvait ressentir, a quel mot il emploierait pour qualifier ce qu'ils étaient. Elle voulait seulement se montrer sincère avec lui, tant pis si elle faisait fausse route. Clairement, c'était plus simple de dire ce qu'ils n'étaient pas. « J'estime que non. Pas seulement en tout cas. » Non, ils n'étaient pas des amis, pas seulement. Il y avait ce truc en plus qui faisait qu'elle était là ce soir, dans cette voiture. Ce petit truc qui titillait à chaque fois ses entrailles, qui réveillait ses envies et pas seulement sexuelles mais qu'elle s'efforçait à faire taire pour ne pas se montrer trop intrusive. Elle avait appris la leçon. Néanmoins, elle retenait sans mal ses paroles suivantes. Etre qui elle voulait. Si déjà elle pouvait être elle-même sans craindre quoi que ce soit, ça serait pas mal. Ce qu'elle était en soi, avec Aaron mais face à des photographes, tout serait peut-être différent, elle n'en savait rien, c'était à tester, forcément. Bientôt ils arrivaient au pied de son immeuble, le moteur de la voiture laissant place au silence qu'elle brisait tout naturellement. « C'était une belle soirée, je te félicite. » lui disait-elle avec un sourire tendre tandis qu'elle détachait sa ceinture avant de renfiler ses talons. « Est-ce qu'un dernier verre te tenterait? » Elle ne voulait le forcer à rien bien qu'elle avait parfaitement conscience de la proposition qu'elle venait de lui faire. Elle avait assez bu pour ce soir pour ne avoir besoin d'un dernier verre, au sens propre du terme...
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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Mer 5 Avr - 16:42

Il a déjà fait l’erreur de ne la considérer que comme une connaissance, alors qu’elle l’attirait déjà bien trop pour une simple connaissance. Sans doute se voilait-il la face. Aujourd’hui encore, il prétend ne pas vouloir aller vite par peur de faire souffrir. Parce qu’il sait qu’il a tendance à vite tomber dans les forces de l’engagement quand il s’éprend de quelqu’un, et que cela lui a déjà fait trop de mal. A lui, mais pas seulement à lui, et c’est bien ça ce qu’il retient. Si Adélaïde n’est en rien comparable à Shaé, elle est néanmoins d’une importance non négligeable aux yeux du photographe. Comment pourrait-on comparer la femme qui a donné naissance à notre progéniture avec n’importe quelle autre femme, aussi charmante soit-elle ? Aaron se pose cette question quand ses yeux se posent sur Adélaïde. Il n’y trouve aucune réponse. La seule chose qui lui vient à l’esprit alors, c’est que la présence de l’étudiante lui est devenue précieuse, et si agréable. Peut-être même plus que celle de Shaé. Si c’est douloureux ? Etrangement, pas tant que ça...

“J’estime que non. Pas seulement en tout cas.” Correct. Rien de bien risqué, dans cette initiative, mais elle a au moins le mérite d’être juste et claire comme de l’eau de roche. Personne ne pourrait aller à l’encontre de cette vérité ; personne ne pourrait prétendre qu’ils ne sont que des amis. D’ailleurs, l’a-t-il déjà regardée comme une simple amie ? “Je ne crois pas non plus.” Qu’il dit alors, un léger sourire aux lèvres, pour renchérir ou plutôt pour l’assurer de ses honnêtes intentions. C’est vrai, il désire qu’elle soit celle qu’elle veut être. Qu’elle ne joue aucun jeu, aucun rôle, contrairement à ce que la fille Sullivan doit souvent faire, par souci de convenir à ce qu’on attend d’elle. Avec lui, ce doit être différent.

Une fois arrivée à destination, la voiture s’arrête, forcé d’être silencieuse durant les prochaines minutes. “C’était une belle soirée, je te félicite.” Mystérieusement apaisé, Aaron regarde la jeune fille se préparer à sortir sans ressentir la moindre urgence. Lorsqu’elle se penche vers l’avant pour se rechausser, son dos dénudé s’expose à la vue du trentenaire et ce dernier s’y accroche, incapable d’y résister. Parcelles de peau délicates et légèrement courbées, sur lesquelles quelques grains de beauté réussissent à se démarquer au clair de lune, épaules mobiles sur lesquelles de longs cheveux blonds glissent et s’échappent… Il en oublierait presque qu’elle l’a félicité, quelques secondes auparavant. Mais un “merci” est-il vraiment nécessaire ? La vérité, c’est qu’il croit savoir ce qu’il vaut dans son domaine. Et sa prétention professionnelle survivra au-delà de tout autre sentiment. “Est-ce qu’un dernier verre te tenterait?” A ce moment, une petite adrénaline surgit dans sa poitrine. Et à l’évidence, elle ne saurait exister sans cette pointe d’assurance si propre à Aaron. Il faut dire qu’il commence à bien connaître la fille assise à côté de lui. “Pas vraiment, non...” Aaron a un penchant pour l’alcool. Il ne le verra jamais d’une mauvaise façon mais c’est bien la vérité, il lui est trop souvent difficile de refuser des verres. Pourtant, ce qu’elle lui offre ne le tente pas. C’est tout autre chose qu’il se plairait à goûter cette nuit et il lui aurait fallu consommer moins de champagne dans la soirée pour réussir à ne pas l’exprimer si explicitement. Sa main se détache de sa cuisse et va se poser tendrement sur la joue d’Adélaïde, endroit duquel elle va avoir bien du mal à s’éloigner dans les prochaines secondes. Le galeriste l’observe d’abord un long moment, appréciant chaque centimètre carré de ce visage dont il a déjà rêvé, une ou deux fois peut-être. Puis c’est le sien qui s’approche, finalement, jusqu’à se retrouver si proche de l’autre qu’une seule solution devient alors envisageable. Les paupières d’Aaron s’abaissent enfin et il embrasse Adélaïde, ou bien celle qui n’a jamais été qu’une amie, les faits se confirmant jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. Ce désir qu’il a toujours eu à son égard ne transparaît pas tant dans ce baiser, il y a aussi et surtout ce véritable pincement au cœur envers elle qui ne cesse d’accroître. Quand leurs bouches se séparent un instant, c’est lui qui tient à prendre le premier la parole. “Un verre c’est ridicule à côté de ce qui me tente vraiment, Adé. Je pensais que tu l’aurais deviné.” Il esquisse enfin un sourire, plus complice que malicieux cette fois. Goûtant une nouvelle fois ses lèvres rougies, une nouvelle pensée lui vient. “On ne sait pas quand on se reverra après cette nuit. Ça devrait te convaincre, non ?”  Il ajoute, dans un murmure... parcourant sa mâchoire, puis le cou de la jeune fille avec ses lèvres.

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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Mer 26 Avr - 19:50

Only a gallery opening ?! #AdélaronSe rechausser, lui proposer par la même occasion un dernier verre. C'était une suite logique au regard d'Adélaïde. Quel homme raccompagne une demoiselle éméchée à sa porte, avec sa propre voiture, si ce n'est pour boire un dernier verre? Pas Aaron visiblement. La négation de sa réponse était pourtant apportée avec une certaine douceur mais c'était une claque pour la jeune femme. Aaron ne l'avait pas stoppée quand elle lui avait volé un baiser au cours de la soirée, il avait même pris l'initiative de lui-même de reprendre ce qui lui appartenait de droit en les isolant pour embrasser la jeune femme autant qu'il le souhaitait. Il ne l'avait pas jetée dans un taxi non plus pour s'en débarrasser. Pour le coup elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il jouait autant pour refuser finalement quand l'échec et mat était si proche. N'était-elle pour lui qu'un plaisir éphémère ou attendait-il un moment plus opportun, de ceux qu'on attend tellement qu'ils ne se présentent jamais? Elle ne voulait pas aller si loin dans ses réflexions, l'alcool circulant dans ses veines ne lui permettait pas de toute façon. « Comme tu voudras. » Elle se contenterait donc de ça, d'un au revoir plus classique, d'un sourire aussi parce qu'elle ne le perdait pas pour autant. Ça n'allait pas gâcher la soirée, ce n'était pas envisageable, elle était trop bonne pour ça. Elle était prête à descendre de la voiture, à lui souhaiter une bonne route pour les quelques kilomètres qui le séparaient encore de chez lui.

Les premiers mètres que parcourait le trentenaire étaient finalement ceux qui le séparaient de la jeune femme. Retenue dans l'habitacle par un geste plus tendre qu'elle ne l'aurait cru, elle restait là sans bouger, observant les iris d'Aaron qui parcouraient son visage. Le silence n'était pas lourd mais rempli de vérités. Cette façon qu'il avait de la regarder, de la toucher, bientôt de l'embrasser, ça criait sous le sens. Ils s'attachaient l'un à l'autre, assez pour s'embrasser sans se dévorer, assez pour goûter un baiser plus par envie que par pulsion. Profitant d'être détachée, elle se penchait davantage vers lui, désireuse de prolonger ce baiser alors que l'une de ses mains se glissait sur son avant-bras comme pour le retenir à elle. Leurs lèvres finalement se quittaient, silencieuse elle demeurait, le laissant glisser quelques mots qui la faisaient encore plus sourire si cela était possible. Un second baiser suivi d'une affirmation express pour tenter de la convaincre alors qu'elle fermait un instant les yeux pour profiter un moment de ses baisers contre sa peau déjà réactive et frissonnante à ces derniers. « Tu n'as nullement besoin de me convaincre. Je pensais que tu l'aurais deviné. » Formule qu'elle lui empruntait avec cette malice qu'on lui connait mais qui cachait combien il pouvait faire d'elle ce qu'il voulait. Ce soir, demain, dans plusieurs semaines, ça n'avait pas d'importance. Elle lui accordait assez de confiance pour ça, d'autant plus depuis ce soir.

La Jane qu'elle était autrefois en aurait très certainement profité pour le faire taire dès maintenant, lui déboutonner à peine sa chemise, dégrafer assez de pantalon et s'envoyer en l'air dans la voiture. Mais ce soir, et ce même avec du champagne dictant plus ou moins ses gestes, elle n'avait envie de ça. Elle avait besoin de plus, elle ressentait cette envie de partager un moment intime avec lui bien plus qu'une simple partie de jambes en l'air. On disait souvent faire l'amour. C'était ce qu'elle voulait, sans en être forcément amoureuse pour autant. Elle cherchait cette tendresse qu'elle n'avait pas demandé jusque-là dans leur relation et elle ne se gênait pas pour le faire savoir plus ou moins subtilement en abaissant la tête pour le faire arrêter et mieux attraper ses lèvres dans un tendre baiser. Cherchant un instant dans son sac, elle lui donnait la carte magnétique du parking sous-terrain de l'immeuble. « Je te laisse garer ton petit bijou correctement et je t'attend là-haut. Je laisse la porte ouverte. » Non, il n'avait pas le choix parce qu'elle quittait déjà le véhicule pour rentrer dans l'immeuble. Comme promis, elle lui laissait la porte ouverte, coinçant cette dernière avec le balai du gardien de l'immeuble qui devait dormir depuis belle lurette. Grimpant les étages - avec l'aide de l'ascenseur, fallait pas déconner non plus - elle rentrait dans l'appartement, ne fermant pas à clé derrière elle et ne perdant pas de temps pour aller à la salle de bain. Non, elle n'allait pas se remaquiller. Au contraire. Armée d'un coton et de démaquillant, elle retirait tout ses artifices. Maquillage, talons, bijoux, coiffure et quand elle entendait la porte se claquer, signe qu'Aaron était entré, elle quittait la salle de bain. Appuyée contre l'encadrement de la porte, elle croisait son regard dans le couloir, un sourire presque timide étirait ses lèvres. « Je pourrais pas être plus naturelle que ça. J'espère que ça te convient. » Au photographe qui l'avait demandé le plus naturellement possible. A l'homme pour qui elle voulait être à nue, dans tous les sens du terme.
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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Dim 30 Avr - 0:44

“Tu n’as nullement besoin de me convaincre. Je pensais que tu l’aurais deviné.” Touché. Un sourire se dessine sur ses lèvres, tandis qu’il accuse non sans réjouissance les sentiments, quels qu’ils soient, affectueux d’Adélaïde à son égard. L’heure n’est pas au questionnement sur la nature de ces sentiments, plutôt à leur exaltation, à leur célébration. Bien sûr qu’il apprécie cette fille, et plus encore. Aucune autre, ces derniers temps, et depuis de nombreux mois, ne lui a fait ressentir tant d’émotions. Pourtant, d’autres femmes ont goûté à ses élans passionnés. Mais Adélaïde n’est plus seulement une fille attirante et désirable, elle est devenue bien plus que cela, et ce presque malgré lui. Focalisé en grande partie sur sa fille et sur ses activités professionnelles, qui l’ont d’ailleurs aidé à tirer un trait sur Shaé, Aaron n’avait certainement pas pour volonté de retrouver une femme avec qui envisager davantage que quelques heures de bon temps. Pourtant quand il est avec la jeune Sullivan, il se surprend bel et bien à vouloir plus que ça. De là à en tirer des conclusions hâtives… “Je te laisse garer ton petit bijou correctement et je t’attend là-haut. Je laisse la porte ouverte.” Il saisit fermement la carte qu’elle vient de lui donner, preuve de la concrétisation de leur nuit ensemble. Tout du moins, cela ne fait plus l’ombre d’un doute dans la tête du trentenaire, car il ne montera pas chez elle pour en repartir une heure plus tard. “Très bien. A tout de suite.” Il murmure, la laissant ensuite s’échapper de l’habitacle afin de se ruer vers le hall de l’immeuble. Puis il pénètre bientôt dans le parking, à la recherche d’une place assez grande et suffisamment bien placée pour son imposant véhicule.

Il éteint le moteur, extirpe la clé de son foyer.

Tu finiras par l’oublier… disaient-ils.

La mère de son enfant. Enfant sur laquelle il la voit encore, et chaque jour un peu plus. Mais que peut-on, contre les règles de la nature ?

Un néon défectueux clignotant attire son regard. Il inspire.

Jamais il n’oubliera Shaé. Ce soir encore, quand il rétrécit la distance, étage après étage, qui le sépare d’Adélaïde, Aaron pense à son ex-compagne. Sans regret. Aucun. Sans le moindre sentiment négatif. Une montée d’adrénaline le paralyse alors, l’espace d’un bref instant, quand il réalise que ce lot de sensations lui est complètement inédit.

La porte d'ascenseur coulisse et face à lui, un nouveau champ des possibles.

Le galeriste effectue ce geste routinier qui consiste à déboutonner le haut de sa chemise afin d’être un peu plus à son aise. Il se dirige sans aucun mal vers la porte d’entrée de l’appartement, ouverte comme promis, et la referme derrière lui une fois entré à l’intérieur. Adélaïde se tient non loin de lui, le regard scintillant et plongé dans le sien comme si quelque chose de grand était en train de se jouer. C’est peut-être un peu vrai. “Je pourrais pas être plus naturelle que ça. J’espère que ça te convient.” Immobile, ses iris concentrés sur elle, il la contemple et se remémore le passé. D’aussi loin qu’il se souvienne, les artifices ont toujours été présents. Même à New York, sous ces draps qu’ils partageaient, ils étaient là.

Quelque soit la raison qui a poussé Adélaïde à se montrer ainsi, Aaron la chérit et l’apprécie à sa juste valeur. Mais très vite, et non sans la dévorer du regard, il se dit qu’avec ou sans artifice, de jour ou de nuit, elle sera toujours aussi belle à ses yeux. Le maquillage, les bijoux, tout cela est obsolète, finalement, et rien n’altérera cette attirance qu’il éprouve. “Tu espères ?” Répète-t-il doucement, quelque peu amusé par les craintes de la jolie blonde. Comment une fille aussi belle qu’elle, même sans le moindre artifice, peut-elle redouter le regard d’un homme sur elle ? Car c’est bel et bien une réserve manifeste qu’il lit en elle, lorsqu’il se décide enfin à se rapprocher d’Adélaïde. Elle est définitivement loin, la fille qu’il a rencontrée dans l’avion. Loin, et presque étrangère à cette timidité aussi flagrante qu’étonnante. Une qui l’ensorcèle, cette fois encore un peu plus, et qui le saisit de tout son être. C’est en faisant abstraction totale de son environnement, chose rare, qu’il s’avance et porte désormais toute son attention sur elle. Tandis qu’il se plante face à un mètre d’elle, mains dans ses poches, une lueur de séduction vient éclairer le bleu transperçant de ses yeux. “Si ça peut te rassurer, je ne suis toujours pas tenté par un verre.” Se plaît-il à rajouter, pour lui assurer que son envie d’elle toujours présente et plus vive encore, même. La carte de l’humour marche toujours chez Adélaïde, telle qu’il la connaît, et c’est bien pour ça qu’il l’a utilisée dans un moment aussi sensible que celui-ci.

Résistant à son désir de l’embrasser et par pure ruse, il va caler son dos contre le mur en face d’elle, dans le couloir, et la fixe ensuite longuement du regard. La tension est à son comble, et il ne fait rien pour l’atténuer, bien au contraire. “Et si tu me montrais ton espace à toi, dans cet appartement ?” Subtilement, quand ses yeux, eux, n’expriment rien d’autre que l’envie.

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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Lun 1 Mai - 17:10

Only a gallery opening ?! #AdélaronFace au miroir, elle dessinait des ronds sur sa peau.

Douce caresse du coton qui éliminait chaque trace de maquillage.
Dangereux désir de lui montrer son vrai visage.
Qu'attend-t-elle de cette nuit?
Qu'attend-t-elle de lui?

Le rouge à lèvre carmine laissait une trace sur sa joue. Ardent souvenir d'un homme dont le pouce avait été trop pressant. Le mascara s'allégeait de son poids, dégringolant au coin de ses yeux et les entourant comme un panda. Douloureuse bribe d'une nuit où une femme trop pressée lui avait arraché quelques larmes à demi-teinte, entre la douleur et le plaisir inavoué.  Le fond de teint trouvait refuge dans le coton, dernier rempart autrefois souillé pour de multiples raisons.

Et plus rien.
Plus rien d'autre qu'elle-même.
Jeune femme fragile, fissurée.
Il pourrait la casser.

Plus de maquillage, plus de bijoux, plus de coiffure sophistiquée. Elle avait tout retiré. Que restait-il à voir? Ses blessures, ses faiblesses, ses peines. Ses joies, ses envies, son sourire. Il dessinait naturellement les contours de ses lippes, chassait de toutes ses forces les appréhensions qui auraient pu investir son palpitant. Pourtant, il n'en était rien. De son cœur, elle n'en retenait que cette petite adrénaline, révélatrice probablement mais dont elle ne voyait pas immédiatement le sens. Elle ne se cachait plus, elle s'y refusait. Physiquement, sentimentalement, peu importe. Le plus ardent de ses désirs était sûrement d'être différente. Différente d'autrefois, à l'opposé de ce qu'elle était à New York.

Bête sauvage incontrôlable.
Chaton apprivoisé, abandonné.

Le contraste était flagrant quand ses iris croisaient ceux du trentenaire. Chemise déboutonnée, regard pétillant. Quant était-il de lui? Ça serait mentir que de prétendre qu'elle lisait en lui comme dans un livre ouvert. Elle était loin d'être capable de le faire. En revanche, quelques signaux ne manquaient pas. Le regard qu'il portait sur elle n'avait rien à voir avec ceux de New York. Elle se souvenait, parfaitement. L'empressement. Les baisers avides. Les mains baladeuses. Le coït final. Ils s'étaient contentés de ça et c'était très bien à ce moment-là.

Ce soir, c'était différent. Elle n'avait plus d'artifices. Il n'avait plus les mêmes gestes. Ils se regardaient, se dévoraient du regard mais aucun d'eux ne semblait pressé de céder à la tentation. La complaisance se faisait dans l'attente, dans cette pression palpable mais ô combien agréable. Le creux de ses reins se réchauffait doucement, son corps appelait au contact quand, extérieurement, on constatait qu'il ne faisait que lui arracher un sourire. Un chaleureux et véritable sourire.

Oui, elle espérait. Elle espérait parce que même si son désir n'était pas de lui rappeler, elle avait fréquenté bien des hommes avant lui pour comprendre leur façon de penser. Combien de fois avait-elle entendu que leur désir se portait vers les filles naturelles quand en réalité, il se portait surtout vers des femmes maquillées dites naturellement maquillées sans être des pots de peinture? Elle ne les comptait plus. Le fonctionnement des hommes, elle l'avait intégré, celui d'Aaron avec. Maladroitement, oui, elle espérait. Que sa peau nue le contente. Que ses yeux non soulignés le séduisent. Que ses jambes non élancées par ses talons soient toujours désirables. L'espoir. N'est-ce pas ça qui nous retient à la vie?

Espoir chuchoté.
Espoir alimenté.

De gêne son regard fuyait. Aaron en faisait tout autant. Il creusait un espace qu'il avait réduit au néant quelques instants plus tôt. Elle le savait parce qu'il l'avait déjà fait à plusieurs reprises. Il se jouait d'elle. Gentiment. Instinctivement. Se chercher. Se rapprocher. S'éloigner. Leur soirée avait été ainsi rythmée, pourquoi cela changerait-il? Elle ne disait rien. Elle souriait. Ça voulait tout dire, n'est-ce pas? Ce sourire dont les sens sont nombreux. Amusée. Séduisante. Sur le point de craquer. Sur le point de céder.

Sans un mot, elle se décollait de l'encadrement de la porte. Un regard par dessus son épaule l'assurait qu'il suivait le pas bien qu'elle n'en doutait pas. La main sur la poignée, elle appuyait et lui ouvrait la porte, pénétrant la première dans sa chambre qui était encore un bureau il y a quelques mois de ça. Plutôt neutre et épuré, ses goûts finalement simples ressortaient. Seuls quelques uns de ses dessins et cours avaient leur place sur son bureau et quelques habits sur un fauteuil crapaud attendaient sagement d'être portés le lendemain.

L'environnement avait-il une quelconque importance de toute façon quand son regard s'était finalement tourné vers le plus important? De distance entre eux, il n'y avait plus. De doute non plus. Ses fins doigts s'étaient portés à sa chemise dont les premiers boutons étaient défaits. On s'attendait sans mal à ce qu'elle retire les autres avec son habituel empressement. D'autres hommes étaient passés avant lui depuis sa sortie de l'hôpital mais aucun ne lui avait fait cet effet-là. Le déshabiller n'était qu'un bonus, un somptueux bonus à ce tendre baiser qu'elle lui donnait alors que ses mains filaient autour de son visage. Désireuse de prolonger, de ne pas le lâcher. Elle se collait à lui, persuadée qu'il pouvait sentir son cœur tambourinant contre son torse. Tant pis.

Regarde-moi.
Saisis-moi.
Aime-moi.

Quand ses lèvres quittaient les siennes à regret, l'étirement de ses lippes en un sourire contre celles d'Aaron laissaient comprendre combien toute cette douceur qu'elle avait fuit jusque-là lui plaisait. Assez pour lui laisser tous les droits. La désirer. La faire succomber. L’ensorceler. Passant ses cheveux d'un seul côté et alors qu'elle se tournait dos à lui, il pouvait bien faire ce qu'il voulait d'elle quand une seule demande s'exprimait.

« Déshabilles-moi. »
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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Sam 27 Mai - 9:49


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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Sam 27 Mai - 15:03

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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Sam 10 Juin - 18:18


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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Lun 17 Juil - 18:12

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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Dim 23 Juil - 17:54


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