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 Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL

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Sujet: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Mer 7 Sep - 21:41

Only a gallery opening ?! #AdélaronSes doigts glissaient contre la coupe de champagne qui passait non loin d'elle, sur l'un des plateaux que le personnel portait. Aaron avait fait les choses en grand et ça n'étonnait pas vraiment Adélaïde. L'homme n'avait jamais eu de peine ou de remord à montrer qu'il avait de l'argent et ce n'était pas ce soir qui ferait exception. La totalité des lumières étaient allumées, la devanture de la galerie changeait même lentement de couleur au fil des minutes. Le champagne et les petits fours à volonté rendaient l'exposition d'autant plus attirante. De son côté, la jeune femme se contentait du liquide citrine claire qui ravivait et ravisait ses papilles à chaque gorgée. Elle ne pouvait pas nier qu'elle faisait partie elle-même d'un monde de la haute société et elle pouvait garantir et mettre sa main à couper que ce champagne était de bonne qualité. Autant que la photo devant laquelle elle trônait. Dans sa robe indigo, parfaite pour la mi-septembre où le soleil californien dégageait encore des températures élevées et où les nuits n'étaient pas encore froides, Adélaïde observait chaque détail que le cliché en noir et blanc lui offrait. Elle trouvait quelque chose d'étrangement attirant dans le regard de ce lion, presque fascinant. Il forçait le respect tout en lui inspirant une certaine paix. La photo était simple, sans fioriture. Aaron avait peut-être travaillé les ombres, les contrastes, elle en avait aucune idée parce qu'elle ne s'y connaissait pas vraiment mais elle trouvait l'ensemble terriblement beau et naturel.

Passant quelques minutes devant le cliché, son esprit lui rappelait qu'elle n'aurait pas dû être là. Cette robe qu'elle avait enfilé pour la soirée, cette coupe de champagne qu'elle buvait, cette photographie qu'elle avait envie d'acheter. Ça n'aurait pas dû être ça sa soirée et pourtant elle n'avait pas résisté. Comme beaucoup d'événements à Los Angeles, c'est le bouche-à-oreilles - et l'annonce sur le site d'Aaron - qui l'avait attiré jusqu'ici, au milieu de la haute société à laquelle elle s'était discrètement mêlée. Ils ne s'étaient pas revus depuis la dernière fois où elle lui avait promis un photoshoot naturel contre son aide pour sa prof de dessin. Un long coup de téléphone avait tout coupé et elle avait fini par s'en aller, pressée par l'heure et ses cours. Depuis c'était le silence radio, du moins jusqu'à ce qu'elle sente une présence près d'elle d'une personne dont elle ne doutait pas de l'identité. Un sourire en coin étirait maladroitement ses lèvres un cours instant avant qu'elle ne brise ce doux silence.  « Je dois te suspecter d'avoir été très loin avec ma prof de dessin pour qu'elle me recommande ta soirée et qu'elle me mette enfin des notes relatives à mon travail ou pas? » Prof de dessin qui, rappelons-le, n'était autre que la quadragénaire qu'elle avait insulté dans leur avion pour New York. Entrer dans ses bonnes grâces dès la rentrée, Aaron était forcément passé par là, non? « Elle a eu raison en tout cas. C'est une soirée très réussie. »
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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Jeu 8 Sep - 16:27


Chaque détail a été pensé. Chaque millimètre a été étudié, compté. En d’autres mots, rien n’a été laissé au hasard pour éviter le moindre imprévu. Tous ceux qui le connaissent savent, que cela ne serait pas digne du maître des lieux de s’en référer au hasard. Lui préfère que tout soit toujours calculé, maîtrisé, calculé avant même que les premiers invités n’arrivent. Et en parlant d’invités, ils sont plus d’une centaine à avoir été conviés à cette soirée spéciale. Une qui marque la consécration de l’un de ses plus grands rêves et le début d’une nouvelle aventure, riche en découvertes mais aussi en rencontres. Tout ce qui fait briller les iris déjà pétillants d’Aaron, passant d’une figure à une autre pour ne laisser personne sur le banc. Avec une générosité et un intérêt infatigables en cette soirée d’inauguration, il adresse quelques mots à chaque personne venue s’intéresser de près ou même de loin au travail des artistes ayant accepté de s’exposer pour l’ouverture de sa galerie. Ils sont au nombre de quatre et répondent également présents, ce soir, pour leur plus grande fierté. Si la photographie est ce soir à l’honneur, pour une raison fortement symbolique, Aaron n’a pas omis de rappeler durant son discours de lancement qu’elle ne sera pas la seule à être exposée mais que toute forme d’art serait tour à tour mise à l’honneur. Des mots qui n’ont pas manqué d’être applaudis par l’assemblée des convives présente, quel que soit leur degré d’intimité avec l’art.

Après avoir discuté de longues minutes avec un adjoint au maire de Los Angeles, Aaron remarque cette silhouette à quelques mètres de lui et sur laquelle il met aussitôt un prénom. Parce qu’il serait incapable d’oublier cette chevelure aux reflets dorés ou encore cette façon de se tenir, aussi insubordonnée qu’elle. Parce que, finalement, sa venue ici ne l’étonne pas tant que ça, même après ces quelques mois de silence entre eux. Délaissant un moment sa conquête des personnalités politiques des lieux, Aaron décide de se rapprocher à pas de loup d’Adélaïde... jusqu’au moment où elle devine sa présence. Sacré flair. Aussi sacré que l’est sa première remarque. Un sourire étire le coin des lèvres du photographe mais il garde le silence pour la laisser imaginer ce qu’elle souhaite imaginer. Ou ce qu’elle ne peut pas s’empêcher de penser, plutôt. Finalement, les éloges de la jeune femme ne passent pas dans l’oreille d’un sourd. “Tu vois, tout ce qu’elle dit n’est pas forcément faux.” Remarque-t-il, sur un ton malicieux. “C’est donc grâce à elle que tu es ici ? Il faudra que j’aille la remercier pour la bonne pub qu’elle me fait… Intéresser la fille Sullivan, c’est pas rien.” Et son plus large sourire, à cet instant, suffit à montrer combien il est fier de la retrouver enfin, surtout pour cet événement précis. Posant son regard sur la photographie qui leur fait face, une qu’il a pris lors de son dernier voyage en Afrique, il en profite pour marquer un temps de silence. Les invités déambulent autour d’eux, tous attirés par des clichés exposés ici et là. Le lion, néanmoins,  ne semble porter son regard fier que sur Aaron et Adélaïde…  “En tout cas, je suis touché de te voir ici.” S’il doit faire preuve d’un tant soit peu de sincérité au milieu de toutes ces boutades, alors ces mots sont ceux qui lui viennent le plus spontanément.

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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Ven 9 Sep - 14:53

Only a gallery opening ?! #AdélaronHaussant un peu les épaules, Adélaïde affichait un sourire amusé au coin des lèvres. « Je dois lui accorder au moins ça, c'est vrai. » Que sa professeur de dessin ne disait pas toujours des choses fausses - heureusement d'ailleurs pour une prof - et notamment que l'inauguration de la galerie d'Aaron serait une soirée aussi bonne qu'intéressante. « C'est en partie grâce à elle, oui. » Mais pas que, et ça il devait bien s'en douter sans qu'elle n'ait le besoin de l'exprimer pleinement. Si la jeune femme était là, comme certains de ses camarades qu'elle avait aperçu, c'était bien parce que leur professeur y voyait une bonne occasion d'approfondir leurs connaissances en termes d'art, d'artiste parce qu'elle voyait un lien tout relatif entre le dessin et la photographie, encore plus quand l'un fige le réel et quand l'autre cherche à le reproduire ou l’interpréter. Quoi qu'il en soit, et même si elle ne le disait pas, avec ou sans les recommandations d'un professeur, la blonde se serait très certainement retrouvée ici, trop tentée de venir, autant pour assister à l'ouverture d'un nouveau chapitre pour Aaron et que pour voir l'homme en lui-même. Des deux, elle n'était pas déçue. L'inauguration était pour sûr réussie et elle se plaisait à se trouver aux côtés du brun pour ce moment marquant, bien qu'entourés d'une centaine d'autres personnes. « Ça me fait plaisir d'y être. »

Se déplaçant quelque peu, de deux pas lents en vérité, elle se positionnait face à une autre photographie qui lui faisait perdre son sourire au profit d'un sérieux perturbant, d'un intéressement certain pour celle-ci. Quelques instants d'observation et elle alignait quelques mots discrets, presque inaudibles hormis pour l'interrogé évidemment. « Il y a un intéressé sur celle-ci? » Un renseignement simple, une demande qui laissait savoir combien celle-ci lui plaisait et qu'elle était susceptible de sortir le chéquier. Une danseuse aux ailes déployées... si Aaron l'ignorait, cette photographie faisait un véritable écho chez Adélaïde. Elle s'identifiait terriblement à cette femme depuis quelques mois. Libérée, passionnée, dans la lumière. « Je vois déjà sa place dans ma salle d'entraînement. » Parce qu'elle avait beau ne plus habiter chez son père, elle s'y rendait régulièrement pour s'entraîner, pour se couper du monde, pour s'adonner à cette passion épuisante mais terriblement satisfaisante et indispensable à son bien-être. Sans vraiment le réaliser - ou en tout cas en y prêtant moins d'attention qu'avant - elle venait de livrer au nouveau galeriste un pan de sa vie important. Non seulement parce qu'il s'agissait de sa principale passion mais que tout un monde s'y cachait. Adélaïde s'exprimait par la danse quand Jane avait le contrôle. C'était le seul lien qu'elle avait avec sa mère. C'était ce qui l'avait rapproché de sa grand-mère paternelle. Cette photographie c'était son passé, son présent et son futur.
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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Ven 9 Sep - 18:14


En partie grâce au professeur de dessin. Oui, c’est ce qu’Aaron aime penser, lui aussi. Que cette quarantenaire aigrie n’est qu’une petite partie de la motivation d’Adélaïde et que la plus grande, quant à elle, réside dans le fait qu’elle avait envie de le voir. Lui, et lui seul. Avec, ou sans l’art qui les entoure. Cette éventualité, il la touche du bout des doigts et elle n’a comme effet que celui de le ravir. D’ailleurs, avec ce sourire sur le coin des lèvres, Aaron ne manifeste qu’une seule chose : qu’il voit où elle veut en venir, même si elle ne le dit pas clairement.

Quelques secondes s’écoulent. Durée qu’utilise la jeune femme pour se déplacer de plusieurs mètres, suivi de près par l’hôte de cette soirée. Ils font bientôt face à une nouvelle photographie, si grande de par sa taille que l’on pourrait très justement se demander si ce n’est pas grandeur nature. Quoi qu’il en soit, elle attire l’oeil de l’étudiante et ça, Aaron s’en aperçoit très vite. L’intérêt qui émane d’elle semble avoir une profondeur singulière et mystérieuse, dont elle seule doit avoir le secret. Quelques mots, prononcés sur le ton d’un murmure, viennent rapidement ponctuer son accroche. Et à l’évidence, ils surprennent le propriétaire des lieux ; il ne s’attendait certainement pas à ce qu’une jeune étudiante lui pose cette question… Mais après tout, il s’agit d’Adélaïde. Elle n’est pas n’importe quelle étudiante, venant de n’importe quel milieu. Son père est un riche homme de Los Angeles, visiblement bien peu gêné à l’idée de laisser sa fille dépenser son argent… Et puis, le trentenaire n’est pas sans se rappeler de la fameuse soirée de leurs retrouvailles, durant laquelle mademoiselle s’est fait plaisir en “achetant” une rouquine un peu paumée qui s’était trimballée sur le podium. Entre cette dernière et le cliché pendu face à eux, Aaron voit un large fossé, certes, mais il s’agit bien de cette même folie de la part d’Adélaïde. “Il me semble que cette femme, là-bas, est aussi intéressée. Ancienne danseuse étoile au passé assez glorieux… mais dont les rêves se sont envolés avec l’âge.” Répondit-il, lui aussi tout bas. D’un mouvement de visage, il indique discrètement la position de ladite dame, avoisinant probablement la soixantaine.

Puis il repose son regard sur la plus jeune, tout près de lui, lorsqu’elle mentionne une salle d’entraînement. Le sérieux sur son visage devient soudainement l’unique préoccupation d’Aaron ; sans doute car il sent qu’une nouvelle facette de la jeune Sullivan se dévoile. A l’évidence, cela le rend un brin curieux. “Dois-je comprendre que le dessin n’est pas ton unique passion ?” Pour un homme qui aime plus que tout les élans passionnés chez les individus qu’il côtoie, il semble flagrant que cet aspect-là d’Adélaïde lui procure de l’engouement. A ses yeux, c’est encore un peu plus d’estime que gagne l’héritière, mais ce n’est pas sans lui rappeler le jour où il a rencontré la mère de sa fille, ce jour-même où elle lui a montré ce qu’était un entrechat. Aaron serait-il destiné à accepter la danse comme partie intégrante de sa vie ? Chassant l’image de l’Italienne de son esprit, il garde ses prunelles ancrées à celles de son… amie. “Vous êtes décidément pleine de surprise, Adélaïde Sullivan.”


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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Ven 9 Sep - 21:23

Only a gallery opening ?! #AdélaronAutomatiquement, bien que discrètement, le regard de la blonde suivait le mouvement de tête d'Aaron, ses yeux se posant sur la femme possiblement intéressée par le cliché. Bien qu'elle avait les cheveux grisonnants, on ne pouvait pas dire que cette femme n'avait pas de prestance certaine et elle était visiblement toujours en forme. Evidemment, comparé à ses plus jeunes années, elle avait sûrement perdu de sa superbe, comme tout le monde avec l'âge finalement et peut-être même plus pour les sportifs de haut niveau - parce que la danse, encore plus classique, en était un - mais elle avait cette façon particulière de se tenir, cet aura de respect qui l'entourait. Adélaïde ne pouvait s'empêcher de mettre une espèce d'admiration dans son regard, malgré tout. Pourtant, ce n'était pas un défi qui effrayait la plus jeune des deux. Qu'est-ce qui effrayait vraiment Sullivan hormis ses propres démons de toute façon? Pas grand chose et c'est sûrement ce qui faisait toute sa personnalité d'ailleurs. « Il faut faire quoi pour être sûre de l'avoir? » Parce qu'elle était déterminée, comme toujours et qu'elle la voulait cette danseuse aux ailes déployées et particulièrement belles. Elle ne voyait sa place que dans sa salle de danse, là où la photographie serait probablement la mieux mise en valeur selon la jeune femme.

Rencontrant finalement le regard de son ami, un sourire malicieux se glissait sur son visage tandis qu'elle levait une seule épaule dans un mouvement soit-disant mystérieux, comme si elle ne savait pas de quoi il parlait, alors que c'était évident, que ce mouvement n'était que révélateur. Evidemment que le dessin n'était pas sa seule passion mais ça, elle n'avait pas non plus besoin de le préciser davantage pour qu'il le comprenne. « Ça m'arrive parfois d'être surprenante. » Finissant sa coupe de champagne, elle la glissait sur un plateau de verres vides tandis que ses prunelles balayaient un instant la salle. Voyant que personne ne semblait avoir besoin de l'aide du patron des lieux pour quoi que ce soit, elle glissait sa main dans la sienne. « Suis-moi. »

Fendant la foule en compagnie d'Aaron, elle se rendait vers l'extérieur de la galerie, là où des chemins de petits cailloux et des carrés d'herbe fraîchement coupée se trouvaient. Si quelqu'un avait besoin de lui, la personne pourrait facilement le voir des baies vitrées du bâtiment. De là où ils étaient, elle pouvait entendre le fond musical grâce aux portes de la galerie laissées ouvertes pour la libre circulation. « T'as bien dit que toute forme d'art serait exposée ici, pas vrai? » Donnant son sac à main à Aaron, elle retirait son collier imposant pour le glisser dans le sac et ne tardait pas à retirer ses talons alors que tout son corps, tout son être s’imprégnait de la musique. « J'ai eu mes premiers cours à six ans, j'ai jamais arrêté depuis. » Six ans, l'âge où elle est arrivée avec son père, l'âge où un adulte pouvait lui payer des cours digne de ce nom. « Mais d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé. » Elle se souvenait de sa mère qui se complaisait même à dire qu'elle dansait avant de savoir marcher. Son regard se perdait alors sur ses pieds qui frôlaient les brins d'herbe. Un instant de concentration, un instant pour imposer le rythme de la musique à son corps et les premiers pas s'enchaînaient avec un naturel déconcertant.
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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Sam 10 Sep - 0:44


Quand Adélaïde veut quelque chose, elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour l’obtenir, n’est-ce pas ? Ce n’est pas comme si Aaron l’ignorait... A vrai dire, il a découvert ce trait de sa personnalité dès les premières heures suivant leur rencontre. Une rencontre qu’il n’oubliera d’ailleurs pas de sitôt, tant elle a été forte en émotions. Ce soir, en tout cas pour l’instant, c’est un feeling plutôt sérieux qui les anime, et ce n’est pas pour déplaire au photographe, bien heureux de découvrir la jeune fille sous cet aspect-là. A sa question au sujet du cliché grandeur nature, il hausse les sourcils, perspicace. “L'idée, c'est de mettre le prix. Le photographe choisira aux chiffres.” Il se penche ensuite vers elle, doucement, pour lui murmurer ces quelques mots : “Ne t’avise pas d’essayer de le séduire pour le convaincre. Il ne jure que par les hommes, à ce que j’ai entendu.” Peut-être qu’il y a une autre raison qui se cache derrière ce conseil mais celle-ci, il se gardera bien de la lui dire pour le moment ; il n'est pas fou.

C’est le bel art qu’est la danse, qui devient vite à l’honneur. Dans les minutes qui suivent, la jeune femme réussit à entraîner Aaron vers l’extérieur et si quelques regards se tournent vers ce couple fraichement formé, le principal concerné semble quant à lui bien peu soucieux de ce qu’ils peuvent penser. Il la suit, docile, sa main dans la sienne et ses yeux pétillants de curiosité envers ce qu’elle lui réserve. Voilà qui est préoccupant, la façon dont cette fille accapare son esprit avec si peu, et tant à la fois. N’importe quel individu dont le regard se poserait sur le trentenaire comprendrait qu’il se trame quelque chose et pourtant, Aaron est bien loin de se soucier du mystérieux pourquoi du comment. Il vit l’instant sans réfléchir, sans se poser la moindre question, sans s’interroger sur ce qu’il ressent vraiment pour elle. Elle qui a la jeunesse, la fougue et la beauté qui le rendent chaque fois plus fan, bien malgré lui. “Toute forme d’art, oui… Je ne devrais pas avoir à le regretter, normalement.” Lui dont l’art avec un grand A est la plus grande passion. Il attrape le sac de la jeune fille (non pas qu’il en ait le choix) et l’observe se mettre en bonne condition pour, à ce qu’il devine, effectuer quelques pas de danse. Comblé par cette attention mais aussi amusé par la façon de faire peu orthodoxe, Aaron laisse ses yeux gourmands s’aventurer sur la silhouette si parfaite, d’une Adélaïde enfin désireuse de se dévoiler.

Avant même qu’elle ne s’élance, il la soupçonne d’être douée. D'abord d'humeur légère, le grand brun retrouve un tant soit peu son sérieux quand elle lui donne les quelques explications nécessaires à sa compréhension. Sur l’herbe fraiche, coupée le matin même, la voici qui s’imprègne de la musique, laissant son corps communier gracieusement avec chaque note, chaque élément rythmique. Cela dure des secondes, peut-être des minutes, qui sait ? Un laps de temps qu’Aaron ne voit pas passer, bien trop captivé par le spectacle qui s’offre à lui. Et quand elle s’arrête, le cœur battant, ses yeux rivés sur lui, il en perd un peu de son vocabulaire. “Eh bien, c’est …” Beau, vraiment. “C’était mignon.” La malice s’immisce dans son regard, piquante à souhait. D’ailleurs, il rend son regard encore plus insistant sur elle, comme si c’était possible… Et il rit doucement, un peu bourru. “... Je ne sais pas danser, moi. Je risquerais de te décevoir.” Avoue-t-il, à la fois désinvolte et capitulard. Pour sûr, la danse n’est pas sa tasse de thé et il ne s’imagine pas prendre un quelconque plaisir dans l’apprentissage de cette discipline. Néanmoins… regarder une jolie fille danser, cela rentre davantage dans les critères de ses distractions. Finalement et non sans s'être fait désirer, il fait un pas vers elle, aussi bien physiquement que littéralement. “Je ne suis pas sûr que la danse ait vraiment sa place ici. Tout ce qui est exposé est destiné à être vendu, dans l’idéal. Et crois-moi, je ne laisserai personne t’acheter toi ou ton talent.” Son visage penché vers le sien, il esquisse un sourire en coin, tandis que sa main lui tend son sac en vue de lui rendre. “T’es un peu hors contrat, toi, n’est-ce pas ?”


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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Sam 10 Sep - 2:05

Only a gallery opening ?! #AdélaronL'idée qu'il emettait qu'elle puisse tenter de séduire l'artiste pour avoir ce qu'elle voulait la faisait rire mais elle n'ajoutait rien à tout cela. Il savait qu'elle avait changé - même si un petit jeu de séduction n'était pas grand chose finalement, c'est ce que les médias faisaient tous les jours en baratinant les gens pour les manipuler - et autant lui qu'elle savait qu'elle ne le ferait pas. Elle n'avait pas besoin de ça pour avoir ce qu'elle voulait et comme Aaron l'avait dit, l'argent suffirait pour faire flancher l'artiste et c'est justement ce qu'elle avait de mieux à lui offrir. Ses désirs les plus profonds ne lui avaient même pas insufflé l'idée de jouer de ses charmes. Pas avec l'artiste dont elle convoitait le cliché en tout cas. Un cliché qu'elle oubliait l'espace d'un instant, entraînant le séduisant trentenaire à sa suite. La petite brise qui avait l'habitude de se lever les soirs d'été lui faisait un bien fou. La galerie avait beau être grande, y mettre une centaine de personnes augmentait vite la température et retrouver un peu d'air frais, de quoi respirer, ça lui faisait du bien et l'encourageait dans l'idée qu'elle avait.

Elle connaissait le brun comme un appréciateur des belles choses. Les photographies, les dessins, les sculptures sûrement - le sexe aussi probablement qui avait un certain côté artistique, elle le savait pour l'avoir de nombreuses fois dessiné - alors elle s'était dit pourquoi pas la danse, pourquoi pas lui montrer une autre facette d'elle-même. Un corps qui se tord, qui se consume dans sa propre énergie, dans son propre élancement. Adélaïde trouvait ça magnifique, assez pour le pratiquer depuis des années, quasiment tous les jours. Quelques secondes de silence et ses muscles se tendaient, se détendaient. Ses bras épousaient tantôt son propre corps tantôt l'air qu'elle semblait parfois saisir entre ses doigts délicats. Elle ne souriait pas, ses yeux étaient parfois clos. Elle ressentait la musique, elle la vivait quelques minutes, quelques instants, précieux à son corps, précieux à son cœur pour tout ce que la danse représentait pour elle.

L'épuisement au bout du chemin, ce cœur qui tanguait, sa respiration qui haletait. Tout était là pour la satisfaire et la rendre fière de sa prestation, levant péniblement ses yeux vers les bleutés qui ne l'avaient pas quitté une seconde du regard. Péniblement parce que son corps se reposait enfin après l'effort, péniblement parce que ses pensées partaient toujours très loin chaque fois qu'elle dansait. Elle passait les frontières, rejoignant l'Argentine, ses souvenirs, ses odeurs, sa pauvreté et sa mère. Des pensées qu'elle arrivait à faire taire rapidement la plupart du temps. Des pensées qu'Aaron chassait alors qu'elle souriait sous sa boutade. C'était mignon. Il avait vraiment osé? Elle avait envie de lui balancer un truc mais elle n'avait rien sous la main et ne tenait ni à détériorer le lieu ni à abîmer le visage de son interlocuteur. Se redressant finalement sur ses deux jambes, elle lui faisait face, replaçant correctement sa robe alors qu'elle souriait un instant, gênée des quelques clappements de mains de certains invités qui s'étaient arrêtés pour l'observer. Probablement qu'ils n'étaient pas venu jusqu'à eux pensant sûrement qu'Adélaïde tentait de convaincre Aaron de se produire dans sa galerie.

Peu importe, ça arrangeait la jeune femme qui reportait son attention sur le brun qui la regardait avec tant d'insistance qu'elle peinait à soutenir son regard. « J'attends pas de toi que tu danses, seulement que tu apprécies ce que tu as vu. » La sincérité au bout des lèvres, elle n'attendait aucun retour de sa prestation hormis la satisfaction de son principal spectateur. Un sourire malicieux se glissait sur son visage quand lui se faisait un peu plus sérieux. « Ça va peut-être poser un souci ça par contre. » Haussant un peu les épaules, elle cassait le pseudo-suspense qu'elle venait à peine d'installer. « C'est pas que pour le plaisir que je fais des études de dessins tu sais. » Et si elle pouvait en vivre, ça serait l'idéal bien qu'elle était consciente d'avoir dérivé ses propos en les mettant sur l'art du dessin plus que sur celui de la danse ou de sa petite personne.

Attrapant son sac qu'il lui tendait, elle lançait un bref regard derrière lui pour s'assurer que les potentiels clients ne les observaient plus. Elle s'approchait alors de lui d'un seul et unique pas qui réduisait à néant le peu de distance qu'il y avait encore entre eux. S'il y avait un artiste qu'elle devait - voulait - séduire ce soir c'était bien lui et uniquement lui. Elle se foutait de la raison, elle suivait seulement ce que ses entrailles lui dictaient. « Totalement hors contrat... ou vouée qu'à un seul artiste et c'est d'une évidence telle qu'un contrat n'est pas nécessaire pour le comprendre. » Son regard se levait vers lui sur ces paroles, se mordant maladroitement la lèvre inférieure. C'était à lui qu'elle avait montré ses dessins, c'était à lui qu'elle montrait ses talents de danseuse, c'était avec elle qu'il voulait faire un shoot sans que ça ne lui rapporte rien, c'était elle qu'il avait laissé fouiner quelque peu dans ses dossiers... évidence n'est-ce pas? Un instant volé, autant que ce baiser, trop court à son goût certes mais qu'elle ne pouvait pas se permettre de prolonger, avant qu'elle ne lui glisse entre les doigts, se dirigeant de nouveau vers l'intérieur, ne lui lançant qu'un regard pétillant au dessus de son épaule.
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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Sam 10 Sep - 22:21


Si la seule chose qu’elle attend de lui après cette prestation est de lire la satisfaction dans son regard, alors elle peut être comblée, assurément. Les yeux du photographe, accrochés à elle dès le premier mouvement et même bien avant, ont trahi sans peine la fierté qui l’a traversé en la voyant danser. Sans doute en grande partie car cela lui était destiné, à lui et à lui seul malgré les regards environnants portés sur elle durant cette minute de passion décomplexée. Et si Aaron s’est montré peu convaincant au sujet de son appréciation avec sa première réponse, il compte bien la rassurer à l’aide de la seconde. “Alors sois satisfaite.” J'ai apprécié. Pour ne pas dire plus, mais cela, elle devrait le comprendre sans même qu’il n’ait à parler.

En rétrécissant la distance qui les éloigne, Aaron répond déjà à son désir primaire de l’avoir plus près de lui, grandissant seconde après seconde, minute après minute. C’est physique, chimique. Une réaction qu’il a bien du mal à contenir, mais en a-t-il seulement envie ? D’autre part, il y a cette envie subsidiaire de la séduire en lui montrant, de façon tout à fait consciente et maîtrisée, combien elle peut être précieuse à ses yeux. D’autant plus lorsqu’elle accepte de lever le voile sur sa personne, qu’il a un jour osé considérer comme légère. Uniquement légère. “Le dessin, c’est différent.” Il hausse l’épaule, quelque peu espiègle, avant de se justifier à sa façon. “Et tu sais très bien pourquoi.” Avec le dessin, que donnera-t-elle d’elle, à ses potentiels acheteurs ? Rien, si ce n’est une part d’elle sur feuille. Non pas que cela soit insignifiant aux yeux d’Aaron, mais il préférera sans doute cela à une partie de son âme, voire de son corps, en pleine exaltation. Car pour y avoir goûté, il sait ce que ça vaut.

Et en parlant de ces émotions-là, il semblerait qu’il ne soit pas le seul, à s'en souvenir. Ni le seul à les rechercher de nouveau, d’ailleurs. Débarrassé d’un sac jugé trop lourd, le voilà qui se retrouve aussitôt chargé d’un autre poids, bien moins contraignant celui-ci, et beaucoup plus agréable. Tout contre elle, ou presque, Aaron craque un sourire lorsqu’il la voit jeter un coup d’oeil derrière lui. Probablement à l’affut des mauvais curieux, la belle Sullivan ne doit pas se rendre compte que lui est à mille lieues de s’en préoccuper, bien trop distrait par ce petit feu qui est en train de s'allumer, là, plus bas, celui qu’elle seule a le don de provoquer. Il la voit rassurée et il l’écoute, toujours ce sourire pendu au coin des lèvres, quand elle lui fait part de… ses états d’âme. Délicieuse et mutine Adélaïde, dont les envies ne dupent plus personne, et certainement pas Aaron. Ce baiser volé, il le lui aurait volontiers donné, si seulement elle avait encore fait preuve d’encore un peu de patience… Mais c’est bel et bien dans cette audace qu’il la trouve la plus désirable. Et le fait de la voir s’éloigner, assurément, n’arrange rien à la turbulence de ces flammes intérieures qui brûlent déjà pour elle. Oh, ensorcelante toi.

Il laisse quelques secondes s’écouler avant de refaire apparition dans l’enceinte bondée de monde ; sans doute le temps de baisser en température et de retrouver toute la légitimité nécessaire aux yeux des personnalités présentes. Faisant l’effort professionnel de ne prêter aucune attention excessive envers Adélaïde, il se met néanmoins en quête de lui obtenir le cliché auquel elle semble tant s’être attachée. C’est dans cet optique qu’il entraîne la jeune femme auprès de l’ancienne danseuse étoile, prénommée Rose Thatcher. Une fois les présentations faites, il explique avec une sincérité sans équivoque la situation. Si la femme aux traits tirés par la vieillesse ne semble pas sourciller vis-à-vis de la concurrence, c’est pourtant avec une douceur presque déconcertante qu’elle s’adresse à l’intéressée. “Adélaïde, c’est un beau prénom, délicat et mélodieux.” Elle sourit faiblement, et dans ses expressions, l’on peut y voir aussi bien une fierté enracinée par l’âge qu’une réelle curiosité envers cette jeunesse perdue. Tour à tour, elle regarde Adélaïde, puis Aaron, et de nouveau l’étudiante. “Puis-je vous demander, mon enfant, ce que représente vraiment cette photographie pour vous ?” Et à cet instant, toute l’attention, marquée par deux regards profonds, se repose sur Adélaïde ; elle devient le centre d’intérêt. Aaron est persuadé que c'est pour la bonne cause.


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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Jeu 15 Sep - 16:27

Only a gallery opening ?! #AdélaronUn regard, un sourire. Elle se contentait de cela et pourtant elle aurait aimé l'entendre dire. Elle aurait aimé observer ses lèvres mouvoir, que ses propres tympans distinguent ses mots. Les évidents. Les précieux. Au fond, elle ne voulait pas se contenter d'un tu sais pourquoi mais elle connaissait l'homme. L'implacable. Le joueur aussi qui se ferait sûrement un plaisir de lui refuser de tels mots si elle lui demandait clairement de les prononcer de vive voix. Elle ne disait donc rien, retenant seulement ses mots, peut-être pour plus tard. A la place, elle se contentait d'approcher, étroitement, dangereusement. Aaron n'était pas sans savoir qu'il l'avait séduite - personne n'était sans le savoir de toute façon - et c'était presque trop naturellement qu'elle lui volait ce baiser, trop pressée par ses pulsions possessives qu'elle se devait de satisfaire un instant, l'espace d'une seconde. Elle était joueuse oui, mais ce soir c'était un peu différent. Si elle surveillait les regards alentour, c'est aux yeux du photographe nouvellement galeriste qu'elle se révélait vraiment. Elle n'était plus Jane, plus entièrement en tout cas. Elle était plus à même de lui montrer qui elle était, une entité entière où Adélaïde et Jane ne faisaient qu'un sans jamais se séparer, s'équilibrant parfaitement l'une et l'autre. Une part d'elle, à l'instar de Jane, cherchait le contact. L'autre part voulait ce que cachait cette envie de contact. L'une et l'autre ensemble définiraient vraiment la relation qu'ils avaient, au delà de l'amitié, ils le savaient sans pour autant y poser des mots qui ne se révélaient pas nécessaires quand les gestes parlaient pour eux.

Elle aurait voulu continuer à s'exprimer seulement par les gestes. Par la danse, par ses baisers même volés. Elle aurait voulu mais c'était sans compter sur le trentenaire qui la surprenait en l'entraînant avec lui quelques minutes après sa fuite rejoindre cette concurrente directe pour le cliché qu'elle convoitait tant. Elle était prête à y mettre le prix, c'est ce qu'elle aurait fait et si elle perdait face à cette femme, elle aurait considérée que ça faisait partie du jeu, même si la déception ça serait certainement lu avec aisance dans ses traits. Ça aurait dû être seulement ça et c'est Aaron qui en décidait autrement. Les présentations rapides faites, Adélaïde décrochait un sourire à la femme qui se montrait plus avenante qu'elle ne l'aurait pensé, la remerciant de son compliment à demi-mot. Comme quoi, il ne fallait pas forcément se fier aux apparences, n'est-ce pas? Pourtant son sourire s'effaçait à mesure que les mots de la sexagénaire s'alignaient. Cette question était probablement celle à laquelle elle voulait le moins répondre. Comment pouvait-elle le savoir? Comment même Aaron pouvait le savoir? Il voulait seulement se montrer gentil en les mettant en contact, en cherchant à ce qu'Adélaïde puisse dire le pourquoi du comment cette photographie devait finir chez elle et chez personne d'autre. Elle ne pouvait même pas lui en vouloir pour ça.

Cette boule qui se formait à sa gorge et cet estomac qui se retournait étaient révélateur d'un stress soudainement subit, son for intérieur la forçant au silence. L'espace d'un instant, son regard croisait celui du brun qui était resté près d'elles avant que ses iris ne fuient ce contact pour mieux se poser sur la photographie en question. Est-ce qu'elle était vraiment prête à conter son histoire autre qu'à son psy? Certainement pas, encore moins à une parfaite inconnue. Cette photographie en valait le coup, sans aucun doute possible mais Adélaïde qui était pourtant habituée depuis des mois à raconter ses plus sombres secrets à un professionnel se trouvait bien incapable de trouver les bons mots à cet instant. N'est-ce pas l'occasion pour en dire un peu plus? Pour se révéler un peu plus sans en dire de trop? Peut-être. « Je crois que c'est le plus précis des miroirs que j'ai jamais croisé. » Une belle façon de dire que le cliché la représentait parfaitement mais comment raconter le reste sans passer pour une tarée notoire ou sans être prise en pitié? Elle détestait cette situation dans laquelle Aaron l'avait mise et pourtant elle sentait que cette surprise désagréable, si elle arrivait à la ponctuer de mots, serait bénéfique pour plus tard, dans cette confiance en elle-même qu'elle avait perdue entre deux parties de jambes en l'air de Jane.

Si elle s'identifiait à cette femme sur la photo alors elle parlerait en son nom. « Cette danseuse est sortie de l'ombre pour se mettre dans la lumière. Elle s'offre à qui veut vraiment la voir, sans appréhension, totalement ouverte. C'est ce que je suis actuellement, je crois, et c'est une chose que je ne veux pas oublier pour ne jamais retourner dans l'ombre. » Parce qu'elle-même réussissait enfin à se laisser voir, à se laisser amadouer sans se cacher derrière un masque. Elle-même avait déployé ses ailes et si cette photographie pouvait l'aider à ne jamais les refermer, elle se devait de l'avoir sous les yeux presque sept jours sur sept. Elle se contentait simplement de ça. Ce n'était peut-être pas précis, peut-être même que ce n'était pas convaincant du tout, mais elle n'était pas prête à en dire plus, elle n'était pas prête à parler davantage et ça se voyait allègrement sur son visage soudainement fermé, presque triste, tâché de ses pensées et de son passé. Un soupir inaudible seulement visible à sa cage thoracique qui se gonflait un peu plus qu'à l'accoutumée chassait un peu sa peine alors qu'elle reposait ses yeux sur l'intéressée, oubliant presque Aaron - ou plutôt se refusant de se confronter directement à son regard. Curieuse à son tour, il était légitime qu'elle lui pose à son tour la question. « C'est peut-être trop vous demandez si je vous retourne la question? » Elle ne voulait pas mettre mal à l'aise l'ancienne danseuse et c'était seulement pour cette raison qu'elle lui demandait l'autorisation pour avoir des explications. Si elle ne souhaitait pas s'exprimer, c'était un choix qu'elle respecterait mais qui ne l'empêcherait pas de se battre pour obtenir l'oeuvre. Adélaïde était ainsi, son caractère de lionne finissait toujours par resurgir.
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Sujet: Re: Only a gallery opening ?! • A. CAMPBELL   Ven 16 Sep - 11:24


Mais s’il est persuadé que cette question est posée pour la bonne cause, le tourment évident de l’interrogée n’échappe tout de même pas à Aaron. N’ayant pas conscience de toute l’ampleur du malaise, il mesure néanmoins la difficulté de l’exercice et à ça, Adélaïde ne s’y attendait probablement pas. Cela dit, qu'il s'agisse de lui ou d'elle, ils souhaitent que ce cliché aille à la bonne personne, autrement dit la plus jeune des deux femmes, et pour cela, il n’y aura pas trente-six solutions ; il va falloir qu’elle se mette en avant d’une façon ou d’une autre.

Stoïque, le propriétaire de la galerie ne quitte pas sa protégée des yeux et attend avec une impatience avisée la réponse qui sera donnée. Après tout, même si cela n’a rien de transcendant, lui la connait mieux que cette dame retraitée et il a bien conscience que se dévoiler de la sorte n’a rien d’aisé pour la jeune Sullivan. Elle n’est pas comme toutes ces autres filles qui s’épanouissent en étalant et en décortiquant publiquement les profondeurs de leur existence. Il sait qu’elle ferait plutôt partie de celles qui préfèrent mener leur combat seules, sans l'aide de quiconque.

Impassible, Aaron laisse ses yeux rivés sur elle. Ressentant encore la sensation de ses lèvres sur les siennes ainsi que leur saveur, une qu'il n'avait donc pas oubliée. Tout ce qui lui vient à l’esprit est que cet échange a été trop court, vraiment trop court. Si court qu’il se demande même s’il en a profité à sa juste valeur... mais c'est sans le moindre doute qu'il considère ce moment passé comme partie remise.

A son aise, mains élégamment rangées dans ses poches, Aaron apprécie d’entendre enfin la voix de la blondinette. Ce qu’elle dit l’intéresse et le fait réfléchir, évidemment. Si ses yeux se reposent sur la photographie, c’est bien à elle et à tout ce qu’il sait d’elle qu’il pense en étudiant chaque détail, chaque émotion exposés par cette danseuse. L’ancienne étoile, quant à elle, ne lâche pas Adélaïde du regard. L’écoutant évoquer une ombre et une lumière, comme métaphore d’une évolution personnelle, si personnelle qu’il se révèle presque impossible de deviner réellement ce qu’a voulu dire l’étudiante. Lorsqu’Aaron, lui aussi plongé dans l’intrigue, repose ses yeux sur celle qui lui a volé un baiser quelques minutes auparavant, c’est une expression taciturne qu’il voit. Une qui le touche, infailliblement. “Non, bien sûr. Vous êtes dans vos droits.” Tranche Rose avec malice, rattirant l’attention de l’homme sur elle. C’est après quelques secondes d’un silence teint d’émotion qu’elle poursuit. “Cette photographie représente pour moi ce qu’elle représentera pour vous dans quelques années, sans doute. Tout comme elle représente pour vous ce qu’elle a représenté pour moi, à l’époque...” Car Aaron a expliqué qu’Adélaïde était passionnée par la danse. Quant à Rose Fletcher, la jeune fille n’est plus sans connaître son passé. “C’est ma nostalgie qui s’exprime quand je regarde cette danseuse aux ailes déployées. Un manque aussi, sans aucun doute...” Elle sourit, vaguement, pendue à des émotions inscrites dans un passé qu’elle ne retrouvera probablement jamais. Puis lorsqu’elle recouvre ses esprits, sa main vient se poser sur le bras d’Aaron, qu’elle connait un peu et pour cause, elle est l’une de ses plus fidèles clientes. “Il y a aussi que j’ai envie de participer à la réussite de cet homme-là” dit-elle doucement, adressant un regard affectueux sur Aaron, “mais je crois que ce cliché est entre de bonnes mains, n’est-ce pas ?” “J’y veillerai, Rose.” Assure-t-il en souriant à la danseuse étoile, tout en glissant un petit coup d’oeil vers Adélaïde. Il n’en faut pas plus à la première pour s’éclipser, officiellement “vaincue”.

Retrouvant son sérieux, Aaron se rapproche du petit écriteau réservé à la photographie et sort un stylo Montblanc de l’intérieur de sa veste pour noter un “vendu” clair et net qui ne trompera personne. Sa carrure imposante se redresse ensuite, puis se tourne vers Adélaïde. “Pour le prix, je te laisserai voir avec le photographe mais ça ne devrait pas être au-dessus de 5000 dollars. En tout cas, j’ai dit que je veillerai sur cette photographie… Ce n’était pas des paroles en l’air.” Il lui adresse un clin d’oeil et lui fait servir un verre de champagne par un l’un des nombreux serveurs employés pour l’occasion. “Tu seras la première acheteuse dans cette galerie.” Ajoute-t-il en se rapprochant d’elle, mais tout en maintenant son sérieux. “Ton sentiment ?”


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