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 MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero

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Invité
and all the devils are here



Sujet: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Mer 31 Aoû - 23:30

Miles Gordon
And we can whisper things, secrets from our American dreams.
Perfect Disorder
Surname Gordon
   First name Miles Spencer
   birthday 29 Juillet
   age 30 ans
   origins Américain
   sexual orientation hétérosexuel
   relationship status célibataire
   university a étudié à Quantico pour entrer dans le FBI • Barman
   money maker barman
   Social climber privilégié
   

   Première chose à laquelle tu penses au réveil Ma famille.
   Première chose que tu fais en rentrant le soir Boire une bière
   Une musique qui te fait changer d’humeur en un rien de temps Centuries, de Fall Out Boys.
   L'activité qui te remonte toujours le moral Aller courir le matin.
   Si ta vie était un film, ce serait: Seven, de David Fincher
   

   Ce qui te fait le plus facilement pleurer Je ne pleure pas vraiment.
    Ton plus grand complexe être né dans un milieu privilégié sans jamais avoir eu besoin de travailler pour ça.
    Ta plus grande fierté m'être émancipé de ma famille.
   Ton mot préféré courage
   Le meilleur motif pour raccrocher au nez de quelqu'un au téléphone, à tes yeux S'il me commence à me faire chier.
   

   Définis-toi avec une expression Don't try, do it or don't do it.
   Ta personnalité en un mot   Drôle
   Ta personnalité (au lit) en un mot  Surprenant
   Plutôt sexe ou abstinence ?  Sexe, évidemment.
   Tu as le pouvoir de changer le monde. Que fais-tu ?  J'empêcherais les riches et les puissants de contrôler le monde sans rendre de compte à qui que ce soit.


   

   
Who are you ?
you're the judge oh no

https://www.youtube.com/watch?v=iMVc0vG4K_k

Baby needs some protection, but I'm a kid like everyone else. So let me go, I don't wanna be your hero, I don't wanna be a big man : I just wanna fight like everyone else.

Miles Spencer Gordon. C'était le nom qu'on lui avait donné, il y a 30 ans de cela. Son père lui a toujours dit qu'il était né pour de grandes choses. Il l'a entraîné pour être un agent du FBI, comme lui. Il lui a toujours dit qu'il fallait se battre pour réaliser ses objectifs. Il lui a dit d'être un homme, quand sil demandait pourquoi sa mère est morte. Il lui a dit qu'il ne fallait pas pleurer, qu'il ne fallait pas se perdre dans le désespoir. Et peu à peu, elle est devenu l'ombre d'un simple souvenir. Par moments, c'était comme si elle n'avait jamais existé. Américain de pure souche, il vivait à New York depuis toujours. Ses grands buildings, ses rues interminables, il les connaissait par coeur, et par moments, il aurait aimé s'y perdre au moins une fois, pour savoir ce que ça faisait, de vivre sans le moindre contrôle.

On passe toute une vie à se mesurer aux autres, et on passe encore plus d'heures à essayer de trouver le vrai du faux dans tout ce qu'on a pu dire, dans tout ce qu'on a pu faire. Il pensait que c'était ça, son rêve. Être meilleur que son père, réussir là où il avait échoué. Suivre ses pas lorsqu'il est parti pour être formé à Quantico, après des études de criminologie. Il pensait qu'il avait quelque chose à prouver, il pensait qu'il pourrait se battre avec les démons de son passé. Il pensait que peut-être, un jour, son père lui dirait qu'il était fier de lui. Peut-être que c'était être un éternel optimiste, qui l'empêchait de voir toutes les erreurs qu'il s'apprêtait à commettre. Il avait beau être courageux, fort, obstiné, il avait beau être drôle il était toujours le même enfant qui voulait montrer à son père qu'il méritait de vivre.

Il avait tellement peur de se lier avec qui que ce soit qu'il continuait à être arrogant, prétentieux, à jouer avec les autres comme si tout lui était dû. Après tout, il avait grandi sans manquer de rien, il faisait partie des privilégiés qui ne comptait pas l'argent qui se trouvait sur leur compte bancaire. Devant tous les autres, c'était un fils modèle, mais plus il grandissait, plus il continuait à défier son autorité. Il se demandait pourquoi est-ce qu'il tentait de mériter un père qui refusait de croire en lui. Il se demandait pourquoi est-ce que même s'il devenait un agent du FBI accompli, il refusait de lui accorder sa confiance.

On tente de se battre, pieds et poings liés, on tente de changer la donne, de récupérer les dés et de changer son destin. On veut être honnête, franc, on veut taper du poing sur la table parce que l'alternative est trop sombre. Parce que laisser tomber, ça n'a jamais été dans ses cordes. Il préférait être téméraire, même si cela voulait dire qu'il finirait par tout perdre. Il préférait être colérique et déterminé, solidaire envers ceux qui partageaient les mêmes vues que lui, plutôt que de s'écraser en silence.

Parfois, il se demandait ce qu'il aurait pu faire de plus, pour réussir à être un bon fils. Il se demandait s'il aurait dû abandonner, s'il aurait dû changer ce qu'il était pour devenir ce que son père aurait voulu qu'il soit. Un homme droit, juste, calme, réfléchi. Un homme incapable de faire des erreurs et toujours prêt à se donner corps et âme à la cause, sans se soucier de ceux qui sont autour de lui. Mais il ne pouvait pas changer, plus maintenant.

On dit souvent que les dés sont jetés d'avance. Que le destin se fiche bien de nos choix, et qu'il se moque bien de nous, quand on pense pouvoir tout contrôler. Il avait tout envoyé valser, il avait tout détruit pour se battre une dernière fois pour ce qui était juste. Et il avait tout perdu. Son boulot, ses amis, sa dignité. Sa famille. Alors il est parti de New York, pour aller vivre à Los Angeles. Aujourd'hui, il était un simple barman, sans la moindre importance, qui écoutait les histoires de ceux qui n'avaient plus personne à qui les raconter. Il était seul, célibataire hétérosexuel parmi tant d'autres. Il couchait avec des filles qu'il ne reverrait pas le lendemain matin, et au fond, il se disait qu'il le méritait.

Après tout, il n'a jamais su faire le bon choix. Le choix juste. C'était ça, qui faisait le plus mal. Savoir qu'il vivait dans un mensonge, dans un semblant de vie parce que tout ce qu'il a réussi à faire, c'est se battre. Il y a un temps où il pensait pouvoir devenir un héros. Un temps où il pensait pouvoir être plus que son père n'a jamais pu être. Mais aujourd'hui, il savait très bien que parfois, les miracles ne se réalisent pas. Les choses ne changent jamais vraiment. On ne peut pas réparer quelque chose qui est déjà brisé.
groupe ◈ usual suspects
Wish
we could turn back time to the good old days
Criminal record
you're the judge, set me free
Il y a des choses que l'on préfère passer sous silence, des erreurs qu'on prétend oublier, parce que c'est plus simple, comme ça. À force de vivre dans le même mensonge, à force de se regarder dans le miroir, et de se le répéter jour après jour, on finit par y croire. On arpente les mêmes rues et on passe devant les mêmes personnes en employant les mêmes politesses. On se perd dans une foule trop grande et parfois on arrive même à imaginer que la culpabilité a totalement disparu. Mais en réalité, la vérité ne disparait jamais vraiment. Elle nous étouffe, elle nous détruit, elle se répand tout autour de nous, jusqu'à ce qu'elle soit visible aux yeux de tous. Il pensait qu'il avait eu raison. Il pensait qu'il avait fait le bon choix, c'était la seule solution possible. Auparavant, comme tout le monde, il avait fumé un joint, il avait volé une boîte de chewing-gum. Bien entendu, personne ne l'avait jamais su.

Il avait toujours tenté de faire ce qui était juste, il avait essayé de rendre son père fier de lui. Il est entré dans le FBI, il y était même la meilleure recrue. Il se dépassait, il était là avant tout le monde, et partait après tous les autres. On dit que les affaires se suivent et se ressemblent, mais celle-là... Elle était différente. Il était sûr de l'avoir retrouvé, le suspect. Il savait que c'était lui, il n'y avait aucune place pour le doute. Il ne voulait pas voir un autre dossier avec un autre cadavre sur son bureau. Il ne voulait pas consoler une autre mère, effondrée dans les bras de son époux. Il ne voulait plus entendre leurs sanglots. Alors il l'a trouvé, un soir. Dans son témoignage, il dira que le suspect l'avait provoqué, alors il l'a frappé, encore et encore, jusqu'à ce qu'il soit inconscient sur le sol, respirant à peine.

C'était ça, son fardeau. ça le serait toujours, depuis sa suspension, jusqu'à sa démission, tout ce qu'il a su faire, c'est se dire qu'il avait fait le bon choix. Même s'il n'est pas en prison, même si après être passé à l'hôpital, il est sorti sans encombres. C'est plus simple de se dire qu'il n'a pas fait d'erreur en voulant faire sa propre justice. C'est plus simple de se regarder dans le miroir après avoir tout perdu.
Black mirror
los angeles perfect disorder
Prénom/pseudo Laura / summer rain
   âge/anniversaire 20 ans, 23 Août  
   Pays France
   Présence 2 rps en cours maximum
   Personnage inventé
   Intrigue oui
   Où as-tu trouvé le forum ? grâce à Meghan  
   Qu'en penses-tu ?
   Newsletter oui
   En cas de suppresion oui  
   Ta plus grande peur vis à vis du forum je n'en ai pas vraiment  
   Autre chose ?  shocked
   Bottin
   
Code:
<span class="bottinpris">◼ CHRIS EVANS</span> • Miles S. Gordon
   


Dernière édition par Miles S. Gordon le Dim 26 Fév - 14:59, édité 15 fois
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Invité
and all the devils are here



Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Mer 31 Aoû - 23:31

Lane boy
Agape, please don't dissipate
I wake up, they said we won. they didn't say what we lost.

PART I

https://www.youtube.com/watch?v=811m3XmMNvA

There's a monkey on my back, makes me talk like that. There's a monkey on my back, makes me act like that.

On fait des erreurs. On pense que le temps les effacera, mais ça ne marche jamais vraiment. On continue d’espérer que les choses vont changer, on continue d’attendre un salut qui n’arrivera peut-être jamais. La vérité c’est qu’on on continue, tout au long de notre vie, à prétendre que les flammes ne nous atteigne pas, que la souffrance n’est qu’une illusion, et que les mensonges sont de simples malentendus. On hurle jusqu’à en crever après un dieu qui nous laisse sans la moindre réponse. Au fond, peut-être qu’on continue d’espérer que les choses vont changer, peut-être qu’on pense avoir réussi là où tous les autres ont échoué. On se dit que les miracles existent peut-être, et que si on essaie assez fort, on pourrait les saisir, du bout des doigts. Puis les arracher d’une main sale et les garder jalousement pour soi, quand tout ce qu’on espère, c’est un simple répit, une pause dans l’éternel cauchemar qui nous entoure. Parfois, c’est pesant, d’espérer. Pesant de vivre sans savoir si on a raison, de prier pour quelque chose de meilleur. On s’accompagne d’autres personnes, comme pour se sentir un peu moins seul, mais au fond, on est toujours seul, quoi qu’on puisse faire. On est seul quand la mort vient frapper à notre porte, seul quand on se retrouve confronté à nos propres bavures.

Parfois, il levait sa tête vers le ciel, et il observait les étoiles. Il hurlait à l’intérieur, hurlait parce qu’il voulait savoir pourquoi est-ce que lorsqu’il a ouvert les yeux pour la première fois de sa vie, sa mère a fermé pour toujours les siens. Il voulait comprendre pourquoi est-ce qu’on finit toujours par payer un prix que l’on n’est pas préparé à donner. Il pensait que c’était sa faute, si elle était morte en lui donnant la vie. Il pensait que peut-être, il réussirait à compenser sa perte en faisant tout ce qui était en son pouvoir pour prouver qu’il méritait d’exister. Qu’il méritait d’être en vie, d’être là, d’avoir ce simple droit de respirer sur Terre, parmi tous les autres. Mais plus le temps passait, plus les photos d’elle disparaissait. Il se demandait si c’était trop dur, pour son père, de le regarder et de voir tout ce qu’il lui avait pris. Il se demandait si c’était tellement dur, qu’il ne pourrait jamais lui pardonner pour avoir été celui qui avait indirectement mené à la mort de sa femme.

Il n’a jamais manqué de rien, du côté matériel. C’était un gamin heureux, courant dans les rues de New York, parfois un peu trop vite, parfois sans regarder autour de lui, parfois en imaginant qu’il était protégé de tous les dangers qui l’entourait. Il courrait toujours sans but, sans savoir pourquoi est-ce qu’il était ici, si c’était pour vivre de cette façon. Depuis qu’il était petit, il n’avait pas d’autres choix, il devait être le meilleur dans tout. Son père était un homme important au FBI, un homme qu’on respectait, et qui dirigeait une unité spéciale. Il avait réussi sa carrière, et aux yeux de beaucoup, cela voulait aussi dire qu’il avait réussi sa vie. Peut-être que ça n’était pas entièrement vrai, cependant. On pense qu’on peut passer toute une vie derrière un masque, derrière un mensonge que l’on confectionne soigneusement, mais vient un jour où on est obligé d’arracher le masque, peu importe les conséquences. Il avait essayé de comprendre son père, et toute son enfance, il a essayé de se plier à ses exigences, d’être le meilleur en sport, de courir plus vite que les autres, de travailler plus que les autres dans les matières qu’il estimait importantes. Même si la plupart du temps, il n’était pas d’accord. Il était le fils que son père rêvait d’avoir, mais tout n’était qu’une histoire cousue de fils blancs. Il avait peut-être déjà perdu. Il passait sa vie à essayer de se mesurer à une personne qui était déjà morte. Il passait sa vie à tenter de mériter chaque respiration qu’il prenait.

PART II

https://www.youtube.com/watch?v=q1MmYVcDyMs

For I'm so scared of losing you, and I don't know what I can do about it. So tell me how long, love, before you go, and leave me here on my own ? I know it. I don't want to know who I am without you.

Les années passent, et pourtant, elles se ressemblaient toutes. Les disputes avec son père se multipliaient. S’il pouvait s’écouter, il serait probablement déjà parti, mais c’était comme s’il continuait à s’accrocher à quelque chose. Comme s’il pouvait changer les choses avec son père. Peut-être que rien n’était écrit, peut-être qu’il y avait une autre issue, une autre échappatoire. Il avait peur de se retrouver seul. Il avait peur de faire des erreurs, de se rendre compte qu’en réalité, il n’avait jamais vraiment osé être lui-même. Il ne voulait pas savoir s’il s’était trompé, c’était trop dur d’admettre qu’il était terrifié à l’idée de se retrouver seul, face à ses propres erreurs. C’était trop compliqué de regarder le monde s’effondrer, et lui avec. Le temps continuerait à passer, vil et sans merci, il ne le laisserait pas s’échapper. Il savait que malgré tous ses efforts, il n’aurait pas de répit. Il n’y en avait pas, pour les gens comme lui, ceux qui sont seuls, ceux qui n’ont plus rien à part le vide de leur propre existence. Le temps détruit tout. Les immeubles, les souvenirs, les promesses. Il saccage tout sur son passage, jusqu’à ce qu’il ne reste que de la poussière.

Il est entré au FBI, comme prévu, après de longs mois d’entraînement à Quantico. Il est sorti premier de sa promotion. Il n’avait pas vraiment une vie exceptionnelle, au fond ; Il imaginait autre chose, mais il faisait comme tous les autres. Il couchait avec des filles, sans vraiment se souvenir de leur nom après. Il passait des soirées à boire dans des bars, jusqu’au moment où il finirait par oublier sa propre histoire. Il croyait que comme ça, il se sentirait à nouveau vivant. Mais la vérité, c’est qu’il ne comprenait plus le monde dans lequel il vivait. Il effectuait les mêmes gestes, jour après jour. Il écoutait les mêmes mots provenant de son père. Ensembles, ils répétaient les mêmes disputes et ils repartaient avec les mêmes désaccords. Il avait tout d’un gagnant, d’un homme qui pouvait devenir un héros. Au fond, c’était probablement ça, qu’il voulait, devenir un héros des temps modernes, quelqu’un qui aurait un but. Ce qu’il voulait, c’était une justification pour le fait d’exister. Quand on est un héros, on peut vivre pour les autres. Mais lui, il n’arrivait déjà pas à vivre pour lui-même. Il ne faisait pas ses propres choix, pas encore.

Au FBI, il était doué dans son travail. Il arrivait à résoudre les affaires les plus complexes. Il avait toujours une bonne intuition, et il se plongeait dans son travail pour oublier ses propres problèmes. Il avait rencontré une fille, au boulot. Une fille dont le nom ne lui échappait pas, une fille qui comptait. Il avait l’impression d’être heureux, d’être moins seul. Ils courraient tous les deux des dangers. Tous les jours. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était prier pour qu’elle rentre à la maison. Le problème, c’est qu’il croyait qu’il pouvait tout contrôler. Il croyait pouvoir arrêter le temps, il croyait pouvoir contrôler la vie et la mort. Il pensait être plus fort que tout, plus fort que les autres, plus fort que tout ce qui l’entourait. Il ne disait jamais à personne, qu’il avait peur. Il ne disait à personne, même pas à elle, à quel point il tenait à eux. Il préférait vivre en imaginant qu’ils le savaient. C’est pour ça qu’il s’en veut encore, aujourd’hui.

C’est pour ça que ça lui fait toujours mal, de savoir qu’il la tenait dans ses bras, de savoir que c’était son sang à elle, qui coulait sur le sol. Ça lui faisait toujours mal de savoir qu’elle avait été blessée par leur principal suspect, et qu’il ne pouvait rien faire pour la sauver. Il avait essayé de combattre le temps, il avait essayé de vaincre les lois de la vie et de la mort. Il avait hurlé au ciel, suppliant de la laisser vivre. Parce qu’il ne pouvait pas vivre, sans elle. Il n’arrivait plus à être seul, il n’arrivait plus à entendre l’écho étouffant du silence.

Encore aujourd’hui, il se rappelle de la musique, tandis qu’ils descendaient le cercueil sous terre. Il se rappelle des fleurs, des sanglots, de la pluie. Il se rappelle être resté là pendant des heures, à se demander s’il y avait vraiment un but, à tout ça. Si après tout, la seule justice qui existe, n’était pas celle que l’on donne soi-même.

On dit que la mort est un nouveau commencement. On dit que le temps apaise toutes les blessures, et qu’il peut même les guérir. Pour lui, ce n’étaient que de vastes conneries car le temps ne guérit rien. Il recouvre nos blessures, et parfois, pendant quelques secondes, en ouvrant les yeux, on peut les oublier. Et aussi brutalement qu’elles sont apparues, on recommence à s’en souvenir. Elles sont là, et elles nous étouffent, elles nous démontrent que les cauchemars, parfois, deviennent réalité. Les saisons passaient et il ne se sentait pas mieux, il ne se sentait pas heureux, ni moins apeuré. Il n’arrivait pas à lâcher prise. Il n’arrivait pas à abandonner l’idée qu’il avait tout perdu. Que quoi qu’il fasse, les choses disparaissent. Alors il s’est raccroché à la seule chose qui lui restait : la vengeance.

Il se rappelle des dossiers, des nuits blanches, des heures à écumer la ville à la recherche d’un seul homme. Quand il l’a trouvé, il a compris à quel point la frontière entre le bien et la facilité était fragile. Il a compris que s’il s’écoutait, il pourrait le tuer, et peut-être que là, tout irait mieux. Peut-être qu’il se sentirait moins vide. Peut-être que la douleur, pendant quelques secondes, disparaitrait, et il serait à nouveau en paix. Mais elle est restée, coup après coup. Elle est restée, lorsque d’autres agents le retenaient, et elle est restée après qu’il soit suspendu. Elle était là, et elle faisait partie de lui. Il n’y avait pas de soulagement pour lui. Il n’y aurait pas de salut, il n’y aurait pas de nouvelle histoire à écrire. Il n’y aurait que le vide. Et la solitude. Alors il a démissionné.

Il se rappelle des cris de son père. De ses reproches, et surtout de sa honte. Il aurait voulu lui expliquer, mais il n’avait pas les mots. Il ne les avait plus. C’est pour ça que le lendemain matin, il a pris son sac, et il est parti, pour de bon. Il n’y a rien qui pourrait réparer ce qui s’était passé, il n’y aurait pas de grands discours. Ce qu’il restait, c’était un vide incommensurable, accompagné de tous les mots qu’il n’a pas su dire, et toutes les choses qu’il n’a pas su faire. Il ne savait plus qui il pouvait être, maintenant qu’il avait tout perdu.

PART III

https://www.youtube.com/watch?v=7YhHM1ybfPI

Love; it will not betray you, dismay or enslave you, it will set you free. Be more like the man you were made to be. There is a design, an alignment to cry of my heart to see, the beauty of love as it was made to be.

Personne ne peut repartir de zéro. C’est un mythe qu’on raconte pour rassurer ceux qui ont tout perdu. Notre vie se définit par des choix, vivre ou mourir, aimer ou haïr, oublier ou se souvenir ; et chacun d’entre eux finit par changer notre futur. Il n’y avait plus de dignité pour lui. Il avait roulé jusqu’à Los Angeles, et il avait vidé son compte en banque, pour s’acheter un bar. Il vivait dans un appartement luxueux, sans la moindre photo. C’était trop dur, de voir les sourires sur le papier glacé. C’était devenu trop dur de se dire qu’il avait fait le bon choix, qu’il avait pris la bonne décision. C’était devenu trop dur d’assumer l’horreur de ses souvenirs. Mais il continuait de sourire. De faire comme si tout allait bien. Parfois c’est la seule chose qui nous reste à faire, avancer en espérant que la douleur finira par disparaître, ou du moins, qu’on finira par s’y habituer.

Il aimait écouter les histoires de ceux qui n’avaient plus personne, dans son bar. Il se rappelait de chaque visage, de chaque prénom. Il buvait en leur compagnie et il imaginait qu’il faisait partie de leur vie, plus ou moins. Il imaginait qu’il faisait quelque chose de bien, même s’il n’était pas le héros qu’il aurait aimé devenir. Peut-être que ça n’a jamais été dans ses gênes, de devenir cette personne-là, de combattre le mal avec la force d’un soldat. Peut-être qu’il n’était pas capable d’être un soldat obéissant aux ordres, et qu’il ne pouvait pas tolérer la défaite. On pense tous qu’on peut s’en sortir, on pense qu’on peut être chanceux et qu’on pourra un jour voir le soleil se lever à nouveau, même si les ténèbres nous ont tout pris. Il n’avait plus besoin de prier pour un miracle qui n’arriverait pas, il avait compris que quoi qu’il fasse, il était perdu. C’était plus simple de cacher ça derrière les fêtes, derrière la boisson, derrière la dizaine de filles qui lui tournaient autour. C’était lui, le plus drôle de la bande. C’était lui, l’homme qui aidait les autres à se relever, lui qui leur redonnait espoir. Il souriait, et il éclatait de rire si fort que peut-être, personne ne verrait son cœur se briser à chaque respiration. Personne ne verrait qu’il n’était rien de plus qu’un homme, désespéré pour de se battre pour une cause qui aurait du sens.!


Dernière édition par Miles S. Gordon le Dim 26 Fév - 15:14, édité 13 fois
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Invité
and all the devils are here



Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Mer 31 Aoû - 23:36

TEAM CAPTAIN AMERICA
Bienvenue parmi nous, hâte d'en lire plus
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Invité
and all the devils are here



Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Jeu 1 Sep - 3:13

Haaan Chris Evans Hâte de voir ton perso Bienvenue et courage pour ta fiche hihi
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and all the devils are here

50%
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Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Jeu 1 Sep - 3:38

Chriiis

Bienvenue sur LAPD :heart:

________________


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Invité
and all the devils are here



Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Jeu 1 Sep - 7:24

Chris ! Quel super choix

Bienvenue
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Invité
and all the devils are here



Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Jeu 1 Sep - 9:51

Bienvenu sur le forum
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Invité
and all the devils are here



Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Jeu 1 Sep - 10:35

Bienvenue parmi nous
Good luck pour ta fiche
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Invité
and all the devils are here



Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Jeu 1 Sep - 10:56

awwww merci beaucoup à tous pour le super accueil
et oui, Team Captain America
je vais essayer de terminer ma fiche rapidement pour tous vous rejoindre
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Invité
and all the devils are here



Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   Jeu 1 Sep - 11:10

LE PAPA DE MES ENFANTS
Bienvenue sur le forum.
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Sujet: Re: MILES ▶ So let me go, I don't wanna be your hero   

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