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 No wrong way - Andreas et T.

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Sujet: No wrong way - Andreas et T.   Lun 5 Juin - 9:07

Quelques semaines se sont écoulées depuis mon arrivée, et je me suis habituée à ce rythme de vie si différent de celui du Kentucky, chaque matin, je me dis que je comprends le sentiment qu’elle a pu ressentir en partant. En venant poser ses valises jusque là, en se disant que la vie serait plus belle au milieu d’un monde qui est le parfait contraire de celui qu’on a toujours connu. Et dans chacune des choses que j’entreprends, j’ai cette voix, infime, qui me murmure « Grace avait raison. » pourtant, j’ai tant de fois voulu qu’elle s’éloigne de la moindre de mes actions.

Mes cours du soir sont passionnants, mais il s’est passé à l’intérieur de ces derniers, quelque chose que je n’avais pas prévu. Ethan. Voilà ce que je n’avais pas prévu. Ethan et son joli sourire, Ethan et son don pour sublimer les courbes de ses esquisses. Ethan et son envie de me connaître. Ethan et son invitation. « Ce soir, je vais te montrer un autre côté de Los Angeles. » J’avais secoué le visage, j’avais dit non. Et tout ce qu’il avait trouvé à me répondre ? « Non, ce n’est pas une possibilité. » D’accord, ok. Il avait prononcé ce genre de phrase, parfaitement clichée. « Tu te fais encore plus belle que tu l’es, et je passe te chercher. » On sortait de l’université, j’ai voulu lui dire que j’étais assez grande pour me déplacer seule, mais il a continué. « T’as pas le choix, c’est comme ça. De toute façon, tu te perdrais si tu y allais sans moi. » Forcée de constater qu’il avait raison, j’ai haussé les épaules, à la perfection, et j’ai dit oui, sans plus aucune excuse d’hésitation.



Préparée, comme il se doit, d’un short noir et d’un débardeur léger, assise au bar, je l’entends me compter monts et merveilles entraîné par de effluves de whisky qui s’accordent parfaitement avec celle de la vodka que je consomme depuis quelques minutes déjà. « Je reviens. » qu’il prononce finalement, et j’en déduis qu’il va tout simplement se … soulager. Pour le coup ça me fait rire, me le fait penser un peu ridicule, mais un tantinet charmée j’en reviens à mon verre presque achevé, lorsque je hèle le serveur afin d’en commander un autre, amusée. Si je n’avais pas voulu venir de prime abord, le fait est que maintenant, je me dis que je suis incapable de le regretter.
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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Lun 5 Juin - 21:19

“Un Monaco, une Guinness, deux vodka Redbull et deux tequila, c’est ça ?” Abigail et Quinn, nos deux assistantes du service marketing, hochent vivement la tête avant de réclamer, d’une voix guillerette : “Avec des citrons, les tequilas ! On est des vraies nous !” J’enregistre la commande, plus que le reste. Après tout, elles sont dans l’agence depuis à peine deux mois. Il va nous falloir d’autres soirées dans ce genre pour vérifier leurs dires. Quant à Tristan, Bradley et Noah, qui sont sans aucun doute mes collègues les plus festifs, ils se contentent d’approuver d’un bref “ouais”, tous les trois occupés à draguer les deux petites nouvelles. Si cela n’avait pas été à moi de payer la tournée, j’aurais fait la même chose qu’eux. Il faut dire qu’elles sont plutôt canons, Abi et Quinn. Le genre de filles à qui tout réussi, aussi belles que brillantes, sociables à souhait et toujours partantes pour faire la fête. A croire que leurs parents ont eu vent d’une recette de conception miraculeuse. Mais peu importe, quand le résultat est là... Je les quitte finalement du regard et me dirige vers le grand bar central en forme de O, où une dizaine de personnes y sont déjà accoudées, voire installées. Roi du faufilement quand il s’agit de la ruée vers l’alcool, je fais bientôt signe au barman du coin.

Un Monaco,
Une Guinness,
Deux Vodka Redbull,
Et deux Tequila Paf, pour moi.


De l’autre côté du bar, derrière les gestes experts du barman, une silhouette retient mon attention. Et la surprise réside surtout dans le fait que je l’imaginais partie, de retour dans sa région éloignée et presque déserte. Je la discerne, donc, et éliminant vite l’option d’une hallucination due aux degrés ingurgités, je note de chaque côté d’elle deux hommes que tout oppose. L’un est plutôt baraqué, avec un air légèrement abruti. L’autre est bien plus svelte et semble avoir l’esprit plus vif, comme quoi, les clichés ne sont jamais loin. Mais ce que je retiens avant tout, c’est qu’il n’a d’yeux que pour sa copine de gauche… alias mademoiselle la factrice. Fort bien. Elle s’est donc accrochée à Los Angeles et en plus, elle s’est trouvée un mec. C’est du rapide. A moins qu’elle soit venue le retrouver ici, qui sait ? J’en viens à maudire de nouveau Grace pour ne m’avoir jamais rien dit sur cette fille. Que ce soit sur sa vie, sur sa personne, sur n’importe quoi. La moindre chose qui aurait pu me permettre de la considérer comme un terrain un tantinet acquis. Mais trêve de songerie, son gars se lève et disparaît dans la foule.

Bien sûr, que je vais aller la voir. Il n’y a pas d’autre alternative. C’est soit ça, soit je retourne voir mes collègues et je le sais pertinemment, que je ne pourrai pas m’empêcher de la garder en tête. A défaut de toujours accepter mon destin sans broncher, je me connais par coeur. Alors après avoir sorti ma carte bancaire pour payer la tournée, je fais deux aller-retour vers ma table pour fournir à chacun sa boisson et je prétends une envie de me soulager soudaine pour disparaître de nouveau, direction l’espace vide du bar qui, je l’espère, le sera toujours.

“C’est pour moi.” Cette fois, c’est un billet que je glisse au barman, en guise de paiement pour cette vodka qui lui a été demandée à l’instant. A ma gauche, sur le siège voisin, celle dont j’ignore le prénom tourne la tête et me regarde avec étonnement. Sans doute juge-t-elle mon culot d’avoir piqué la place de son mec, mais moi, je suis loin de me gêner. A vrai dire, je n’y pense déjà plus, davantage concentré sur ma prochaine stratégie.

Mon verre apporté jusqu’à mes lèvres, j’avale une grande gorgée avant de prendre la parole plus sérieusement… Enfin tout est relatif. “Ne cache pas ton plaisir. Je sais que tu es ravie de ma présence.” Dis-je, un brin railleur, en référence à son adorable petit mot, d’il y a quelques semaines. Bien sûr, entre nous, j’en ai un peu rien à foutre de la fausseté de mes propos. Vous le savez comme moi, que c’est ce qui rend l’introduction intéressante. Mes yeux vont chercher les siens et je trouve enfin le sérieux qui sied à l’occasion. “Bon, je t’ai payé un verre. La moindre des choses... ça serait de m’expliquer ce que tu fous encore ici, non ?” Je pointe le sol, en terminant ma phrase. Le sol, la ville quoi. Serait-ce une blague ou tous les Nolan vont-ils venir peupler ma ville ?

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Dernière édition par Andreas Klein le Mar 13 Juin - 12:32, édité 1 fois
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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Sam 10 Juin - 12:07

Entre mes dents, je torture la paille qui orne mon cocktail vide, patientant avec un faible sourire sur mes lèvres, afin d’obtenir le prochain. Ne sachant pas réellement si je suis heureuse d’être ici, mais le fait est qu’il y a cette légèreté dans l’air, cette effluve de nouveauté, ce semblant de béatitude, quelque chose qui souligne, d’être ici, ma gratitude. Mais voilà, il faut bel et bien croire que tout est éphémère, que jamais rien ne dure, bien que l’on essaie toujours d’avoir la vie à l’usure. “C’est pour moi.” Cette voix … je déteste me le dire mais je la reconnaîtrais entres toutes, malgré le brouhaha. Alors je me retourne vers lui, d’une oeillade un tantinet assassine, je détaille ses traits, j’en suis presque sciée, certaine d’halluciner. Et sur son visage, se trouve cet air malin, qu’instinctivement j’ai envie de lui faire ravaler, d’un « Qui t’a permit de me payer un verre, flash info, tu n’es pas invité. » Alors j’en prie les cieux pour qu’Ethan revienne et le vire, par souci de possessivité.

De son propre verre, il boit une gorgée, et cette désinvolture promet une quelconque aventure. Qu’est-ce que tu fais là, Andreas ? Il n’y a rien qui te force à rester, d’ailleurs, rien ne t’a poussé à venir. Après tout, on s’était dit « à jamais » toi et moi. “Ne cache pas ton plaisir. Je sais que tu es ravie de ma présence.” Comment te dire ? On ne t’a jamais précisé que l’excès de confiance pouvait altérer le cerveau à plusieurs niveau ? Et cette ironie qui s’en devient palpable, elle me donne des nausées, lui et moi nous ne sommes pas obligés de se parler. Bon sang, pourquoi les gens s’évertuent à rendre les choses si compliquées ? Je voulais juste une soirée à … décompresser. Quoi qu’à la vérité, je ne la désirais même pas, il faut croire que j’aurai du m’écouter dès le départ, ne pas me laisser traîner dans ce qui ressemble à présent à un traquenard.

“Bon, je t’ai payé un verre. La moindre des choses... ça serait de m’expliquer ce que tu fous encore ici, non ?” De sa paume il m’indique le lino ornant le sol, et je fronce les sourcils, ne comprenant pas, après tout je ne savais pas que … « C’est interdit ? » d’être ici ? Ca ne sied pas aux gens de mon rang ? Excuse moi, mais je ne pensais pas que tu étais le patron et que je risquais de me faire virer en venant fouler l’espace de mes pieds. Mais je me laisse surprendre par mon verre arrivant, et de ce fait j’en précise un point qui me paraît assez important. « Je ne t’ai pas forcé. » à me le payer. « Mais merci, tu prends part à mes économies. » après tout, à huit dollars le verre, c’est simple, je ne vais pas cracher dessus. A mon humble tour d’en boire une gorgée, aspirée par biais de la paille, évidemment. Et ma langue s’acoquinant avec elle, c’est en un battement de paupière que je lui signifie de quoi, finalement, il s’agit. « Tu n’es pas futé, apparemment. » Pourtant, elle te décrivait si bien, tu sais. Parfois, elle disait que tu étais le meilleur, que tu avais marqué son âme, son coeur. « A ton avis, pourquoi ? » Pourquoi je suis encore là. Mais le suspense est totalement factice, parce que pour me moquer de lui, pour aliéner peut-être un peu son esprit. Je reprends de plus belle. « Je bois un verre avec un ami. » Rien de plus, rien de moins, dans la ville dans laquelle je vis.
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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Mar 13 Juin - 12:27

Manifestement... cette fille n’a pas volé sa filiation à Grace. Son attitude et ses réactions me démontrent une fois de plus que je suis en présence d’une copie mentale de celle qui a été mon ex pendant de trop longs mois, et croyez-moi, ça ne présage rien de bon qu’elle soit encore à Los Angeles. Ce qui dans mon esprit aurait pu être un voyage de santé se transforme petit à petit en une nouvelle résidence d’assez mauvais goût pour cette fille... non désirée, à défaut d’être indésirable. “C’est interdit ?” De venir à Los Angeles ? Non quand même, ne nous méprenons pas... Je n’suis pas aussi vile. Mais d’y rester alors que t’avais le choix entre des milliers d’autres villes dans le pays, par contre… Ça laisse déjà un peu plus place au doute. “Je ne t’ai pas forcé. Mais merci, tu prends part à mes économies.” Dit-elle, en référence à ma galante générosité… Bon, d’accord, ça n’a strictement rien de galant. D’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi j’ai fait ça. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ? La justification des jolis yeux ou du beau décolleté (ne t’avise pas de regarder, Andreas) ne sont pas applicables, pour elle. Qu’on se le dise, cette nana ne mérite certainement pas que je lui paye une consommation, hein. “Eh bien tu vois, je n’y aurais jamais songé mais si ça peut t’être utile...” Je souris de façon un peu narquoise, sans doute pour édulcorer mes propos légèrement hypocrites sur les bords. Non vraiment, ses économies, je m’en fous. Elle a bien une tête à être fauchée, c’est vrai, mais c’est pas demain la veille que je vais me soucier des soucis financiers d’autrui, si vous voulez savoir, et encore moins des siens.

Bref, je lui ai donc payé ce verre pour qu’elle parle, et si elle pouvait coopérer pour qu’on en finisse plus vite, ça serait sympa. J’aime bien regarder les filles sirotant leur verre avec autant de sensualité, c’est pas le problème, mais j’ai des amis qui m’attendent, moi. Enfin… Je crois. Ils sont toujours à leur table, d’ailleurs ? “Tu n’es pas futé, apparemment.” Brève vérification sur mes compagnons rieurs de l’autre côté du bar, puis je repose mes yeux sur la brunette. Elle vient de dire que je n’étais futé ? Et elle, elle s’est v… “A ton avis, pourquoi ?” C'est qu'elle me donne soif avec ses remarques désagréables, si bien que j’en vide de moitié mon verre. Quand je le repose sur le comptoir, je m’apprête à répondre de façon très sarcastique à sa question. Pas de chance, elle me devance de peu. “Je bois un verre avec un ami.” … Quoi ? Et c’est moi qui ne suis pas futé ? On va se retenir de lui demander son âge et son niveau d’études. On va juste enchaîner poliment. Enfin essayer. C’est que c’est difficile de ne pas en rire. “Ah oui… Et moi, c’est de l’eau que je suis venu boire ce soir.” Je jette un coup d’oeil à droite, à gauche, à la recherche de son “ami”, puis voyant qu’il n’est toujours pas de retour de je-ne-sais-où, je poursuis en approchant mes lèvres de son oreille pour qu’elle m’entende bien. “Ta vie sentimentale est certainement passionnante mais la vraie question était, que fais-tu encore ici, à Los Angeles.” Je la fixe du regard, un instant, en préférant le silence plutôt qu’un autre jet de venin… Mais c’est sans compte sur ma langue qui fourche. “Sur les traces de Grace Nolan, la sauvageonne… T’as songé à écrire un livre ?” Petit sourire en coin. “Pour tes économies… plus que pour le succès.” Oups. Elle va m'adorer, c'est sûr.

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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Mer 14 Juin - 20:12

“Eh bien tu vois, je n’y aurais jamais songé mais si ça peut t’être utile...” Comment te dire ? Ah oui, je sais … Pauvre con que tu es. Et ton sourire, et ta malice, j’ai des envies de te les faire avaler, peut-être même de te mettre une baffe, juste pour me venger d’un je-ne-sais-quoi, du fait que tu es encore là, et qu’elle elle se tape un français à Paris qu’elle ose appeler mari. Mais pour le moment, ce qui pourrait m’être réellement utile, ce serait de le voir disparaître de mon espace vital. Je n’ai franchement pas prévu de partager mon oxygène avec lui. Alors au revoir, et merci.

Mais ce serait bien trop lui demander. Non, puisqu’il continue, qu’il me tend une perche trop belle pour être ignorée. D’ailleurs je ne rechigne pas au fait de lui répondre de manière stupide … puisqu’à question bête, n’est ce pas ?  “Ah oui… Et moi, c’est de l’eau que je suis venu boire ce soir.” Qu’est ce que j’en sais ? Il peut bien boire ce qu’il veut après tout ? En quoi ça me concerne ? Ce n’est pas moi, qui l’ait invité, après tout, je m’attendais à ne plus jamais le revoir, ce lascar. Le fait est qu’il est venu à côté de moi pour m’emmerder c’est tout ce que je crois. Il regarde autour de lui, et j’en viens à me demander s’il cherche à savoir si oui ou non quelqu’un nous observe tous les deux cote à cote à jouer cette mascarade que je ne justifie pas. Me glaçant au passage, son visage s’approche du mien, pour que ses lèvres s’en viennent à effleurer mon oreille, son souffle se heurtant à ma peau, et pour le coup, j’en perds quelque peu de mon assurance, perturbée, de toute évidence, par cet étrange rapprochement. “Ta vie sentimentale est certainement passionnante mais la vraie question était, que fais-tu encore ici, à Los Angeles.” Sentimentale ? Non, je n’aurai pas dit ça, c’est juste un ami, mais qu’importe, là n’était donc pas sa question. Sauf que je ne suis pas très encline à lui répondre, la ville ne lui appartient pas, alors elle signifie quoi, cette comédie pour laquelle je n’ai pas auditionnée ? Qu’on se le dise Andreas, je n’ai absolument rien demandé, alors retourne avec celle, celui, ceux avec qui tu es venu, ce n’est pas comme si ça m’intéressait. “Sur les traces de Grace Nolan, la sauvageonne… T’as songé à écrire un livre ?” C’est troublant comment tu en viennes à reparler d’elle. La sauvageonne … dis moi, tu l’aimes encore ? Même après la lettre, tu en es à ce point là. C’est déroutant, tu vois. “Pour tes économies… plus que pour le succès.” Ce qu’il est mignon, à se contredire de cette façon. Alors je me permets de lui préciser, presque du tac au tac dans l’espoir de le faire taire. « Ca ne va pas de paire ? » Les économies seront sauvées par le succès, donc tu sais …

Un faible mouvement de recul s’éprend de mon corps, et j’en souris, bien que perturbée par tout cela. J’en soupire, avant de boire. Une longue gorgée, un instant charnière qui me permet de le jauger. Cette insolence irréel qui parfait ses traits. Monsieur Klein, je n’en doute même pas, que vous en jouiez. Le problème dans tout cela ? C’est que dans la moindre de ses attitudes, je comprends pourquoi Grace a flanché. Je suis intimement persuadée qu’elle a succombé au pouvoir de ses iris azurées, à ce sourire qui cache mille et une vérités. J’entrevois tout ce dont elle a pu me parler, ayant un besoin limite de le toucher. Pour être certaine qu’il existe bel et bien celui qu’elle a cru pouvoir aimer. Celui qui l’a faite fuir à cause d’amour. Celui que je hais parce qu’il me l’a faite perdre pour toujours. Incontrôlable, et certainement bercé par la vodka. J’en oublie mon cavalier, j’en mords ma lèvre, amusée. Et de deux doigts, effleure sa joie, longe sa mâchoire avec une parcimonie mesurée, parce que je ne connais pas du sexe et de l’allumage tous les secrets, mais c’est ce qu’ils pensaient devoir me faire, afin de mieux se contenter. « Je vis ici. » que je lui dis, comme si c’était une révélation valant des millions. « Tu crois que tu vas pouvoir supporter ? » T’en fais pas, à moi aussi, elle vient me hanter.
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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Lun 19 Juin - 19:13

“Ca ne va pas de paire ?” Je devrais peut-être préciser ce que j’ai en tête à cet instant... Comme quoi je n’ai pas songé, une seule fois, que ce roman pourrait devenir le best-seller de l’été 2017, hein. Mais elle, si c’est ce qu’elle souhaite croire, à la bonne heure. Pour la modestie, on repassera, c’est tout. D’ailleurs, la liste des emprunts à Grace semble plus longue plus prévu… C’est sur cette réflexion que je craque un petit sourire, le genre de rictus nerveux qu’on a du mal à contenir, vous voyez. C’est que les ressemblances font mal, chaque fois, alors on fait comme on peut pour garder la tête hors de l’eau.

L’instant qui suit est lui, comme hors du temps. Je la sens me sonder avec ses yeux, d’une façon assez mystérieuse dont je n’ose pas chercher la signification. Quand une fille redoutable commence un numéro, ce n’est jamais bon signe, c’est en tout cas ce que j’ai appris. Mieux vaut pas rentrer dedans, à moins de vouloir se faire prendre au piège. Il y a juste quelques fois où c’est plus compliqué que d’autres. Quelques fois où on peine à décoller nos prunelles des leurs, simplement parce qu’on sait que la réponse qu’on attend (ou pas) est sur le point d’arriver, et qu’il serait trop bête de ne pas s’y intéresser un minimum. Surtout dans mon cas, où je suis celui qui est expressément venu demander des comptes… Si seulement j’avais davantage réfléchi avant de venir m’asseoir sur ce tabouret. Ça m’aurait évité toute la suite. Qu’elle vienne de moi, d’elle. De ses doigts qui longent délibérément ma mâchoire, sans que je n’y comprenne rien, et que je me sens haïr instantanément pour leur douceur a priori déplacée. Non, carrément déplacée. “Je vis ici.” Et c’est plus fort que moi, je la fusille un peu du regard pour ce qu’elle vient de faire. Et de dire. Bordel. A s’en étrangler. “Ah.” Pas de chance, hein. Cette fois j’ai du mal à rire. Je n’en ai tout simplement pas le coeur. Et ma main, quant à elle, évince la sienne de ma peau en la retenant à peine, je dis bien à peine, une seconde de plus. Juste le temps pour elle de rajouter une question piège. “Tu crois que tu vas pouvoir supporter ?”

Là, tout de suite, non. J’ai du mal à supporter l’idée et pour dire vrai, je n’ai même pas envie de faire l’effort. J’ai comme l’impression que cette fille fait exprès de débarquer dans ma vie pour me la pourrir comme la précédente de son nom l’a déjà fait avant et forcément, ça ne me plaît pas. Comment pourrais-je apprécier ? En me cassant et en faisant comme si elle n’était jamais venue me voir à l’agence avec cette putain de lettre et son air si hautain ? J’ai tout de suite cerné en elle le même poison qu’il y avait chez Grace, ce truc là qui peut rendre accro mais qui est aussi bien capable de détruire une vie. “Parce que c’est possible, selon toi ?” Je réponds, après une brève inspiration, par rapport au fait de la supporter. D’ailleurs c’était le mot parfait à employer, un bon point pour ça, mais c’est probablement le seul qu’elle obtiendra ce soir de ma part. Terminant mon verre d’une nouvelle traite, je le repose ensuite, serre la mâchoire en évitant de la regarder. “Je ne sais pas à quoi tu veux jouer avec moi, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée.” C’est que la trace de ses doigts, me serait presque restée sur la peau. Je retrouve ses yeux et m’y fixe, juste un bref instant. “Ne crois pas que t’es aussi forte qu’elle à ce vilain petit jeu de la séduction, c’est un de ces nombreux trucs dans lesquelles elle est indétrônable.” Un de ces trucs qui m’ont séduit, aussi. Parce que ce n’était pas toujours fait dans ces conditions-là, avec la haine, la rancœur et la provocation, ingrédients qui semblent indissociables à ma relation avec cette… “Enfin au moins, ça a l’air de marcher avec lui.” Que je lui glisse de nouveau à l’oreille, avant de me lever pour laisser la place à son “ami” revenu d’entre les morts. Un petit sourire à ce pauvre rat piégé et me voici envolé, jusqu’à ma table. C’est Abigail qui me redonne ma place à côté d’elle et qui me demande discrètement qui était cette fille au bar, chose à quoi je lui réponds, l’air de rien. Une fille sans importance. Et c’est vrai. Je m’en convaincs, bien peu préoccupé par ce qu’en pense ma collègue, et le regard déjà reporté sur Nolan, au loin.

La soirée va être longue, très longue.
Mon intuition me dit que je n’en ai pas fini avec cette fille.

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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Jeu 29 Juin - 14:06

La proximité entre nous s’en devient étrange, et je ne saurai même plus dire si réellement elle me dérange, intimement persuadée que l’on se retrouve dans un de ces instants, oui de ceux qui se trouvent hors du temps. Paumée dans un ailleurs où vacille nos deux âme afin de mieux s’entrechoquer, c’est un n’importe quoi, un bordel que je m’amuse réorganiser, alors qu’il vient m’arrêter de cette paume qui éloigne la mienne, de ces iris qui violent délibérément les miens. Troublée, et pourtant pleine d’assurance quand la vérité sur ma présence, je lui balance. Quand je le provoque en lui demandant si ça va aller, si ça ne sera pas trop dur… Presque à lui préciser que je ne suis pas difficile à oublier. Invisible jusqu’à ce qu’on croit pouvoir me faire exister. Durant des années j’ai voulu disparaître, tu sais. Et c’est à nouveau que je m’éloigne, que dans mon esprit tout fait naufrage. Plus aucun sens, “Parce que c’est possible, selon toi ?” Je déraille Andreas, et tu ne le vois même pas. Possible ? Pour ce que j’en sais, je me dis que la ville est assez grande, qu’après tout, on peut toujours faire comme si on ne se connaissait pas… Puis après tout, c’est étonnamment vrai, n’est ce pas ? On ne se doit rien, on a foutrement aucune idée de qui est l’autre. Tu l’as dit toi même, elle ne t’avait même pas parlé de moi. Honteuse de ses racines, au point de vouloir éradiquer ceux qui l’ont aimé. Et peut-être que c’est mon manque de réponse qui le convainc, mais en tous les cas il termine son verre et je l’entrevois déjà en train de mettre un terme à cet étrange échange. “Je ne sais pas à quoi tu veux jouer avec moi, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée.” Je ne joue à rien, ou sûrement à tout, j’ai eu l’espace d’une seconde l’envie de voir ce que ça pourrait faire en toi, qu’une autre Nolan se force à avoir une place dans ta vie. Mais le fait est que c’est déjà passé, parce que l’évidence est telle qu’elle t’a bien trop tatoué. “Ne crois pas que t’es aussi forte qu’elle à ce vilain petit jeu de la séduction, c’est un de ces nombreux trucs dans lesquelles elle est indétrônable.” Marqué par l’encre putassière de Grace et de ses manières. “Enfin au moins, ça a l’air de marcher avec lui.” Et je m’en veux de me dire que je suis piqué à vif par ses paroles, que j’en avais même oublié le prénom de celui parti aux toilettes et qu’au grès de cet étrange aparté je me suis laissée couler.

C’est sans plus de mot qu’il se tire et que mon regard, presque malgré moi le suit, douchée sur place, j’en suis presque perturbée lorsque mon rencard du soir reprend place sur celle qu’Andreas vient d’évider. Je déglutis, me fixant sur lui, le trouvant soudainement, d’une fadeur sans appellation. Je pince mes lèvres maquillée d’un rouge trop sang, et l’observe tandis qu’il me demande, bien trop gentiment. « Il t’importunait ? » Pas le moins du monde, ou plutôt trop, sauf que je ne parviens pas à le déterminer. En colère pour pas un sous lorsque mes prunelles se retournent en se direction et que je remarque cette fille tout à côté de lui qui lui sourit. « Nolan ? » les secondes s’amoncellent et le temps a reprit ce court incertain, alors que je ne désire plus ce chemin. « Ca ne va pas ? » Oui et non, je ne sais pas. Prise d’une impulsion qui vient de nulle part, mes phalanges vont s’accrocher à mon verre, bien refermée sur ce dernier, alors que je précise à mon compagnon un « Je reviens. » Et sans attendre une réaction de sa part, je tourne les talons, en direction de l’autre pauvre con. Il y a l’adrénaline qui brûle mes veines, qui annihile mon cerveau, je vacille sur une ligne invisible, jusqu’à ce que je retrouve à sa hauteur et de celle de son groupe d’amis.
La traduction de mon impulsion se fait dans ce geste que je vais sûrement regretter, mais qu’importe puisqu’il ne me faut qu’une fraction de seconde pour que je ne me décide à le réaliser. La contenance tout entière de mon verre se déverse sur son visage, acte souligné par un « Pour l’indétrônable. » craché à son intention. Et je fais claquer le cul de ce dernier sur leur table, avant de me retourner. Une chose est certaine, c’est que même si à la séduction elle était possiblement meilleure, je ne lui laisserai jamais le dernier mot. Quel qu’en soit le prix, même celui de passer pour une hystérique aux yeux d’étrangers, et de ruiner, ma possible fin de soirée avec celui qui au bar m’observe d’un air dépité.
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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Dim 2 Juil - 16:07

“Toi et tes filles sans importance, Andy… J’ai arrêté de compter.” Qu’elle balance en riant avec sa typique désinvolture, et dont le rire me démange autant qu’il me ménage. Car dans cet instant T, je n’ai plus qu’une envie, celle de me changer les idées. D’évincer de mes pensées cette cousine bien trop pleine de pugnacité à mon goût. Et si encore il n’y avait que ça de dérangeant… Mais c’est un tout. Son apparence, son caractère, sa personne entière. Tout chez elle, m’irrite. A tel point qu’Abigail devient, à cet instant, mon unique point d’ancrage. “Sage décision. Ta concentration au boulot sera peut-être meilleure, comme ça.” Et sur son visage, en réponse à ma taquinerie, je vois plusieurs réactions se confondre presque aussitôt. Un mélange d’indignation et, dans la seconde qui suit, de surprise et d’incompréhension. Je n’ai pas le temps de m’en interroger, pas même le temps de regarder dans la même direction qu’elle, car un geyser d’eau impromptu se déverse sur moi avec autant de violence que les mots bientôt dirigés à mon égard. “Pour l’indétrônable.” C’est froid, sévère, brutal. Je reste interdit en rouvrant mes yeux sur ma chemise littéralement trempée, puis sur elle, la garce encore debout devant moi, non, devant nous tous en réalité. Son verre cogne contre la table, et je la regarde me fusiller de ses yeux avant de se retourner pour rebrousser chemin, tandis que les rires de mes collègues se mettent à remplacer leur ancienne stupéfaction. “Sans importance, tu disais ?” J’entends ensuite, puis un “Non mais elle a quoi, celle-là ?!” présomptueux de Quinn. Mais je n’ai même plus envie de donner tort, et encore moins raison. Je ne parviens plus à déloger mes prunelles de Nolan. De son dos qui se fait la malle dans la foule, déjà. Cette insolente croit peut-être s’en sortir comme ça, sans rien de plus. Mais ce n’est pas que son terrain de jeu, ici. Ça a été le mien bien avant qu’elle y pose les pieds.

Je me lève, faisant complètement fi de l’eau encore ruisselante sur mon visage, et tente de la rattraper le plus vite possible. Evitant de justesse quelques personnes qui se trouvent d’un peu trop près sur mon chemin, car bien évidemment, c’est quand on est pressé que le monde semble ligué contre nous. Ses épaules m’apparaissent de nouveau à la vue et c’est sans la ménager d’une once que j’attrape son poignet pour l’arrêter sèchement dans sa fuite. Sentant une résistance immédiate, je décide pourtant de m’en foutre complètement, tirant un peu plus sur son bras pour la faire se retourner et l’attirer vers moi. Que sa silhouette parfaite puisse m’affronter, que ses yeux me fassent front comme il se doit. Brutalement je la relâche. Et je profite du fait que les gens s’en contrecarrent de nous en choisissant cet endroit, au centre de tout, pour me défouler. “Putain mais à quoi tu joues ?” Je demande, encore une fois, piqué par l’envie qu’elle me réponde une bonne fois pour toutes. “Tu crois quoi, qu’elle a besoin d’une justicière comme toi pour mieux vivre à Paris ? pour ne serait-ce que penser à toi ?” Je réussis à dire, entre la colère et l’ironie en retraite. Et moi qui croyais que c’était terminé, que j’avais enterré cette histoire bien profondément. Conneries. C’est enncore en lui crachant mon venin au visage que je me sens vivre et exister. Pour tout ce que j’ai dû intérioriser pendant de longs mois, sans que personne, vraiment personne, ne sache comment m’aider. “Elle s’en fout certainement de ta petite vie à Los Angeles, alors arrête donc de t’enfoncer pour elle, c’est d’un ridicule, sérieusement…” Finis-je par dire en repensant à sa transmission de lettre idiote, entre autres. Non vraiment, fallait pas me jeter ce verre pour Grace. Pour tout le reste, à la limite, mais surtout pas pour Grace. “Fous-moi la paix et va donc te faire sauter par ce mec. Crois-moi, ça vaut mieux pour tout le monde.” Et sur ces derniers mots, sur ce dernier regard en coin, je détourne les talons et me dirige vers la porte de sortie du bar pour m’aérer l’esprit, dos contre le mur dégueulasse du bar. Au diable. C’est mon paquet de clopes que je sors de ma poche, et l’une d’elles que j’extirpe du paquet pour venir la glisser entre mes lèvres, marquées par la nervosité qui m’a dominé et qui me domine, encore.

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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Dim 2 Juil - 19:07

Fière de mon geste, je continue ma traversée de la foule en quête de retrouver mon rencard du soir qui n’en est certainement plus un à présent. Mais qu’importe, à défaut de défendre l’honneur de Grace, ici, c’était le mien pour lequel je me battais. J’ai une sainte horreur de me dire qu’il n’en finira pas de me comparer à elle. Chose totalement inutile étant donné que je n’arrête pas de penser que de sa personne dans ma vie, je n’en veux pas … Alors sérieusement, Tempérance, tu te bats pourquoi ? Pour que cette main qui vient d’attraper mon poignet me lâche et me laisse vaquer à mes occupations. Mais plus je tire plus il le fait aussi, forcée de constater que sa pression est plus imposante que la mienne, je me retourne vers lui. Fais face à cet homme qui ne signifie rien, et qui, étrangement, ici et maintenant, souligne absolument tout. Ses phalanges se desserrent, et dans ses prunelles il ne reste plus que la haine. “Putain mais à quoi tu joues ?” Moi ? Je joue ? Tu n’as pas cette sensation d’inverse les rôles ? Peut-être même que tu te penses drôle. Bon sang, je ne t’avais rien demandé, j’étais tranquille dans mon coin, à avoir presque réussi à oublier que toi et moi on vit dans cette foutue ville que je crois finalement maudite. “Tu crois quoi, qu’elle a besoin d’une justicière comme toi pour mieux vivre à Paris ? pour ne serait-ce que penser à toi ?” Mais c’est là tout le problème, tu vois. Je ne suis pas venue te balancer mon verre pour elle, mais juste et seulement que pour moi. “Elle s’en fout certainement de ta petite vie à Los Angeles, alors arrête donc de t’enfoncer pour elle, c’est d’un ridicule, sérieusement…” Il s’enlise dans ce dégoût qu’il ressent à son égard. Il se voile la face, si intensément qu’il en devient presque comique. Trop déplaisant. “Fous-moi la paix et va donc te faire sauter par ce mec. Crois-moi, ça vaut mieux pour tout le monde.” Bordel mais c’est lui qui est venu me chercher ! Je ne suis pas allée l’implorer pour qu’il s’intéresse à moi, ou alors j’ai raté un épisode et un énorme, je le crois. Ma mission, qu’on se le dise, elle était bien simple. Lui remettre la lettre. Point. Fin de l’histoire.

Sauf que … les détails de la vie ne se passent jamais comme prévus. Il y a des hasards qui s’en deviennent bien trop incontrôlables. Des instants où tout semble se brouiller. Charnières, comme maintenant. Parce que je reste là, au milieu d’une bande d’inconnus, à fixer sa silhouette qui s’éloigne, pour finalement observer le sol tandis que je soupire, et je le sais, que deux options s’offrent à moi. La première retourner avec mon prétendant, dont j’ai presque oublié le nom, ou alors courir après Andreas … Mais en quoi cela me servirait ? Qu’est-ce que j’en retirerais ? Je n’en sais strictement rien, et pourtant.
Pourtant mes pieds se sont activés avant même que l’information ne soit bien claire dans mon esprit embuée. Presque essoufflée alors que je cours de moitié vers la porte de sortie, que mon souffle ne reprend vie qu’une fois que le vent claque de plein fouet mon visage, et que ce dernier tourné trouve le corps de l’homme pour lequel je me suis tant pressée. Accolé contre le mur, tirant sur une cigarette. Je me débecte durant un laps de temps bien trop long à l’observer, le contempler, à le trouver beau dans cette claire obscurité. Et j’ai envie de le frapper, aussi fort que ce que je pourrai me foutre une baffe rien que pour avoir eu cette ignoble réflexion. Cette preuve de déraison. C’est prise d’une autre dose de folie, comme une droguée à l’hérésie, que je m’avance vers lui. Mes doigts vont accrocher son cylindre incandescent pour le jeter au sol sans regarder sa réaction que je lui dis. « Ca va te tuer. » Comme si je pouvais réellement m’en soucier. Démente comme on ne le fait pas, je m’approche encore de lui, cette provocation piquant mes veines, cette envie qui se nourrit de sa haine. « Et j’en ai horreur. » De la cigarette. De ton visage, de ce que tu ressens à son égard. De cette relation bancale instaurée de force entre nous. De ces non-dit que tu éprouves chaque jour pour elle. De cette comparaison qui ne pourra jamais cesser. De tout et plus encore. Mais au plus haut point, tu sais ce que je hais ? Je hais tes iris que j’ai connu avant de devoir m’y heurter. Je vomis ta mâchoire, sur laquelle elle passait tant de temps à redessiner les courbes. Je me dégoûte de ton arrogance, qui se transcrit sur tes traits. Et ton sourire, et tes lèvres, cette appellation au charnel … Tes lèvres, t’es au courant que durant des mois à travers elle, elles m’ont hantées ? Cette putain de bouche qui n’en fini pas de me narguer en me positionnant comme moins qu’elle ? Ces lèvres …

Ces lèvres …

Sur lesquelles ma bouche va se poser. Avec une véhémence, avec violence. Vivante quand je me joue d'elles, lorsque mon corps s'éveille et l'appelle. Juste le temps d’effleurer sa langue pour finir en une morsure mesurée, de celle qui amène le goût du sang. Affolant. « Du goût du tabac froid. » Je te hais parce qu'elle t'a aimé. Ou plutôt, parce que tu l'as fait.
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Sujet: Re: No wrong way - Andreas et T.   Lun 3 Juil - 18:34

Avec ma concentration la plus absolue, je fixe le bout du cylindre prenant feu, dès l’instant où la flamme entre en contact. Au coeur de la pénombre angéline, j’étudie cette réaction éphémère qui pourtant, rime si bien avec mes états d’âme fougueux. Pendant un trop bref moment, l’incandescence absorbe mes pensées de ses plus belles lueurs, jusqu’à ce que le bruit de porte me fasse de nouveau regretter d’avoir choisi ce bar comme destination pour la soirée.

Avant même de tourner mon visage pour distinguer le sien, je sais déjà pertinemment que c’est elle. Qui d’autre qu’elle, hein ? C’est comme frôler l’évidence. Non pas que j’aie désiré la voir me suivre jusqu’ici, à vrai dire ce serait plutôt le contraire, mais il est inutile de faire preuve d’une grande clairvoyance pour deviner que ce tempérament borné doit être inscrit dans ses gênes. A l’instar de Grace, c’est plus fort qu’elle, comme ça l’a toujours été pour moi aussi. Alors, rendu face à l’évidence, je pose mes yeux dans les siens. Puis, le silence. L’asthénie émotionnelle dont je suis encore victime est telle que je ne trouve rien à redire, rien à faire, en la voyant s’approcher. Et faute de me trouver une répartie, la lueur claire, étrange, et mystique de ses iris me captive pendant une seconde, peut-être deux. Le temps de me forcer à remarquer sa beauté frappante, indéniable, mais surtout, incomparable avec aucune autre. Littéralement, aucune. Et peut-être que c’était ça, que je redoutais le plus...

Mon coeur marque un battement brutal à cette seule pensée qui vient de hanter mon esprit, puis je me sens froncer les sourcils de contrariété à l’idée de me retrouver de nouveau en sa compagnie. En quoi cela peut être de bonne augure, après tout ?

De sa démence hypnotisante, ma cigarette s’en retrouve écartée, et même jetée au sol. Mes lèvres en ressentent aussitôt le manque, quand de mes prunelles je la fixe ardemment, furieusement. “Ca va te tuer.” C’est toi, qui vas me tuer. A me rendre dingue, comme ça. Connais-tu les relations de cause à effet, celles qui font que parfois, les gens peinent à arrêter de fumer ? “Et j’en ai horreur.” … Je ris un peu, touché par l’ironie du moment. Si ça lui fait horreur, alors je devrais sans doute m’en rallumer une ? Pour le plaisir de la voir me haïr davantage et de ça, j’en aurais bien besoin dans cet instant de pure détresse dans lequel nous nous noyons, seconde après seconde. Suis-je le seul à penser que l’on s’embourbe dans le pétrin ou le pense-t-elle aussi, en me dévisageant ainsi ? Oui, à l’évidence elle le pense aussi… Alors je m’arme de patience et d’arrogance, sans la lâcher du regard, tandis que chaque parcelle de son visage semble me détester au plus haut point. Je t’en foutrais, moi, des “ça va te tuer”. Je t’en foutrais, moi, des mises en garde à la con...

Mais ce sont ses lèvres qui viennent surprendre les miennes,
alors que j’attendais la foudre de ses mains,
d’une seconde à l’autre.

Ses lèvres s’écrasant violemment contre les miennes, qui ne savent même pas comment réagir. Comme mes mains, vaguement dressées dans l’air, qui n’ont même pas l’idée d’aller s’accrocher à elle. Comme mon corps entier, complètement paralysé, ébranlé par cette initiative sulfureuse. Puis tout finit par changer de tournure ; le choc finit par s'évaporer, laissant place à d'autres émotions, encore plus complexes. Seules, mes lèvres prennent au feu de son audace et répondent aux siennes, avec une intensité assurément mesurée à côté de la sienne. Malgré tout, c’est suffisant, diablement suffisant, pour m’enflammer de la tête aux pieds. Foudroyé par l’envie que ce baiser me procure, je ne parviens pas à comprendre si c’est plutôt l’envie de dompter ce caractère sauvage insupportable qui me dirige, ou alors l’envie somme toute normale de consommer ce qu’elle était censée vendre à son ami du bar. Au fond, est-ce vraiment important ? ... “Du goût du tabac froid.” Mes paupières se rouvrent sur elle et je la regarde, abusé, quand de tout mon être, j’accuse encore la violence de son baiser. Elle a en horreur... le goût du tabac froid. Est-ce une blague ? “Merci pour cette information capitale...” Je murmure finalement, interdit mais non sans une pointe de moquerie, en réponse à son caprice insensé. Après tout, je n’aime pas non plus les douches de vodka, et elle n’a pas eu l’air de s’en soucier... Alors son dégoût du tabac froid, franchement, qu’est-ce que ça peut me faire ? Dois-je m’arrêter de fumer pour elle ? Non, bien sûr que non. C’est pour cette simple raison que je tire une nouvelle cigarette de mon paquet afin de l’allumer avec provocation, sous ses yeux. Puis je l’écarte de mes lèvres, le temps de dire : “Et ça te ferait quoi que je meure ? Tu pourras danser sur ma tombe si tu veux.” Je peine à déloger mes prunelles des siennes, à la vérité. Il y a quelque chose en elle qui m’appelle, et je jure que malgré mes mots impitoyables, je serais prêt à l’entendre. “Tu sais quoi, les folles furieuses dans ton genre, c’est pas mon truc.” Rectification. “Ce n’est plus mon truc.” Mensonge. Je crois que je souris, très discrètement, peut-être de façon imperceptible. C'est presque plus pour moi-même que pour elle. “Alors tu devrais t’en aller maintenant. Et aller faire tes caprices à d’autres que moi, parce que je ne sais pas si je pourrai supporter tout ça longtemps.” Et je jure aussi, que je n’ai jamais regardé une fille aussi intensément et sérieusement, que dans cet instant.

Que jamais... je n’ai autant désiré qu’une fille me tienne tête et m’électrise de nouveau. Car au creux de mon ventre, ces noeuds, je le sais de source sûre, qu’ils ne sont pas là sans raison.

Allez va-t-en, avant que je ne tombe, encore.

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