L.A.P.D. ferme ses portes
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 Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.

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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Ven 2 Juin - 22:45

Et je m’attends, à la suite de mes mots cinglants, à le voir disparaître, ne même pas prendre la peine de me répondre, qu’il retourne tout simplement dans son monde. Celui où plus jamais, une Nolan ne viendra l’emmerder. Mais en faisant vers moi quelques pas, il me surprend, la distance s’éteint, et j’en retiens mon souffle, bêtement. “Et toi... t’as pas mieux à faire de ta journée que de rester là à m’emmerder ?” Franchement ? Si, je dois aller bosser, mais t’as été celui qui a voulu provoquer. T’es celui qui m’a piqué. Tu vois, alors que tu savais que rien que mon nom prouve que c’est dans mon entièreté que je suis … aliénée. “Tu cherches à te prouver quelque chose à toi-même, c’est ça ? A trouver un sens à ta vie ? J’en ai connu une autre, dans ton genre, et elle a mal fini.” Mes paupières plissées, j’observe ses prunelles s’enflammer, cette rage qui semble s’étendre dans son corps et suinter de ses pores. S’il cherche à me faire du mal, il en est bien loin, parce que pour cette capacité, le fait est que je suis la plus douée. Elle a mal fini ? Vraiment ? Pourtant, je pensais que l’amour était de ces combats, oui, des plus grands.

Je me sens comme décomposée, comme s’il cherchait à définir le peu de couleur qui peuvent m’habiter. Cet homme me détaille comme peu l’ont fait, il ne cherche pas seulement le superficiel, non loin de là, je le vois si bien qu’il essaie de percer les moindres parts de moi. Mes pensées les plus intimes, à son sujet, plus qu’à celui de ma cousine. Et je me demande ce qu’il attend, pourquoi il se trouve encore là, tirer un trait sur elle, ce n’est pas si facile que ça, n’est-ce pas ? Elle est unique, je le sais, et qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est même pas de moitié, que je tente de lui ressembler. Parfaite à sa manière, la fille qui s’exauce jamais les prières. “Allez vas-y, dis-le ce dernier mot. Que je n’suis qu’un gros con qui ne la méritait pas. Si ça peut t’aider à disparaître dignement de ma vie, je suis prêt à faire un effort.” L’échange prend alors un autre tournant, c’est à mon tour de le dévisager, de m’amuser de mon accessoire premier afin de le regarder comme il se doit. J’en relève mes lunettes, parce que j’ai le sentiment que ça l’agace, parce qu’après tout, il me déteste déjà. « Ca te ferait du bien ? » Je veux dire, ça t’aiderait ? A te dire de façon plus profonde que les Nolan ne sont que pétasses à éradiquer ? « Tu dormirais mieux la nuit ? » Tu rêves d’elle encore parfois, dis moi ? A quel point elle a su se faire cette place affreuse dans ta vie ? Comme un cancer encore capable de te ronger de l’intérieur.

Lunettes à nouveau déposer, j’en ai fini de papillonner. Cette conversation ne sert strictement à rien, si ce n’est remuer un énorme foutoir, j’ai fait mon devoir, j’ai aidé Grace à dire au revoir. C’est tout ce qui m’importe, me dire que je ne lui dois plus rien, ou plus grand-chose à la vérité, mais là n’est pas le temps de tergiverser. « On va se faire une faveur. » Fin sourire, d’apparence. « On s’oublie. » Tant qu’à faire, Los Angeles est grande, t’en fais pas, on aura pas de mal à faire comme si l’autre n’existait pas. Après tout, il n’y a rien qui nous lie, ce n’est pas comme si on partageait quoi que ce soit dans la vie.
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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Dim 4 Juin - 22:27

A l’intérieur, la douleur est véritable et concrète, comme chaque fois que la sournoiserie des Nolan frappe. J’ai cette impression grandissante de n’être qu’un pantin, faible face à des artifices décidément bien peu contrôlables. Car qui peut vraiment les contrôler ? Eux… Elles. Elle. J’ai essayé, à l'époque, du mieux que j’ai pu, mais j’ai échoué. Une fois. Bientôt deux. La question est, pourquoi m’entêter encore à essayer ? A l’instar de l’autre vipère qui partage son sang, celle-là va se faufiler et m’échapper avec ce même visage dédaigneux et cette même impertinence, comme si le monde lui appartenait. Comme s’il n’y avait qu’à lui marcher dessus en piétinant, sans pitié, tous les obstacles rencontrés. “Ca te ferait du bien ?” Ce n’est qu’une question de minutes. De secondes. A peine. De ces plus simples gestes, je sens mon sang se réchauffer à l’intérieur de mes veines. Bientôt, il va bouillir, et ce sera le début de la fin. Une de ces énièmes fins, putain. Et puis... son regard apparaît de nouveau, derrière ses lunettes teintées. Tout du moins cette fois, j’y accorde davantage d’attention, quand elle me fixe avec fourberie. Vais-je finir par m’y habituer ? J’en doute. Ces iris sont si, si différents de ce que j'ai connus…

Attr-
action.


“Tu dormirais mieux la nuit ?” Ca me ferait passer pour quoi, de répondre oui ? Pour un faible ? Pour un perdant ? Ou peut-être pour quelqu’un de tristement pragmatique. A vrai dire, je ne sais même pas moi même. Dans le pire des cas, une part de vérité se dissimule dans chacun de ces qualificatifs. Dans le meilleur des cas, elle cesse de mentionner mes nuits. Nuits dont le vide s’est comblé, petit à petit, de choses plus ou moins insignifiantes.

Je crois que ce qui m’insupporte le plus, c’est de voir qu'elle semble comprendre à quel point j’ai pu souffrir de la fuite de sa cousine, et qu’elle en joue bassement. Mais à quoi devais-je m’attendre, bon sang. “On va se faire une faveur.” Elle a cette façon universelle de préparer le terrain… Inutile d’être fort futé, pour deviner ses prochains mots qui découlent presque trop rapidement. “On s’oublie.” La fin qui s’annonce. Et aussitôt est-elle proclamée, me voici regrettant déjà la bataille. Synonyme de cette présence si atypique, si puissante, si attrayante… Si pénible, mais presque vitale à la fois, que j’en viens même à redouter ce moment où elle va détourner les talons pour de bon.

La cruauté ne peut résider uniquement dans son éphémérité.
Im-possible est notre attachement.


Mais comment est-ce donc possible, de détester quelqu’un à ce point et de souhaiter le garder auprès de nous, comme si son absence allait créer un manque viscéral ? Je ne la connais pas. Elle ne me connait pas. Elle est juste... un foutu mirage.

Un mirage, Andreas.
Tu dois te reprendre et surtout, ne pas faire figure basse. Tu n’es pas ce garçon qui s’attache facilement aux gens. Surtout pas aux gens qui te font souffrir, en public qui plus est. N’as-tu pas une dignité ?

“C’est presque hilarant.” J’ignore d’où ça me vient, mais je me mets à rire. C’est sans doute un peu nerveux, toujours est-il que ça me détend, le temps d’une seconde ou deux. Le truc, c’est qu’elle aurait dû y penser avant. Elle a lu la lettre avant de me la donner, non ? Elle aurait dû deviner dans quel état ça me mettrait. Tu es hilarante, en fait.” Et un peu idiote, mais ça, je me retiens de le dire à voix haute… Avec mes yeux je me contente de la juger. “Mais très bien, oublions-nous. Avec grand plaisir. Et pour nous aider, je vais claquer des doigts. Tu as l'air de croire aux miracles, après tout.” Encore si proche d’elle, j’intensifie mon regard dans le sien au travers de ses verres sombres et, porté par ma comédie bourrée d’hypocrisie, je m’apprête à faire demi-tour. “Profite bien de Los Angeles.” Déjà, je lui ai tourné le dos, et dans une démarche assurée qui me mène jusqu’à l’ascenseur, je lève ma main, frotte mon index et mon pouce dans un claquement vif qu’elle ne manquera sans doute pas.

C’est ce que tu voulais ? Alors voilà. C’est comme si c’était fait.



Enfin, presque.

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Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger



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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Lun 5 Juin - 8:42

De toute ma volonté, je veux me tirer, m’enfuir et honnêtement, oublier que nous sommes tous les deux perdus dans cette ville. Je le jure, je le désire, et cette pensée est en train de devenir une torture. Pourquoi t’es encore là T. ? Pourquoi tu prends ce malin plaisir à le torturer ? Alors qu’il ne fait que souffrir à l’idée de penser à elle ? Alors que dans le fond, il comprend ce que tu as ressenti, lorsqu’elle a osé te dire qu’elle filait le parfait amour à Paris ? Toi aussi, bordel, t’as pensé que c’était une connerie. Que le mariage, ne la sauverait jamais de sa … viscérale connerie. “C’est presque hilarant.” Ce qu’elle a fait ? Ouais je sais, ce n’est pas la peine de me le préciser. Tu ne comprends pas que c’est maintenant qu’on se doit se dire au revoir toi et moi ? Tu ne vois pas, que cette discussion prend des airs de destruction ? Je l’ai bien assez fait, me détruire, ils l’ont fait aussi pour moi, arrêtes maintenant … Andreas … Il rit et ça sonne comme un écho, je me déteste de penser que malgré la nervosité, le son est beau. Arrogant. Il a tout ce qui fait qu’un homme s’en devient mordant. “Tu es hilarante, en fait.” Oh je vois. On ne parle même plus de Grace n’est-ce pas. Mais tu peux ravaler tes salades, je suis blindée, j’ai bien trop souffert pour me laisser perturbée par ce que tu peux penser à mon sujet. Si moi je peux t’atteindre parce que je sais les moindres détails de votre relation synonyme d’illusion, lui n’y arrive pas. Je ne sais même pas ce qu’il cherche, en restant proche de moi.

“Mais très bien, oublions-nous. Avec grand plaisir. Et pour nous aider, je vais claquer des doigts. Tu as l'air de croire aux miracles, après tout.” Attends … tu voulais quoi d’autre ? Qu’on devienne amis ? Qu’on se dise tous nos secrets ? Qu’on se rapproche et qu’un jour on en vienne au fait que tu pourrais me sauter ? Arrêtes de rêver en couleur, il n’y a rien qui nous oblige à nous côtoyer, absolument rien, tu sais. Tu vas voir, comme c’est simple de m’oublier, je te promets.

On ne se connaît pas.
Tu ne comptes pas pour moi.
Et l’inverse est brûlant de vérité.
Je n’ai rien à voir avec celle qui t’a quitté.

“Profite bien de Los Angeles.” C’est un merci que j’ai envie de lui crier, mais je n’en fais rien, je le regarde juste partir. Contemple son dos, me dit que je pourrais l’esquisser, encore mieux que ce qu’elle a pu le faire durant tout un été. Il a hanté sa vie, comme une ombre dont on peine à se débarrasser. Je ne deviendrais pas sa réplique, et choisit de l’oublier. Les choses s’en deviendraient bien trop compliquées si l’on tentait quoi que ce soit. L’animosité est de mise entre lui et moi. Et son claquement de doigts, encore pire qu’une insulte, pour quelqu’un qui disait vouloir me laisser le dernier mot, la victoire assurée dans cet étrange combat.

Et alors que je devrai faire demi tour, puisqu’il disparaît dans son ascenseur, c’est avec une rage qui ne porte pas de nom que je vais vers le bureau de cette même secrétaire à laquelle je l’ai demandé il y a quelques secondes à peine. Et je lui demande « Vous avez du papier ? » à la limite de lui hurler dessus quand je le fais. Elle hésite une seconde, et puis me sors de quoi faire ce qui se trame au fin fond de mes pensées. Feuille et stylo, j’en griffonne dessus. « Merci de m’avoir démontré qu’elle a eu raison de te quitter. T. Au plaisir de ne jamais te recroiser. » C’est puéril, complètement stupide, mais pourtant je le fais glisser sur le comptoir mon petit mot qui n’a rien d’affectueux, et dis à son employée. « Donnez lui à la fin de la journée. » Histoire de bien l’achever.

Sur cela, je regarde une dernière fois l’endroit où il a disparu, avant de partir une bonne fois pour toute, totalement persuadée, que le chapitre Klein est pour moi, plus que terminé. Au moins, à la différence d’elle, par sa belle gueule, je ne me suis pas laissée détourner.

Même pas un peu.
Menteuse dans mon propre jeu.
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