Le calendrier de l'avant débarque sur l.a.p.d.
En attendant le papa noël le calendrier de l'avant fait son entrée sur LAPD et avec lui des tas de surprises !
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 Brewed Coffee & Lifelong Ennemy (ft. James)

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Sujet: Brewed Coffee & Lifelong Ennemy (ft. James)   Mer 9 Aoû - 16:11



Brewed Coffee & Lifelong Ennemy
FT. @James L. Wheeler

On va pas se mentir, je suis complètement défoncé. James ne va pas apprécier. C'est de sa faute après tout. 10h c'est trop tôt.

La veille au soir, c'était soirée étudiante de l'UCLA. Des première année, ainsi que quelques anciens. Une soirée d'intégration plutôt sympathique. Les "capitaines" des fraternités y faisaient leurs courses. Une étudiante en cinéma avec le profil de Jane Birkin ? Directement chez les gamma. Un futur basketteur ? Bam. Epsilon.
J'étais parti avant que ça tourne au bizutage. Jane Birkin serait probablement obligée de coucher avec le mâle alpha des Epsilon, afin que sa future réputation étudiante n'en pâtisse pas.
Je ne leur avais pas vendu grand chose, à part un peu de marijuana et de lsd. Sincèrement, les petits nouveaux m'insuportaient. Leur insouciance me mettait dans une sorte de colère passive-agressive. À chaque question vraisemblablement normale pour un nouveau venu, mais exaspérante pour un deuxième année de doctorat, c'était une réponse sarcastique.

- Les autorités de l'UCLA sont au courant des trafics de drogues dans l'université ?
- Ouais. Même que le directeur c'est mon plus grand client, c'est pour ça qu'il peut pas me virer.

Cette conne m'avait cru en plus.


C'est vers minuit que j'ai compris que cette soirée d'inté ne me rapporterait pas plus. J'étais parti donner l'argent aux patrons, afin de récupérer ma part. En étant économe, j'aurai de quoi manger pour quelques jours. Le lsd, avec la cocaïne, étaient mes principales sources de revenus.
Rentré à l'appart à minuit, je m'étais ensuite mis à travailler. J'avais en effet reçu un contrat pour une musique de publicité le matin. Pour un sublime carwash du centre de Los Angeles, le Speedy Wash. La vidéo était déjà prête, franchement kitsch, à des kilomètres de toute forme d'originalité ou de personnalité. Force était d'avouer que musicalement, je ne trouvais pas ces voitures très inspirantes. Si Kavinsky avait composé OutRun avec pour seule muse une Testarossa, je devais m'inspirer d'une vieille twingo poussiéreuse.
Le contrat était urgent, il ne manquait plus qu'un son pour que la pub soit diffusable. Aussitôt fini, aussitôt payé. Une belle nuit blanche en perspective.

Mais rien ne venait. Speedy Wash ne m'évoquait absolument rien. Aucune note de musique, aucun rythme.
J'avais été obligé de piocher dans ma dose personnelle de marijuana, et même au bout de deux joints, rien. Speedy wash. Putain, c'est quoi ce nom de merde ? Ça fait juste penser à un dauphin qui nettoierait des bagnoles avec ses nageoires. Ce qui coûterait foutrement cher pour un résultat discutable. Je suis sûr que Speedy Wash lave pas bien les vehicules en plus. Y a qu'à voir la gueule de la twingo. Je commençais pourtant à me détendre au rythme de la fumée s'enfuyant de mes lèvres. Jimmy s'était allongé à côté de mes pieds, sous le clavier, et ronronnait de contentement.




Une petite bière à 3H, dont le clac caractéristique avait réveillé le chat. Le rouquin, dormant sur le lit comme s'il était le sien, m'avait lancé un regard noir. Je l'avais bien méritée - la desperado, j'entends - mais ayant déjà bu à la soirée,  l'alcool commençait à se faire sentir. Vraiment. Si l'herbe me faisait agréablement planer,  chaque gorgée m'attirait un peu plus vers le sol. Ma tête me faisait déjà souffrir comme si j'avais atterit sur un sol de béton.

4H. COUP DE GÉNIE. Speedy wash. Speedy, il faut que ça bouge. Un peu d'électro ultra générique de boite de nuit, ce sera génial. Ça donnera un côté épique aux rouleaux qui nettoient toutes ces bagnoles dégueulasses. Un peu de batterie, une basse qui tâche. Rien de bien compliqué. Assez rapide pour intéresser l'auditeur, pas assez pour le distraire de la publicité. En quelques heures, j'avais fini les 30 secondes de musique nécessaires. Le morceau était parfait. Bordel, j'etais absolument mort, mais il fallait encore éditer la pub pour y ajouter le son. Le temps d'équilibre le tout,  il était presque 5h30 lorsque je me faufillais aux côtés de Jimmy. Le sommeil m'avait engouffré sans que je puisse lutter. À quoi bon ? Personne ne fait le poids contre Morphée.

9H du matin. C'est trop tôt pour un lendemain de soirée. Trop tôt tout court. C'est bien pour ça que je n'avais pas mis de réveil. C'était le flic qui avait décidé de me réveiller vers 7h, pour me donner rendez-vous. Les vibrations du mobile m'avait réveillé sans ménagement. Le temps d'émerger, de me doucher, de nourrir le chat, et je devais partir prendre le bus en direction du café où James m'avait donné rendez-vous. Aroma Coffee & Tea Company. Rien que le nom était au dessus de mes moyens.

9h55, un peu en avance, je m'étais assis sur la moelleuse banquette de cuir des sièges côté rue. Je n'avais pris qu'un expresso qui serait, j'espère, le coup de fouet qui me tiendrait réveillé aujourd'hui.
Il fait sombre ici, avec un peu de chance, il ne verra ni mes pupilles encore dilatées, ni les cernes en dessous de mes yeux. À quoi bon lutter contre le sommeil ?
10H15. Il est en retard en plus. Somnolant sur mon café encore brûlant, mes yeux se ferment pendant que la caféine emplit mes narines. Je ne le vois pas arriver. James, lui, ne m'a pas raté.
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Sujet: Re: Brewed Coffee & Lifelong Ennemy (ft. James)   Jeu 17 Aoû - 15:00

BREWED COFFEE & LIFELONG ENNEMY


L’affaire du siècle. Ils semblent tous désireux d’y croire. Par son importance ? Son impact ? Ou sa facilité ? James, le caractère méfiant, se trouve confronté à cette affaire de drogue. C’est son quotidien, pourtant, cette fois, l’affaire prend un tournant important. Il referme le dossier d’une main las. Il a besoin de recueillir des informations, encore, il a besoin d’être sûr de lui avant d’agir. Envoyer une équipe au cœur de l’action n’est pas quelque chose qu’il déclenche sur une simple intuition. Ses collègues peuvent lui faire le reproche d’être trop méticuleux, mais lui, il a cette nécessité d’être sûr de lui. Alors il utilise des indics. Sans aucuns scrupules. Quitte à utiliser quelques gamins un peu paumés dans leurs vies. Il les laisse plonger dans les méfaits tant qu’ils sont utiles pour lui. On pourrait croire qu’il n’a pas de cœur, mais c’est plus puissant que ça, son métier passe avant tout autre chose.

Un coup de fil. L’impression de réveiller quelqu’un à l’autre bout du fil. Pas de cérémonie. Une heure de rendez-vous et un lieu. Rien de plus. Pas de blabla supplémentaire. Après tout, pourquoi faire ? Quelle serait l’utilité ? Aucune. Il n’est pas le type d’homme à faire dans les subtilités. Droit au but.

~ ~ ~ ~ ~

Complètement impeccable. La chemise repassée, chaque pliure qui semble avoir été contrôlée soigneusement. Une prestance qui s’affirme dès son entrée dans le bar. Le flic donne une impression de droiture dans sa manière de se déplacer et dans ce qu’il dégage. Sans aucuns doutes qu’il n’est pas ici pour ramasser des fleurs. Au premier coup d’œil, il est facile de deviner le quotidien du brun. Quelques têtes se tournent dans sa direction, par curiosité. Quelques murmures se font entendre par des commères du coin. Un flic suscite toujours l’intérêt. Et les questions ne cessent jamais. Pourquoi est-il là ? Qui va se faire arrêter ? Quelle crapule se cache parmi les habitants et les habitués des lieux ? L’être humain lui-même est curieux. Pourtant, il n’y a pas de sommation, pas de cri, pas de porte cassée et encore moins de menottes utilisées, la déception se lit sur les visages des intéressés quand l’homme commande simplement un café.

~ ~ ~ ~ ~

Je soupire en voyant le jeune homme le front posé sur la table. Il a l’air complètement à la ramasse. Et ça, c’est mon indic ... Génial, le rendez-vous commence bien on dirait. Mon café arrive sur le comptoir, que je règle avec un billet. Quelques pas me suffisent pour rejoindre l’asiatique endormi. Mais quel boulet … Et dire que lui, ce petit mec est une de mes sources d’informations les plus sûres. La ville de Los Angeles n’est pas dans la merde avec des engins de ce type je vous le dis ! Je me glisse sur la banquette vide en prenant soin de ne pas réveiller le jeune homme. Préférant une approche différente.  

D’une traite je bois le café et décide de le reposer fermement sur la table. La faisant trembler et sursauter plus d’un mec aux alentours. « Ce n’est pas l’heure de dormir. » Dis-je simplement en croisant les bras et toisant le visage de déterré du jeune homme. « C’est quoi cette gueule de dépravé ? » Il ne ressemblait décidément à rien ce matin. Et bien, ça va être beau … Souhaitons au moins que les informations tiendront la route.


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Sujet: Re: Brewed Coffee & Lifelong Ennemy (ft. James)   Jeu 17 Aoû - 20:01

Brewed coffee & Lifelong ennemy


La table vibre contre ma tempe, je grogne. Encore 5 minutes, maman.
Le flic est là, il s'est installé en face, accompagné d'une aura de mauvaise humeur. Dans une sorte de sommeil paradoxal, reposant mais où l'on se trouve encore partiellement conscient, je l'entends se commander un café. M'accorderait-il un peu de temps ?
Je pousse un petit soupir, en écoutant ce qu'il se passe autour. Ça bourdonne, le rythme effréné me berce.

J'ai pris mes 5 minutes. Peut-être un peu moins, peut-être un peu plus. Des cuillères résonnent sur des assiettes, des lycéennes rient, les serveurs s'affairent sans jamais réussir à être plus rapides que leurs clients. Une tasse se pose lourdement, violement contre le bois abîmé où je me repose. Le coup résonne contre ma joue : sa dernière once de patience est épuisée.
Putain, je l'ai attendu 15 minutes. Était-ce si dur d'avoir un peu de compassion ? Un soupir mal réveillé, et ma mâchoire se serre. Hors de question que je me presse pour ce type. Mes paupières s'éclipsent lentement pendant que la lumière du soleil m'aveugle malgré les stores de bois sur les fenêtres. J'ai connu des réveils plus désagréables, sincèrement. Ce matin par exemple. Les effluves de nos cafés, les cookies & croissants des voisins, et les pâtisseries au four m'aidaient à lentement émerger. Je me redressais à mon rythme pour enfin me frotter les yeux, prendre connaissance de mon entourage. Visiblement, le coup de tasse en avait inquiété plus d'un, quelques regards entre l'effroi et l'intérêt pervers s'étaient posés sur nous. Pour peu, j'aurais juré qu'ils nous observaient.
James me fixait comme si mon temps lui appartenait. S'attendait-il à ce que je baisse les yeux ?
 
« Ce n’est pas l’heure de dormir.
- Bonjour, James. »

Tellement propre sur lui qu'il devait être convaincu de pouvoir passer au dessus de simples règles de courtoisie. Il me prends pour un imbécile, un raté. Le sentiment est réciproque. Je ne peux réprimer le début de sourire cynique qui me vient. Je sais qu'il voit le monde en noir et blanc. Sans nuances de gris, évidement. Je suis un pion noir sur lequel ce valeureux cavalier blanc aurait main mise. Sa vie est un jeu d'échecs. À ses yeux, la mienne est juste un échec.

« C’est quoi cette gueule de dépravé ? »

C'est quoi cette gueule de sombre connard ? Non. Restons diplomates. Je me racle la gorge, pour renchaîner d'une voix toujours un peu groggy.

« Gueule de bois. J'ai encore l'âge de m'amuser, contrairement à vous. »

Raté pout la diplomatie. Tant pis.
L'âge, c'était vraiment bas, mais je n'étais pas assez réveillé pour viser plus haut que ça. Après le café, je pourrai l'attaquer sur ses méthodes douteuses, ou encore sur sa philosophie de flic basique : "Eugneungeuh j'arrête les méchants parce qu'ils sont méchants gneugneugneuh je suis la Loi obéissez-moi !"
Il n'avait pas besoin de savoir que ce n'était pas tant la soirée qui m'avait achevé, que mon petit boulot alimentaire. Avait-il déjà eut des problèmes d'argent au point de ne pas savoir s'il pourrait manger le lendemain, lui aussi ? Combien ça gagne, un flic ? Le nez dans ma tasse, j'essaie de compter le nombre d'années en tant que flic qu'il me faudrait pour rembourser l'université. Le constat me laisse aussi amer que le café froid que je sirote. Avec une mentalité aussi carrée, je doute qu'il comprenne ma passion pour la musique, même destinée à carwash douteux. Je reposais avec délicatesse ma tasse sur la table, avec un regard probablement trop malicieux pour mon propre bien.

« Vous n'êtes pas venu pour m'engueuler, je le sais. Qu'est-ce que vous voulez ? »
 
À défaut de savoir - ou de vouloir - me respecter, il pouvait rentrer dans le vif du sujet sans ménager ses indics, ce que j'appréciais. Quitte à ce que je dénonce des potes, autant le faire rapidement. Autant ne pas me laisser le temps de réaliser que ces types connaîtraient la prison à cause de moi. Mon estomac était déjà en train de se retourner, de se nouer incontrôlablement.
Jamais je ne lui avais évoqué autre chose que la marijuana que je vendais. S'il avait apprit quoi que ce soit à propos des autres drogues - que j'avais soigneusement cachées à l'appart avant de partir, j'étais vraiment, vraiment dans la merde. Non pas que ce soit inhabituel, non. Être dans la merde était un état constant chez moi. Les gens comme moi savent toujours comment s'en tirer, toujours.
Est-ce le cas de Mr. Wheeler ? Non, il n'aurait pas besoin de moi sinon.

Spoiler:
 

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Sujet: Re: Brewed Coffee & Lifelong Ennemy (ft. James)   Dim 27 Aoû - 0:17

BREWED COFFEE & LIFELONG ENNEMY


Le ton est froid. L’atmosphère est vide d’amicalité. Pas besoin de faire une étude sur la relation de ces deux hommes, il est clairement défini qu’ils ne s’apprécient nullement. Pas un bonjour, pas une once de bonté. Et le jeune homme sait le faire remarquer à son aîné. Mais le flic ne bronche pas. Au contraire, toujours les bras croisés, l’air sombre, seul son sourcil droit se lève légèrement en signe d’interrogation. Comme s’il n’était même pas atteint par la remarque. Comme si la ponctualité, la courtoisie ou toute autre forme de respect n’était rien pour lui qu’un détail de la vie insignifiant. Sans aucune obligation de le respecter si l’envie ne venait pas à le narguer. Fait qui en ce jour, se révélait être véridique. Après tout, pourquoi s’emmerder avec des banalités du quotidien ? Son visage de marbre et son air de déterré du siècle ne donnait absolument pas envie de partager un moment avec lui, quel qu’il soit. Avait-il dormi ces dernières vingt-quatre heures ? Même ses yeux défoncés faisaient douter du contraire. Il faisait peur.

~ ~ ~ ~ ~

L’air arrogant de Jack me donnait envie de lui donner une claque. Purement et simplement. Pour le remettre dans le droit chemin. Pourtant je me retins. Il ne doit absolument pas se rendre compte que ses conneries de business, c’est moi qui les couvre et que c’est probablement grâce au vieux en face de lui qui ne s’amuse plus, qu’il n’est pas lui-même derrière les barreaux. Des fois je suis content qu’il ne soit pas mon fils, j’aurai honte d’avoir un gamin aussi casse-cou et casse couilles par la même occasion. Mais bordel ce que ça me fait chier de le voir dans sa merde. Et aussi dans sa vie de merde. Je ne dis rien, je ne bouge pas, pour ne pas l’engueuler ou lui répondre trop sèchement. J’ai une envie de le remettre à sa place. Je me contente de le toiser du regard, comme à mon habitude.

~ ~ ~ ~ ~


Pas de cérémonie supplémentaire. Jack semblait en avoir déjà marre de voir le flic devant lui. Ce qui n’était pas plus mal. Autant mettre un terme à cette entrevue le plus rapidement possible. Le brun à la barbe de trois jours posa alors ses mains sur la table pour les joindre entre elles et se redresser. Histoire de se rapprocher du jeune dealer. « Tu sais très bien ce que je veux. » Commence-t-il doucement. Donnant une intonation différente à chacune de ses syllabes comme pour marquer la gravité de la situation. Il tente de capter le regard de son interlocuteur avant de reprendre la parole. « Je suis aux trousses d’un gros gang dans le domaine des drogues dures, apparemment les étudiants ont un contact pour se fournir et il ne serait pas inconnu avec ces fameux dealers. » Un temps d’arrêt. Un regard à droite, à gauche, aux alentours. Des têtes curieuses continuent d’observer le duo. James tente de se radoucir, de se remettre au fond de sa banquette, comme pour paraitre normale. Mais sa cambrure de flic parfait trop droite ne rend dupe personne dans le bar. Il n’a que faire des quelques murmures de commères qui les entoure. « J’ai besoin que tu me trouves ce mec et que tu me files son contact. » Ni plus. Ni moins. Sans jamais savoir que ce contact pouvait s’agir du jeunot en face de lui. S’il savait …


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Sujet: Re: Brewed Coffee & Lifelong Ennemy (ft. James)   Dim 27 Aoû - 22:27

Brewed coffee & Lifelong ennemy


Où qu'elle soit, je préférais ne pas penser à ma mère dans ces moments-là. Je savais pertinemment qu'elle ne m'avait pas élevé pour que je me comporte "comme ça". Comme un parfait petit connard. Ça ne servait à rien de se voiler la face : tout ce que je pouvais faire pour lui gâcher la vie, je le faisais. Parfois, ça me faisait de la peine. Parce qu'il ressemblait à mon père, que j'avais si souvent déçu. Maintenant, c'était lui qui me trouvait décevant. Pitoyable. Beaucoup d'idéaux, de principes. Trop pour une ville comme Los Angeles. Venir ici, pour des types comme eux, revenait à signer l'arrêt de mort de leur bonheur, de leurs convictions. Ce regard d'homme trop occupé pour vivre, James l'avait aussi. Ce comportement d'enfoiré que mon père m'avait fait subir, je le faisais subir à James. Si j'ai honte ? Un peu oui, pas assez pour arrêter.

Complexe d'Œdipe mal placé, probablement. Ou juste un désir profond de s'en sortir, balayé par James sans un regard.
S'il ne m'avait pas balancé à mon père, j'aurais probablement jamais vendu autre chose que de la beuh. À chaque cause, sa conséquence. La conséquence qu'avait eut ce flic sur ma vie, même lui ne pouvait pas la nier. Avec la légalisation en 2016, j'aurai pu tout arrêter. Peut-être pas revenir sur le droit chemin, mais au moins une route qui soit légale. Une route qui me fasse moins mal aux pieds.
C'était parce qu'il m'avait balancé que j'avais commencé à me diversifier. C'est parce que je devais payer un appartement et mes études seul, que je m'étais vu obligé de refiler de l'héroïne et de la coke à des étudiants insouciants. J'avais passé des semaines entières à ne pas savoir où j'allais dormir le soir même, au putain de mois de décembre, parce qu'il avait jugé nécessaire de prévenir mon géniteur que j'étais dealer. Et indic, tant qu'à être une déception, autant être une énorme déception. Ce soir-là, j'avais perdu ce qui restait de ma famille.

Je relève les yeux pour soutenir son regard. Au fond, je n'ai rien contre lui. C'est autant un sale type que moi. Au détail près que je n'ai encore rendu aucun gamin de 20 ans orphelin. James 1, Jack 0.
L'inspecteur de police avait prit une posture plus sérieuse, aussi je commençais à me préparer mentalement. Ouais, avec lui, il vaut mieux être prêt.

« Tu sais très bien ce que je veux. »

Oui, bien sûr. Des informations, c'est ça qu'il veut. Mais encore ? Que vais-je avoir sur la conscience, ce coup-ci ?

 « Je suis aux trousses d’un gros gang dans le domaine des drogues dures, apparemment les étudiants ont un contact pour se fournir et il ne serait pas inconnu avec ces fameux dealers. »

Merde.
Merde merde merde merde merde
Reprends-toi Jack.

« J’ai besoin que tu me trouves ce mec et que tu me files son contact. »

Je me mordais l'intérieur de la joue pour réprimer toute émotion malvenue.
Ce qu'il me demandait, c'était donc basiquement d'enquêter sur moi-même. Une panique grimpait le long de ma colonne vertébrale pour me clouer sur place. Bordel de merde. Ma tête implosait de répliques plus ou moins intelligentes, tout en cherchant celle qui sonnerait le moins coupable. Celle qui ne me trahirait pas.

« Je deale pas de drogues dures, et chez moi on ne mélange pas les petits et les grands dealers. Je vois très bien ce qui tourne sur le campus, mais j'en sais encore moins que vous sur ce trafic. »

J'avais très bien compris ce qu'il voulait, et ça dépassait largement mon boulot d'indic. J'étais censé donner des infos, rien de plus. Jamais j'avais signé pour devenir espion, infiltré ou peu importe ce qu'il me demandait d'être. En réalité, j'avais jamais signé quoi que ce soit. Seul ce lien invisible nous retenait, nous étouffait. Chacun de notre côté, nous tirions dessus jusqu'à ce que à l'autre bout de la corde, ça tire plus fort. Et ce depuis des années maintenant.

« Vous réalisez la merde dans laquelle vous risquez de me mettre ? »

Je ne jouais plus la prison à ce stade, mais ma vie. Putain, je suis pas assez intelligent pour ces conneries. Pas assez bon acteur, une peur certes discrète suintait de mes mots. Il n'allait pas me rater.
Peu importe ce qu'il penserait, ce qu'il déduirait, j'allais devoir fournir des infos régulièrement. Avec la rentrée approchant, je n'avais absolument aucune excuse valable pour me dérober. Dans un coin de ma tête, je calculais déjà. Après tout, aux échecs, il faut toujours avoir plusieurs tours d'avance.

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Sujet: Re: Brewed Coffee & Lifelong Ennemy (ft. James)   Jeu 14 Déc - 20:44

BREWED COFFEE & LIFELONG ENNEMY


Le visage de James reste impassible. Froid. Il ne sourcille pas. Aucune émotion ne passe sur ses traits, ses yeux restent vitreux et ses cernes lui donnent cet air qu’on n’aime pas remarquer chez un homme.  Cet air fantomatique. Une personne âgée passe près de leur table pour se rendre aux toilettes dont la porte se trouve seulement à quelques mètres des deux hommes. L’homme des forces de l’ordre sent le regard jugeur qu’elle lui porte, mais il fait mine de ne pas le remarquer. Elle ira probablement raconter à la centaine de chats qui l’attend chez elle qu’aujourd’hui elle a vu un homme à l’air blafard. Elle lui créera une vie pour avoir une histoire à raconter. Un homme qui pourrait avoir perdu sa femme. Un homme qui n’a plus de but dans sa vie. Qui court après le bonheur. Serait-ce réellement faux ? Serait-ce un mensonge de dire que cette femme est à côté de la plaque ? La vérité est différente tout en y ressemblant. Un méli-mélo de mensonge et de vérités. Un méli-mélo qui se plait à s’incruster dans la vie du flic. La femme s’engouffre derrière la porte qu’elle a ouverte et disparait du champ de vision du brun. Gardant son entière intention sur le gamin assis face à lui.

Le trentenaire ne perçoit pas la peur dans les mots de l’étudiant. Il ne perçoit pas la vérité dissimulée. Mais il n’a pas de quoi douter. Pas de quoi se poser la bonne question. Il ne creuse pas au bon endroit. Mais il a besoin de ce couillon. Quoi qu’il en pense, quoi qu’il fasse pour l’encourager. Il écoute attentivement ces derniers mots. Il ne sait rien … James pourrait le croire, mais il n’en fit rien. C’est son rôle à cet abruti de savoir. Il garde pourtant la même posture, le même visage sans émotion et se concentre pour être attentif à la question. Bien sûr qu’il réalise. Même bien plus encore qu’il ne le voudrait. Soudain. Un sourire étire ses lèvres sur le côté gauche.

~ ~ ~ ~ ~

Je sourie. Légèrement. En coin. Presque content de le voir avec un soupçon de confiance en lui qui s’envole et disparait dans un nuage de fumée sous mes yeux. Il semble moins sur son envie de m’envoyer bouler. Et surtout beaucoup moins enjoué quand à l’idée d’aller voir si je pouvais m’y trouver. Quelle sorte de juron ou d’insultes es-tu en train de me jeter en pleine face ? Je sourie toujours. Loin de l’envie de le laisser tranquille et encore moins de lui laisser vivre une vie en toute tranquillité. Quel homme serais-je si je lui offrais une vie sans surveillance ? Le type d’homme qui laisserait un gamin gâcher sa vie, encore davantage qu’aujourd’hui … Je lui laisse le loisir de poursuivre un business qui pourrait le détruire. De se lancer dans quelque chose qu’il ne pourrait pas maîtriser. Je n’autoriserais pas cela. Pas à l’avenir.

Mais aujourd’hui je ne lui offre que mon sourire en coin.

~ ~ ~ ~ ~

Le flic se donne enfin la peine de prendre la parole, non sans conserver cet étirement des lèvres. Changeant le fantôme en cet homme effrayant qu’il devient en une fraction de seconde. Sa voix grave est dictée sur ce ton calme et posé que seul cet homme sait maîtriser. Dénuant chacun de ses mots de toute émotion. « Est-ce que tu sais combien de vies tu mets en jeu si tu restes les bras croisés ? » Un temps de pause. Un vieux réflexe, il serre la mâchoire. Probablement pour contenir toute envie d’hausser le ton. « Je ne te laisse pas le choix, j’ai besoin de ces informations et tu es le mieux placé avec tes études pour m’aider. » Il soupire. Cette fois on devine clairement ce qu’il ressent. Aucune colère. Aucun plaisir. Un air de fatigue et surtout cet air blasé qui le pousse à se montrer clément. « Ecoutes, je sais que tu penses que tu vas foirer ta vie ou qu’elle l’est déjà. » Un temps de pause pendant lequel il pense au rôle qu’il a tenu dans cette équation. « Mais il est temps pour toi de te racheter et d’éviter à d’autres gamins de détruire leur vie. Si tu ne fais pas ça pour moi, fais le pour tous eux. » Il soupire et aperçoit la vieille dame ressortir des toilettes. Son regard se pose de nouveau sur James, qui cette fois, la jauge de haut en bas sans ménagements. Elle devine rapidement qu’il n’est pas le genre de mec à lui laisser sa place assise dans le bus. Passes ton chemin, mamie.



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Arrêt sur image

Amuses toi à arrêter le temps et observes mon vécu.
Tu y verras tout ce qu'un être humain est capable d'endurer, de combattre et d'y survivre ... Serais-tu prête pour me relever, pour débattre et me faire vivre ?

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Brewed Coffee & Lifelong Ennemy (ft. James)

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