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 Café, dédicace et révélations [pv Oswald]

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Sujet: Café, dédicace et révélations [pv Oswald]   Mer 30 Aoû - 16:06

    Dans la pénombre de ma chambre, je fus réveillé par les quelques rayons perfides du soleil qui réussirent à se frayer un chemin entre les volets clos. Quand le sort s’acharne impossible de s’y opposer. Pourtant j’ai bien essayé d’obstruer cette lumière en jetant un coussin vers la fenêtre. Sans succès. Je ne gagne simplement que le privilège de me déboîter l’épaule. Je peste contre ce soleil qui s’immisce sournoisement, contre la Terre entière. Machinalement, je me recouvre du drap jusqu’au visage. Rien n’y fait. Je suis réveillé.  Je tente de déglutir. Ma gorge est plus sèche que le désert du Sahara. Etat symptomatique d’une soirée bien trop alcoolisée. Je ferme les yeux et tente de me souvenir. Des éclats de voix. Des éclats de rire. Du whisky. Un mal de crâne atroce. Soudainement j’eus un éclair de lucidité. Un nom me revint à l’esprit. McIntosh. Une salle affaire. Corruption. Blanchiment d’argent. Beaucoup de travail, d’heures supplémentaires accumulées, de nuits blanches. L’affaire jugée nous sommes allés boire un verre avec des collègues. Résultat, me voilà dans mon lit, à me souvenir avec toutes les difficultés du monde de ma soirée.

    Je tente de me lever. Je titube. Mes jambes flanchent. Je me raccroche à ma table de chevet qui s’effondre sous mon poids. Je l’insulte tandis que je tente de m’extirper de mon calvaire. Je saisis un livre qui me laboure le dos. J’ouvre une page. Une dédicace. Rien de plus. « Pour Peytir. » A tes souhaits pense-je fort avant de jeter le bouquin sur le lit. Je me libère de l’emprise de la table avant de me relever avec toutes les peines du monde. Je suis réellement dans un état second. Un seau d’eau glacé semble être la meilleure solution pour me sortir de cette torpeur. Je me dirige vers la douche, manquant de tomber en me prenant les pieds dans les vêtements qui trainent au sol.

    Quinze minutes plus tard, je sors. Nu comme un ver mais toujours dans le brouillard le plus complet, je m’atèle à m’habiller. J’ai du mal. Un caleçon. Un coup  à l’envers, un coup à l’endroit. Une chemise. Je boutonne dimanche avec lundi. Je recommence. Lundi avec mardi. Je défais. Toute la semaine y passe. M’habiller ce matin. Un vrai parcours du combattant. Pourtant, après une demi-heure de tâtonnement, je considère que je suis présentable après un passage devant le miroir.

    Je décide de sortir. Affronter le soleil. Boire un café surtout. Voire deux. Même trois. Toute une cafetière. A n’en pas douter, la journée s’annonce longue. Terriblement longue. Autour de moi, la rue grouille de monde. De conversations sans queue ni tête. De coups de klaxons qui m’arrachent des jurons de la bouche. Et ce soleil. Cette chaleur qui peu à peu s’empare de la ville. Mon mal de crâne devient de plus en plus insupportable. Je sens que je vais défaillir. Mes yeux s’embrument. Je me retiens au dernier instant à un lampadaire. Solidement fixé au sol, il ne risque pas de me tomber dessus. Je ferme les yeux et tente de reprendre mes esprits. Je respire. Doucement.

    J’ouvre à nouveau les yeux. Je le vois. Au loin. A cinq cents mètres. Encore un peu de patience et le café coulerait à flot. Je cesse de m’appuyer au mobilier urbain sous les regards étonnés, interrogatifs voire réprobateurs de certains passants. Non, je n’étais pas saoul. Simplement dans les vapes. Etat habituel lorsque l’on me connaît. Après de grosses soirées, je suis rarement très fringant. J’assume pourtant. J’ai vingt-sept ans. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer ma façon d’être. Des gens m’aiment. D’autres me détestent. C’est la vie. Je trace simplement ma route, sans me soucier de l’avis des gens.

    Je reprends ma route. Les mètres s’amenuisent. Je distingue peu à peu des silhouettes, des visages à la terrasse du bar. Certains semblent plus éveillés que moi. D’autres au contraire ont le visage blême et le regard absent. Je me sens moins seul dans le club des morts vivants à l’estomac en vrac. Arrivé, au niveau des tables, j’essaie de ne pas me prendre les pieds dans les chefs. Evitons de se faire remarquer. J’entre. Il fait moins chaud à l’intérieur. Plus sombre également. Je cligne des yeux. Je m’approche du bar. Je salue le barman et le gratifie d’un sourire. Un peu niais peut-être. « Café serré s’il te plait ! ». Silence. « Et tu pourras en mettre un dans les starting blocks ! ». Puis je me retourne et je balaie la pièce du regard. Presque déserte. Un couple d’un côté. Un homme de l’autre. Concentré. Il griffonne quelque chose sur un carnet. Cette silhouette, je la reconnais. Oswald. Ecrivain attablé seul dans un bar. Image d’Epinal. Il semble simplement manquer le verre d’absinthe.

    Sans attendre mon café, je m’approche de lui. Conquérant. Plongé dans son calepin, il ne m’a pas calculé. Je lance alors : « Ca gaze Pégase !? ». J’avoue, j’aurais pu être un peu plus imaginatif. Moins enfantin. Plus conventionnel. J’hésite. ‘Ca roule ma Poule !’ aurait été plus à propos. Non. Définitivement. « Je peux ? » en montrant la banquette en face de la sienne. Bien évidemment, je m’y fourrais sans son approbation. J’observe son carnet tandis que l’on dépose à côté de moi mon café. « Tu veux peut-être quelque chose ? » Demande-je avec courtoisie avant d’embrayer sur son travail matinal. « Tu travailles sur ton prochain bouquin ? ». En posant cette question, je me remémore ma mésaventure du matin. Et ce livre que j’ai jeté avec négligence sur mon lit. Le sien. Son dernier. Un livre sur le droit auquel j’ai apporté mon expertise.  Un instant j’eus un semblant de remord avant de me raviser. Ce n’est qu’un bouquin après. Qu’Oswald en soit l’auteur n’y change rien.  
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Sujet: Re: Café, dédicace et révélations [pv Oswald]   Jeu 31 Aoû - 14:57

Café, dédicace et révélations
Ce matin Oswald avait intentionnellement mis son réveil pour se lever tôt. Hier soir, l'inspiration lui était venue pour la suite d'un de ses romans mais trop fatigué pour écrire, il avait décidé de laisser couler la nuit et de s'y mettre au petit matin. Un petit matin qui fut difficile à commencer car aux premières notes de son réveil, Oswald avait failli se rendormir tant la douceur de ses draps étaient agréables. Mais il s'était forcé à rester éveillé pour tenir ses engagements de la veille. C'est pour cela qu'il a pris une douche pour se réveiller complètement avant d'avaler un petit déjeuner composé principalement d'oeuf, de bacon, et de tartine de marmelade. De quoi gagner une certaine énergie pour les prochaines heures de travail qui l'attendaient.

Si Oswald préférait majoritairement écrire chez lui pour être au calme et avoir tout ce dont il a besoin sous la main, il lui arrive de sortir pour travailler. Comme ce fut le cas ce matin. Pour une fois Oswald avait troqué ses costumes et sa cravate contre un simple jean et un léger pull gris. Autant se mettre à l'aise pour travailler.

En arrivant au café, il a prit le soin de prendre une table tout au fond. Généralement les gens préfèrent remplir la place de devant avant de venir s'aventurer plus loin. Au moins ici, Oswald avait une vue d'ensemble sur le café et il était au calme. Hormis un couple à l'autre bout du café, quelque personne au comptoir, il n'y avait pas grand monde. Ce n'était pas un café très fréquenté mais leur thé était délicieux. Oswald en avait d'ailleurs commandé un en arrivant, un thé noir bien fort, car il ne buvait que ça le matin. Il n'a pas perdu certaines de ses habitudes du temps où il vivant à Londres. Comme son accent très british. Certains américains le trouvent insupportable, d'autres disent que c'est mignon, alors dans ces cas là Oswald s'en sert pour attirer certains hommes dans ses draps. Car oui ça a déjà fonctionné, une ou deux fois.

Les heures passant, Oswald avait déjà bu plusieurs tasses de thé et la batterie de son ordinateur l'avait lâché. Heureusement qu'il avait enregistré son travail avant que l'écran de son PC ne vire au noir sans le prévenir. Et évidemment, tête en l'air quand il le veut, il avait oublié son chargeur dans sa villa. C'est pour cette raison qu'il a rangé son outil dans sa sacoche et qu'il a fait le choix de poursuivre avec un carnet et un stylo. Ce n'était pas ce qu'il avait l'habitude de faire, écrire sur du papier. Mais comme l'inspiration était là, son stylo glissait tout seul sur le papier et les mots s'enchaînaient naturellement. De temps à autre Oswald se relevait légèrement pour boire, se détendre la nuque, ou encore appeler une serveuse pour ravoir une tasse de thé.

« Ca gaze Pégase !? » Oswald était dans sa bulle quand Iristide fit son entrée à sa table. A la place de voir Iristide, il voyait les personnages de son livre vivre. Mais cette bulle éclata et Oswald se redressa. Un mal d'épaules et de nuque lui fit faire une légère grimace, le prix à payer pour rester dans la même position pendant..2~3 heures ? « Tu veux peut-être quelque chose ? » Oswald posa une main sur l'une de ses épaules et il ferma les yeux. « Un massage, c'est tout ce qu'il me faudrait. Hormis ça, je ne prendrais rien d'autre, je viens d'exploser mon taux de caféine. » Pendant l'espace d'un instant, il imagina deux mains d'hommes sur ses épaules. Douce et ferme à la fois, des mains chaudes. Mais il ré-ouvrit les yeux et posa ses deux mains sur la table. Il doit vraiment arrêter de fantasmer en public. « Tu travailles sur ton prochain bouquin ? ». En parlant de bouquin, il ferma le cahier qu'il avait devant lui et il le glissa dans sa pochette au sol. « Bien vu Sherlock. Il ne sera pas aussi long que les précédents, mais il sera bien plus sombre. » Oswald fit une pause pour finir le fond de sa tasse. Le thé est froid mais il refuse de gaspiller le peu qu'il lui reste. « T'en fait une de ces têtes aujourd'hui, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? T'es passé sous un tractopelle ? » Oswald sourit légèrement. Il connait ça, la gueule de bois.
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Sujet: Re: Café, dédicace et révélations [pv Oswald]   Jeu 31 Aoû - 18:18

    Il ne releva pas mon entrée en matière. Pitoyable. Quel gentleman. Ou n’a-t-il simplement pas fait attention à cette question rhétorique à la rime mythologique. Je penche vraisemblablement plus sur la seconde version. Bien trop absorbé à noircir son carnet, il n’a pas saisi la profondeur de mes propos. D’ailleurs, il en fut de même lorsque je lui demandais la permission de m’asseoir en face de lui. Aucune réponse. Décidément. Il a activé la case de son cerveau ‘Mémoire sélective’. Je ne pus lui en tenir rigueur. L’état de ma boîte crânienne risque d’entraîner le même type de court-circuit dans la conversation. Qu’importe. Je continue à l’observer quand le serveur dépose à côté de moi le café commandé quelques secondes plus tôt. Fumant, j’hume le délicat fumet qu’il dégage tandis que je lui propose une nouvelle consommation. Sa tasse de thé paraît présentement vide. Sa réponse me décontenança tandis qu’il fit un mouvement d’épaule pour se détendre. Il voulut un massage. Dans d’autres circonstances, doté de toutes mes capacités physiques et intellectuelles j’aurais pu lui proposer mes services. Là, à l’instant T, mes mains risquent d’être aussi délicates que des rondins de bois. Tant pis. Les aléas de la vie. Pourtant, cela aurait pu être agréable. Toucher sa peau, effleurer sa silhouette musculeuse, souffler dans le creux de son coup… Je m’égare. Les auspices seront favorables. Mais pas aujourd’hui. Reprenant mes esprits après cet aparté sensuel, je lui demandai : « Depuis quand es-tu ici pour être aussi rouillé au point d’avoir besoin d’un massage ? » Je jette un regard vers le comptoir, une serveuse nous scrute de son regard azur. Surtout, elle dévore Oswald du regard. En galéjant je lui souffle : « En tout cas, j’en connais une qui ne serait pas contre ! ». Mes yeux pétillèrent.

    J’embraye sur son prochain livre. Tandis qu’il ferme le carnet devant lui et le soustrait à ma vue, il me révèle que le prochain opus sera, certes plus court, mais plus sombre que les précédents. Il attise ma curiosité. Je le vois boire le fond de sa tasse. J’eus une petite moue. Le contenu devait être froid. En parlant de contenu froid, je regarde mon café. Il fume encore. Je l’avais presque oublié. Je déchiquette le sachet de sucre et le verse complètement dedans. Je m’empare de la petite cuillère argentée et mélange le café. Puis, je saisis l’anse et porte la tasse à ma bouche et avale d’une traite le contenu. Contrairement à Oswald, je n’ai pas atteint ma dose de café journalière. Je repose la tasse sur la coupelle et d’un signe de main, j’indique au serveur d’apporter la même chose. Je revins à son livre : « En quoi est-il plus sombre ? ». Je trouve déjà que son dernier roman allait loin, notamment dans la psychologie des personnages et leurs côtés sombres, mais si le prochain l’est encore plus. Mon Dieu ! Je m’attends au pire. J’en salive déjà. Oswald a un style d’écriture très plaisant, qui coule bien. Je m’arracherais probablement son prochain livre dès qu’il sortira.

    Lorsqu’il me demanda si un tractopelle s’était amusé à me rouler dessus, à la vue de ma mine affreuse, je ne pus retenir un petit rire. Un nouveau café arriva. Sans attendre je le sucre avant de répondre à Oswald : « Tu es loin du compte mon ami ! Un tracto ? Je dirais plutôt dix ! Même vingt ! ». Je suis vraiment dans le coltard. « Grosse soirée hier ! Et réveil difficile ! ». Quel réveil. L’attaque sournoise de ma table de nuit. Il y a des jours comme ça, ou il ne faut vraiment pas se lever. Surtout si c’est pour se lever du pied gauche. C’est pour cela que j’ai besoin d’un remontant. Le café. A une heure plus tardive, j’aurais peut-être pris un bon whisky glace. Mais les antécédents de ma soirée font qu’il est préférable de me droguer au café. D’une traite, je bus une nouvelle fois le café. « Réveil d’autant plus difficile que je me suis fait attaquer par ton livre ! C’est coriace ces bêtes là ! ». Le souvenir de mon levé était encore bien présent à l’esprit tandis que je hélai encore le serveur pour un nouveau café. « Je crois que je vais demander une intraveineuse » dis-je d’un air mutin.

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