L.A.P.D. ferme ses portes
L'aventure se termine ici mais promis, ce n'est pas un adieu ! L.A.P.D ferme ses portes mais nous vous invitons à nous
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 Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.

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Sujet: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Dim 5 Mar - 20:42

« Andreas, un jour, tu m'as fait comprendre que j'avais peur de tout. Que je me cachais derrière des excuses, que je ne réalisais rien ... »

Je n'aurai pas du la lire, je le sais, mais je l'ai fait. Une impulsion plus forte que moi, une curiosité maladive, une envie qui m'a hantée dès qu'elle a osé me dire que ce n'était que pour lui, qu'elle avait murit qu'elle voulait lui expliquer, parce qu'elle le lui devait. Grace devoir quelque chose à quelqu'un, peut-être que c'est pour cela que j'ai été tant intriguée. La mission était, on ne peut plus simple, à la vérité, m'installer à Los Angeles, et seulement quelques jours après, trouver Andreas et lui remettre en main propre ces quelques mots qu'elle a griffonné.

« Tu avais raison, tu n'imagines même pas combien. Je pense que le jour de notre rencontre a changé ma vie, sauf qu'à l'époque, je ne le savais pas encore. »

Cela fait une semaine que je suis ici, jour pour jour. Sept. Cinq que Thomas m'a larguée, et je n'en suis qu'à peine écorchée. J'ai prit ma pause, au café, celle qui doit me permettre d'aller déjeuner. Mais seulement, je ne vais pas m'en servir à cet effet. Non, je dois me débarrasser de cette lettre, une bonne fois pour toute, pour ce qu'elle vaut, un épanchement sur papier de ses étranges maux. C'est un mec et je ne suis pas certaine qu'il y comprenne quoi que ce soit. Tout du moins, plus que moi.

« J'avais peur de ton amour. Parce que je n'ai jamais été capable de te le rendre, un jour. »

De deux doigts, je fais glisser mes lunettes de soleil sur mon nez, je regarde la devanture, sans être intriguée. Plus vite ce sera fait, plus vite je pourrai oublier cet aspect de mon arrivée ici.

« Je ne savais pas ce que c'était, puis je l'ai rencontré. Et là j'ai su, ce qu'avec toi je n'arrivais pas à voir. Une évidence ... »

« Je voudrai voir monsieur Klein, Andreas, Klein. » elle m'observe, une seconde, et j'en incline le visage, lui servant un sourire de fortune, d'apparence. « Et qui le demande ? » J'en plisse les paupières, jauge de son caractère. « Mademoiselle Nolan. J'ai un message pour lui. »

« Je voudrai te présenter mes excuses, pour ce que je t'ai fait. Je ne sais pas si ça t'importe encore, mais il me semblait plus correct que je te le dise enfin, étant donné que tu as compté pour moi. »

Et la fin me hante encore, comme si j'avais besoin de cela. Quand la secrétaire prononce « Une mademoiselle Nolan demande à vous voir. »

« Je ne te dirai pas de prendre soin d'elle, mais ma messagère s'appelle Tempérance et je t'envoie un baiser de France. »

Volontairement, j'ai raturé mon prénom, et je me suis insurgée de sa façon de me materner. Comme si je pouvais avoir envie de garder dans ma vie, le garçon qui a fait qu'elle a fuit.

« Grace. »


Dernière édition par T. Nolan le Mar 7 Mar - 19:06, édité 1 fois
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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Lun 6 Mar - 10:49

“Andreas ?” … Si ce produit n’a pas le taux de vente escompté, c’est à l’évidence par faute de publicité. Une boisson énergétique avec de telles caractéristiques, mêlant brillamment l’équilibre nutrionnel et provenant d’une société industrielle aussi propre que celle de mon client, ne peut que plaire aux consommateurs sportifs…  “Andreas ? L’étude quantitative Truenergy est prête, je te l’envoie ?” William. Dans l’encadrement de la porte. Il me sort de ma concentration, et dans laquelle j’aimerais replonger aussitôt. “Ouais, ouais. Transfère, je regarderai ça tout à l’heure.” Parce qu’on a beau devoir savoir jongler d’un projet à un autre, il n’en reste pas moins nécessaire de mener chacun d’eux à terme. Et cette boisson sur laquelle je réfléchis depuis une petite heure, mérite toute mon attention de sportif passionné. La start-up qui la conçoit souhaite se spécialiser dans le commerce autour du running et qui de mieux que moi, dans cette agence, pour cerner ses attentes ? Crayon qui griffonne, noircit la feuille de recherche. Une liste d’idées, de propositions. Des chiffres qui s’incrustent, telles des données dont on ne saurait se passer en sortant d’un cursus commercial.

Driiiiiing.

“Oui ?” “Monsieur Klein, une mademoiselle Nolan demande à vous voir.”“Je lui dis de vous attendre dans le hall ?”

Est-il possible, de faire remonter le temps ? De quelques secondes seulement. D’une année, peut-être. Voire plus. D’une époque, où ce nom n’était rien pour moi. D’un temps où il ne représentait rien pour mon cœur. Cœur qui flanche, aujourd’hui, maintenant, à l’évocation d’une identité qui pourtant, ne lui est peut-être pas rattachée.

Secondes qui s’écoulent, sans que je ne sache quoi dire. Andreas ? Et ce projet, qui attend… Qui perd soudainement tout son intérêt.

Putain de merde.


“Euh… Oui, faites-la patienter. Je descends.”

Et je me lève, le cœur lourd. Nolan. Je me force à contourner mon bureau, à prendre la porte, à parcourir ce couloir qui me semble tout à coup bien long. Nolan. Et si vide. Ascenseur qui s’ouvre, sur une femme d’un autre service qui me dévisage, moi et ma hantise. Nolan. Je lui donnerai ma photo un autre jour, mais par pitié, que la terre se rapproche vite, plus vite. Nolan. Je me découvre des gestes de stress, jusqu’alors inconscients. Adélaïde avait bien raison, sur ce point, mais je me garderai bien de le lui dire. Et si ce n’était pas elle, dans ce hall ? J’aurais juste l’air con.

Con et déçu.

Porte qui s’ouvre à nouveau, et davantage de monde dans lequel se confondre. Je fais quelques pas vers une grande porte coulissante et me retrouve face au grand comptoir de l’accueil. L’organe qui bat dans ma poitrine menace d’exploser, tandis que je la cherche parmi toutes les autres.

. . .

Adieu. Tu étais la seule, l’unique.

Tu l’étais.


. . .

Sa chevelure n’était pas aussi ébène. Son teint de peau légèrement plus mate. A l’image de cette aura qui se dégageait d’elle. Et ses yeux… Ses yeux, m’ont transpercé.

Ils m’ont plongé dans l’illusion.


“C’est vous, mademoiselle Nolan ?” Que je m’entends demander, abruptement. Avec tous les remords, toute la rancune qui m’assaillent tout à coup. Et j’entends une petite voix, qui me dit qu’il n’y a qu’un seul crétin, pour manquer autant de tact avec une inconnue. Que peut-elle y faire, ce n’est pas sa faute, si elle porte ce si fâcheux nom de famille. “Excusez-moi, je n’ai pas beaucoup de temps à vous accorder. En quoi puis-je vous être utile ?”

Feinter le manque de temps. Se débarrasser de cette douleur stagnante, oppressante, qui fait perdre les moyens. Je me bloque à toute éventualité. Je lui fais croire qu’elle n’est rien, ou pas grand chose, parce que je souffre de voir en elle cette femme que j’ai trop aimé.

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Dernière édition par Andreas Klein le Lun 6 Mar - 21:09, édité 1 fois
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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Lun 6 Mar - 20:21

Les secondes s'amoncellent, celles la même durant lesquelles je m'interroge sur ma présence ici. Après tout, j'aurai juste pu lui dire que je lui avais donné, que par rancœur, il l'avait déchiré … J'aurai pu mentir, oui, comme je le fais lorsque je respire. Mais il y a cette chose en mon intérieur qui m'a forcée à venir, qui me fait encore rester. Un semblant de loyauté. Peu certaine qu'elle l'aurait fait elle, pour moi, le fait est qu'elle savait qu'à sa requête je ne me dérogerai pas. Par une envie de l'agacer, cette secrétaire qui me regarde d'une façon qui ne me plaît pas, sur son comptoir, je tapote mes ongles et doigts.

Et l'attente se termine, parce que c'est simple, si lui n'a pas remarqué la fille invisible que j'étais lorsqu'au mariage de Micah il l'a accompagnée, moi, je pourrai le reconnaître entre mille, parce que son visage elle l'a griffonné plusieurs fois sur des papiers à présent froissés. Dans son regard, j'y vois ce qu'elle a pu y trouver, et presque, j'en esquisse un sourire. Dans son allure, il manque un brin d'assurance, une omission d'aisance. “C’est vous, mademoiselle Nolan ?” C'est presque craché, ça pue la déception, je ne réalise que maintenant à quel point elle doit le déranger, ma vision. Je ne suis pas elle, je ne le serai jamais, non, tu vois, je ne suis pas celle qui aurait pu venir te supplier de revenir dans son univers démodé. Mais c'est bien tourné, je le jure c'est … prenant comme les apparences veulent être sauvegarder à tous moment. “Excusez-moi, je n’ai pas beaucoup de temps à vous accorder. En quoi puis-je vous être utile ?” Pardon, voyons, monsieur le ministre. Railleuse en pensée quand j'en mords ma lèvre en l'observant, amusée.

« Nolan, tout court. » Je précise en inclinant le visage, avant de me décrocher du bureau pour faire vers lui quelques pas. « Vous inquiétez pas. » Je n'ai qu'une chose à faire et après on ne se connaîtra plus toi et moi. « J'compte pas m'attarder. » C'est pas comme si le climat me plaisait, et que je n'avais pas un boulot à assurer dans quelques minutes. Je n'ai pas pour ambition de me faire virer pendant ma première semaine, et puis … j'avoue ne pas apprécier, cette transpiration de presque haine. Qu'à la vérité, à cacher, il peine. Alors je fouille dans mon sac afin d'en extirper l'objet du crime, avant de lui tendre sans tergiverser. Et avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, je hausse les épaules en une tentative de dérider la situation qui me semble de plus en plus dérisoire. « Ouais, j'l'ai ouverte. » Sans gêne, cependant. Désinvolture, à l'usure. « Mais elle savait que je le ferai. » Après tout elle me connaît. « Je reste à votre disposition pour ... » regard furtif à la montre qui orne mon poignet. « Une dizaine de minutes encore, si vous avez besoin de précisions. » Sur le contenu de cette lettre, que je trouve pour ma part sinueux, qui est tout sauf un jeu, c'est un foutu adieu.
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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Mar 7 Mar - 15:07

Nolan, tout court.

Se pincer l’intérieur de la lèvre, pour ne pas montrer son irritabilité, pour refréner la souffrance... Éteindre le feu attisé par ces cinq lettres était véritablement désespéré de ma part. Une humaine s’appelant ainsi est une humaine qui porte un fardeau en elle. Telle une fatalité. Notre fatalité... Et c’est sans compter sur cette intonation, qui reprend de plus belle, faisant éclater dans cette façon de parler une attitude frôlant l’insolence. Une qui pousse à l’étude, pour sûr. Qui es-tu ? Question qui me traverse l’esprit, ou plus que l’esprit. Avant de retrouver les rails... et de m’interroger sur le but de sa venue. Le reste importe si peu, n’est-ce pas ?

Je me fais donc patience, le temps que sa main revisite son sac et trouve enfin l’objet du jour. Regard rivé sur l’enveloppe déjà ouverte - regrettablement ... - je comprends alors que cet entrevue sera peut-être bien plus difficile à surmonter que ce que j’avais pensé. C’est donc à cet instant, que la réalité m’explose en pleine face. Une lettre. Une succession de mots réfléchis, peut-être trop. Si peu à son image. Si peu ragoutants. Un tas de conneries, sans doute…

Retrouvant finalement l’utilité de mon corps, je coupe court aux paroles de mademoiselle la messagère dont le mot “confidentialité” ne figure visiblement pas dans le répertoire, et je lève la main pour attraper le papier. Machinalement je déplie la lettre, comme j’aurais pu déplier une vulgaire facture d’électricité.



J’ai cru que les premiers mots seraient les plus douloureux. Ils l’ont été, profondément, à m’en retourner l’estomac. La lire m'écrire que j’avais raison améliore mon état, de justesse. Je fronce les sourcils, en peine dans cette lecture qui, plus les mots s’enchaînent, devient lourde à porter.

Si fidèle à elle-même, Grace. Si franche. De cette franchise qui ravive les démons du passé, me rappelant que j’ai été le plus beau couillon de l’univers, et ça, même le fin fond du Kentucky s’en souvient encore. De cette franchise qui assassine, enfin, en m’affirmant le plus simplement du monde que je ne suis plus qu’un souvenir utile. Que grâce à moi, elle sait désormais, ce que c’est. Que grâce à moi et à ma connerie monumentale, elle a réussi à outrepasser sa peur de l’engagement.



Ma main à couper, que ce serait un ramassis de paroles gâchées. J’aurais dû parier ma vie, là-dessus, et je n’aurais pas dû lire ça. J’aurais dû me retenir. Cette feuille était trop lisse, trop propre. Elle ne l’est désormais plus, ou de façon très approximative. Mes doigts ont cette envie grandissante de déchirer le papier quand je lis les derniers mots, venimeux.

Inspiration. Retenue. Assurance fébrile.

J’sais pas pourquoi, fallait que je me raccroche à quelque chose, et ce quelque chose, je l’ai trouvé en elle.
Il fallait que ce soit elle.


“Elle aurait mieux fait de dessiner le portrait de son con de Français avec ça.” Que je lance, trop spontanément, en serrant la mâchoire. “Tiens, j’en veux pas.” C’est vrai, je ne peux pas garder ça. Le sentimentalisme et l’attachement aux babioles sans valeur du passé, très peu pour moi. Si elle n’y tient pas plus que ça, elle saura sans aucun doute trouver une poubelle sur le chemin du retour. Pauvre fille. Se voir affubler d’une mission aussi sale… Je la prendrais presque en pitié. “Tu pourras la relire autant de fois que tu le voudras, comme ça. Et rayer ton prénom jusqu’à le faire disparaître complètement, tant qu’à faire.”

J’ai cru voir un T. Je n’y ai pas accordé plus d’attention. Après tout…

Après tout, elle n’est que la messagère. Le pigeon voyageur. Ou soyons sympa, la colombe pour ses beaux yeux. Mais j’ai connu plus pacifique comme message, qu'on se le dise. “T’es qui pour elle, au juste ?” Que je demande quand même, tendant la lettre plus près d’elle encore, pour qu’elle m’en débarrasse. Et je m’en veux déjà, de lui avoir posé cette question. Elle m’a brûlé les lèvres, mais pas seulement. Fierté mal placée qui grogne en moi, encore. Quand mes yeux, qui se relèvent enfin sur elle, redoutent véritablement sa réponse.

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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Mar 7 Mar - 20:34

C'est dans son attitude que ça me frappe, un choc qui se pourrait être des plus cuisants, à mesure des mots qu'il parcourt, jesais qu'il voudrait que s'arrête le temps. J'entends sa rancoeur battre dans mes propres veines. Ca suinte de ses pores, ça me dévore. Et pour son manque de contenance, je ne lui en veux pas, je fais même semblant de ne pas voir ce qu'il se passe à l'intérieur de cette carcasse qu'elle semble avoir – même de loin – décimée. Et parce qu'il est homme, il cherche à feindre l'ignorance, de celui qui n'est et ne saura jamais touché. Ca me fatigue, et dans le fond, très loin, ça me plaît. J'en plisse les paupières lorsqu'il achève sa lecture, qu'il daigne à nouveau me regarder … Et j'en reste sans mot dire, j'estime peut-être qu'il a besoin de cette fraction de seconde où une inconnue ne s'aventurera pas à le juger. Te fais pas de bile, t'as même le droit de pleurer, et je m'empêche de sourire à cette ridicule pensée. “Elle aurait mieux fait de dessiner le portrait de son con de Français avec ça.” C'est vrai, moi aussi, j'avoue que j'aimerai bien voir le visage de celui qui a été – selon elle – capable de la faire flancher. Car pour un visage comme le tien, je n'ai pas de mal à croire que l'on pourrait se damner. Alors mieux paraît compliqué ... Mais la rancune, tu sais, c'est mauvais. Ton brin de jalousie aussi … C'est bercé par un refrain qui susurre simplement que c'est la vie. “Tiens, j’en veux pas.” Pardon ? Ce n'est pas un retour à l'envoyeur. Je ne vais pas plus m'emmerder avec votre histoire, vos erreurs. Je suis presque tentée de lui demander s'il pense sincèrement que je n'ai pas mieux à faire que ça. Alors d'une oeillade, je regarde le papier, hausse les sourcils avant de me concentrer sur son visage, où la colère peut s'y lire… Sérieusement ? Il n'y a pas de corbeille à papier dans ton joli bureau certainement très bien rangé ? Gardes-la t'as foutue lettre, je n'en veux pas plus que toi. “Tu pourras la relire autant de fois que tu le voudras, comme ça. Et rayer ton prénom jusqu’à le faire disparaître complètement, tant qu’à faire.” On se calme, de ta relation, qu'on ne s'y trompe pas, je n'en suis pas le bourreau. Moi, je me suis contentée de te remettre ce qu'elle voulait. J'ai joué la carte de la serviable, de la loyauté envers celle qui bien des soirs m'a consolé. Je le jauge encore, tandis que dans mes gestes je n'en démords pas, de ces médiocres mots, je ne compte pas m'encombrer. Puis … tu vois, c'était juste dans mes droits, de ne pas désirer qui se cache derrière mes traits. Ce baptême dont elle a cru bon de m'affubler, ma mère, c'était sûrement pour adoucir les coups qu'elle m'a flanquée une fois que je suis entrée dans l'âge de les supporter. “T’es qui pour elle, au juste ?”

Ô moi … moi je ne suis personne. Je ne compte pas.

Irritée je me mure dans un silence qu'il ne va pas apprécier, mais pour ce que j'en ai à faire, j'en oublie mes manières. Pourtant je suis celle qui ai proposé les précisions, alors il est en droit de le demander, dans le fond. Et si je te dis que je suis et étais son âme sœur, tu me croiras ? Si je t'explique que j'ai été encore plus proche d'elle que toi, tu me le pardonneras ? Parce que je la ressens déjà cette haine que tu nourris alors que je n'y suis pour rien, que j'ai été qu'une personne de plus qu'elle a influencée pour mieux dire adieux ?


« Tu l'aimais ? » moi aussi, pourtant ça ne l'a pas empêchée de me quitter. D'abandonner. De ne plus être mon point d'ancrage, de me laisser couler. Et je n'entends pas de réponse, non pas vraiment, parce qu'il y a cet infime laps de temps, celui qui semble arrêter une courbe si démodée. Cette seconde immuable durant laquelle j'entends son « oui » comme si c'était de ma bouche qu'il était sorti. « Pauvre fou. » Même son « con » de français, crois-moi, elle finira par le lâcher. Tu la connais. Même si elle affiche une assurance, qu'elle feint d'avoir enfin soulagée sa conscience. Grace est comme le vent, elle échappe aux gens. Dans son courage se cache sa lâcheté. C'est tout ce qu'il – nous – reste pour nous consoler. Et si tu saignes de l'avoir perdue, consoles-toi en te disant que moi cela fait déjà des années que je ne l'ai plus. On est tous de passage dans la vie de cette connasse.Tu me rends aigrie, je n'aurai certainement pas du venir ici. « Sa cousine. » Une amie, une âme en peine qu'elle a – indirectement – conduit jusqu'ici.
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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Mer 8 Mar - 19:42

Ce papier est si lourd qu’il me ferait presque vaciller. Comme d’un fléau, je ressens le besoin urgent de m’en décharger. Car c’est l’effet qu’elle me fait, désormais. Un tourment et même plus que ça encore, une indomptable angoisse. Une que j’ai dû découvrir à mes dépens, non sans devenir un peu cinglé, tellement absurde. Entendre son seul prénom, imaginer son seul visage, me souvenir de sa seule façon de me résister et de tout ce qui faisait d’elle cet être si exceptionnel. Tout cela m’a fait couler jusqu’au fond. M’a transformé, aussi, au point de ne plus me reconnaître. Elle ne mérite pas que tu te mettes dans cet état pour elle. Tu vaux mieux qu’une fuyarde égoïste. La vérité, c’est qu’elle était mon propre reflet. Que seule notre façon d’aimer l’autre faisait la différence. Mais il y a bien un moment où la vie reprend le dessus, où elle nous rappelle que d’autres choses et d’autres personnes valent le coup de se lever le matin. T’en connaîtras d’autres, des peines d’amour. Ils en riaient, de mes conneries. Sans savoir que moi, je redouterais bientôt d’en connaître d’autres, des peines.

J’aimerais lui murmurer dans le creux de l’oreille que je vais bien, aujourd’hui. Que je m’en sors sans elle, malgré tout ce que j’ai pu lui dire pour la retenir. Que c’était une erreur, ça, de tenter de la retenir. Et pour ça, seulement, j’aimerais lui demander pardon. Fort heureusement, que le ridicule ne tue pas, car j’en serais mort sur le coup, ce jour-là. Ridicule j’ai été, de vouloir m’attacher à une fille impossible, à une relation insensée… Je voudrais lui dire “bon vent”, jusqu’à ce qu’elle se noie dans de nouvelles désillusions au parfum si délicat de la France. Et une fois seulement que je lui aurais dit tout ça, à ce moment-là seulement, je pourrai desserrer les dents.

“Tu l’aimais ?” J’ai peut-être halluciné. Peut-être que je ne lui ai pas demandé qui elle était pour Grace. Au fond, était-ce important ? Faut croire que non… mais son silence aurait été cent fois plus appréciable. Dans la seconde qui suit sa question, rien ne peut empêcher mes yeux de prendre les siens en assaut.

Elle détenait au plus profond d’elle-même cette même rage envers la vie, comme si tout ce qu’elle touchait du bout du doigt devait payer pour ses malheurs.

Répondre à sa curiosité ne me traverse même pas l’esprit. Cette fille toute entière me bouleverse avec ses similarités, ses différences. Ses mots qui frappent là où ça fait mal, avec tant de violence. “Pauvre fou.” Non, ça, c’est terminé. Impertinente. Encore trop insolente. “Sa cousine.” … Cousines. Je n’arrive pas à savoir si j’en suis choqué ou non. Et j’ai failli en rire, sur le coup. Non… En réalité, je n’ai pas réussi à me contrôler. “C’est effectivement le moindre lien que l’on puisse vous trouver.” Dis-je alors, railleur. La ressemblance m’éclate aux yeux brusquement. Mais pour dire vrai, même avec les yeux bandés, j’aurais pu m’en douter. Cette même impétuosité, ce même excès. Rien qui ne soit particulièrement beau, et pourtant, quand on ouvre les yeux…

Sa beauté résidait dans tout ce qui la différenciait. Et à cet instant-là, précisément, j’aurais pu en faire une montagne.

Comme un besoin urgent, pour dire adieu une bonne fois pour toutes, je déchire la lettre. Deux morceaux. Quatre morceaux. Assez pour détruire la médiocrité de ces lignes. Mon regard suit ma main, quand elle se pose sur le comptoir. “Jetez-moi ça, s’il-vous-plaît.” L’hôtesse ne cherche pas à comprendre, je ne vois que son regard perplexe sur cette fille dont j’ignore encore le prénom. Pour la bonne cause ? Lorsque ma main revient sur ma hanche, je me permets une nouvelle fois de la jauger. Comme si c’était nécessaire pour déterminer la suite de ce moment dont je semble détenir, à l’évidence, le pouvoir. “Écoute, je … Je ne veux plus avoir affaire avec quoi que ce soit qui soit ou qui que ce soit de proche d’elle. J’ai tiré un trait. Et c’est sans doute ce qu’elle voulait. Tu pourras lui dire que ...” Dire quoi… Pourquoi ? N’est-ce pas clair, limpide ? Que je suis fatigué d’elle. Fatigué de nous. Que ce n’est plus possible. “Que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.” C’est peut-être ça, devenir adulte. Savoir tourner des pages et oublier, de quoi les précédentes étaient remplies.

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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Ven 10 Mar - 22:35

Son rire sonne en écho à mes oreilles, je le ressens faux, peut-être un bien nerveux. Une façon de s'exprimer plutôt qu'une autre. Presque risible, et je le pense déplorable à la vérité. Il n'est en rien, l'Andreas qu'elle a pu me décrire un jour. Je ne vois qu'un enfer, qu'un tourment. Un manque de candeur, de répondant. Comment a-t-elle pu s'accrocher à toi ? Je ne constate rien, je n'entends pas. “C’est effectivement le moindre lien que l’on puisse vous trouver.” Une expression de dépit traverse mon visage, un tantinet interloquée, entre déception et un je-ne-sais-quoi que je ne parviens pas pour l'instant à déterminer.

Mais lorsqu'il déchire la lettre, l'évidence se fait, les nuages sont chassés. De fait, je le prends en pitié. Elle l'a écorché, a vif. Saigné. Et les papiers sont posés sur le comptoir, lorsqu'il se veut autoritaire. “Jetez-moi ça, s’il-vous-plaît.” A croire qu'il est trop bien pour jeter ses papiers tout seul. Pour le coup, je pouffe discrètement … C'est aberrant. Alors je le catalogue, je le juge, je ne le devrais pas, je le sais pourtant, que l'on est que très rarement seulement la personne que l'on renvoie. “Écoute, je … ” La ferme, sérieux, te force pas. J'ai rempli ma mission, nous n'avons plus rien à faire l'un avec l'autre, donc tu vois, je m'attends pas à un discours d'adieu, ni à des remerciements. Je voulais juste accéder à sa requête, fidèle envers elle. “Je ne veux plus avoir affaire avec quoi que ce soit qui soit ou qui que ce soit de proche d’elle. ” J'en arque les sourcils, parce que de toutes les manières, je ne comptais pas à ce qu'on se retrouve à partager des soirées jeu de société ensemble. Hochant le visage dans une réponse muette positive, j'attends finalement qu'il me donne le feu vert pour me tirer. Et lève pourtant les mains afin de brasser du vent, de lui signifier « t'inquiètes, t'es pas obligé » de te justifier sur quoi que ce soit, je ne suis pas du genre à m'offusquer pour tout et n'importe quoi. “J’ai tiré un trait. Et c’est sans doute ce qu’elle voulait. Tu pourras lui dire que ...” Presque j'ai une envie de le stopper, de souligner le fait que je ne suis pas forcément encline à jouer les pigeons voyageurs entre deux amants qui se sont perdus de vue depuis trop longtemps maintenant. “Que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.” Et tu y crois, à tes paroles ? Tu les as répété plusieurs fois pour qu'elles semblent aussi sincères que cela? Un soupir, fin, direct, un brin mesquin … Mon visage tend à s'incliner, mes prunelles violent les siennes, se plantent dans l'azuré. Une fraction de seconde, je tente d'apercevoir la vérité cachée derrière ses iris qui – et je comprends pourquoi – l'ont fait ployer. Grace est une esquisse de ma vie, immuable, elle est différente de toutes les femmes, je le sais, c'est une chose que je porte comme une fierté et un poids. Pour avoir été dans son ombre, celle qu'elle devait sauver. Et elle n'est pas de celles qu'on efface comme un croquis sur un tableau, à la craie. Je m'en voudrai si fort de garder Andreas dans ma vie, de me savoir comparer à elle, en permanence. Je suis sure que ça engendrerait mon errance. « T'as … » je le jauge, de toute son hauteur, longuement, je fais durer un suspense inexistant. Incroyablement inutile, mais qu'il me plaît d'imposer d'en l'instant. Autant m'amuser de cette étrange tension qui semble s'être installé entre nous sans que je ne puisse le contrôler. « L'impression que je suis factrice ? » Que mon seul intérêt dans la vie est de délivrer des messages ? Il n'a qu'à m'oublier, me prendre pour un mirage.

De deux doigts, je vais tirailler mes cheveux avant de battre des paupières lentement, légèrement agacée par cette situation, par cette impression que nous sommes autant lui que moi, encore et toujours, des pantins entre ses doigts, je m'en vais chercher mes lunettes de soleil poser sur ma tête, afin de les rabaisser sur mon nez, et lui sers un sourire franc avant de prononcer. « Alors on se dit à jamais. » Puisqu'il ne veut plus rien avoir à faire avec qui que ce soit qui soit lié à elle, et que pour dire vrai, cela me convient. De mes phalanges, je lui offre un salut narquois. Mais soulève mon index, pour préciser. « Elle m'avait dit que t'avais du mordant. » Je m'apprête à tourner les talons, quand j'achève mon petit manège qui n'a pas de nom. « Mais on sait tous les deux qu'elle n'a que très peu souvent raison. » Et je l'aime, comme je la hais, tu vois, pour tous les deux, combien nos sentiments peuvent se ressembler ?
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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Lun 13 Mar - 21:45

“T’as ...” J’étais pourtant assez sûr de moi. Boom. Boom. Je croyais presque en mes paroles. Mais cette expression… ce visage plein de dédain… et ce ton employé, ils me font douter de moi aussi violemment que le vent peut faire chuter l’équilibriste. “L’impression que je suis factrice ?” Boom. Boom. Bah, plus ou moins tu vois. C’est vrai que quitte à choisir, je préfèrais mon image de la colombe. Entre nous, elle étais un peu plus distinguée que celle de la factrice, mais puisque tu le prends comme ça, alors… Qui suis-je pour te contredire ? “Mais il n’y a pas de sous-métier, à ce qu’il paraît.” Si ce n’est un p’tit con insolent. Je ne sais pas. “En tout cas ça te va bien.” Ah merde, c’est mon répondant qui est revenu au galop. Fallait pas me tendre une telle perche, aussi. Si elle pouvait s’en morde les doigts, la peste, je ne m'y opposerais pas.

Tu la regardais comme si elle était un nouvel oiseau à abattre.
Mais la vérité, c’est que tu ne savais pas conquérir autrement.


Je ne supporte pas les filles comme elle. Elles ne me donnent qu'une envie, celle de les remettre à leur place derechef. Pour autant, et c’est juste plus fort que moi, j’peine à détacher mes yeux d’elles, de leur caractère de merde indissociable. “Alors on se dit à jamais.” Alors quoi, c’est déjà fini ? T’as suffisamment joué avec mes sentiments, tu te fais déjà chier ? “Elle m’avait dit que t’avais du mordant.” Non. Ta gueule. “Mais on sait tous les deux qu’elle n’a que très peu souvent raison.” Boom. Boom. La question est... Est-ce que je me contente de serrer les dents pour que la pulsion s’en aille, ou est-ce que je la laisse s’exprimer, à nos risques et périls ? Oui j’hésite, vraiment, pendant une demie seconde. Non, je ne suis pas certain d’avoir fait le bon choix. Définitivement pas.

“C’est à peine si elle m’a parlé de toi.” Je balance, à la volée, espérant que ça la rattrape. Et bien sûr, que ça l’arrête net. Pauvre fille... J’aimerais lui dire qu’elle se trompe sur toute la ligne, que peu importe ce que Grace lui a dit ou non sur moi, cela ne devrait pas avoir la moindre importance. Que si Grace n’est plus que poussière à mes yeux alors ses avis, franchement… Mais je ne dis rien de tout ça. Je la regarde, elle, sa crinière, sa désinvolture. Sans plus aucune haine, avec une assurance nouvelle, trouvée je ne sais où. “C’est qu’elle devait avoir une bonne raison.” Et cette fois, c’est moi qui me vois détourner les talons pour quitter cette scène de façon magistrale. Chose que je ne ferai néanmoins pas tant que je n’aurai pas eu la confirmation de son malaise. “Comme on dit... A bon entendeur.” Ma rancœur explose. Pourtant j’pourrais jurer que mon intention n’est pas de la blesser.

Juste la toucher.

Lui prouver que Grace était morte...
Et ses mots envolés avec elle.


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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Ven 17 Mar - 22:35

“Mais il n’y a pas de sous-métier, à ce qu’il paraît.” Merci pour l'information, mais, c'est dingue, tu vois je le savais. Et c'est d'ailleurs pour cela que je ne me plains pas de mon job au café. Qu'on se le dise, je n'aspire pas à un univers grandiose, à un monde à découvrir, ambitieuse mais à petite échelle, sur ce point, une chose est certaine c'est que je diffère d'elle. “En tout cas ça te va bien.” C'est … censé me vexer ? Troublant comme le but peine à être touché. Je n'ai soulevé le point de mon non-métier seulement pour préciser que de leurs prochains messages, je n'en ai que faire, qu'ils se démerdent, et qu'ils me laissent vivre à ma manière. J'ai fait ma part du marché, j'ai tenu la promesse faite à la fille qui me tenait les cheveux quand je vomissais. On est quittes, ou presque, et je désire du plus que je le peux, m'éloigner de ceux qui ont graviter dans les méandres de ses cieux.

Alors c'est ici et maintenant, avec cette pointe de désinvolture que je le fais, je lui dis adieu. De toutes les façons, ce n'est pas comme s'il avait envie que je m'attarde, ce pauvre con. C'est pour tous les deux qu'elle est merdique, cette situation. Cependant, lorsque mon corps commence à se détourne du magnétisme du sien, je lui laisse le droit de me rattraper d'un ; “C’est à peine si elle m’a parlé de toi.” inattendu, cuisant et douloureux. Ma paume se referme sur elle même, mes ongles s'enfoncent dans cette dernière, crispée. Ce n'est pas tant le fait qu'elle n'ait pas parlé de moi, elle n'est expansive sur rien, et le Kentucky est une ombre dans sa vie. Sauf que c'est le fait d'avoir été invisible dans sa bouche aussi. C'est presque aussi incisif que les claques de mes beaux pères, que les coups, que les caresses dans l'obscurité d'une chambre où je n'ai jamais été en sécurité. “C’est qu’elle devait avoir une bonne raison.” Ou bien il serait avisé de souligner que cela confirme juste le fait que ce n'était pas pour elle que t'étais fait. A ne pas ne rien entendre à ses secrets. “Comme on dit... A bon entendeur.” J'en crache un soupir, non pas d'aigreur, mais plutôt qui se rapproche à de la déception à son égard, aussi à un côté un tantinet sidérée par quelque chose qu'il ne pourra certainement pas nier. Alors c'est donc pour cette raison, que j'en oublie que nous ne sommes pas seul dans l'habitacle, et que déjà quelques paires d'yeux se sont braquées sur lui, sur moi. J'en hausse les sourcils, quand je joue de mes lunettes pour les abaisser sur la courbe de mon nez, soucieuse de lever le voile sur un détail qui m'interpelle. « T'as du mal à l'idée de me laisser le dernier mot ? » Cette fois, quand je m'entends parler, je m'en mords un sourire, parce que je ressens, jusqu'au bout de mes ongles, dans le moindre de mes nerfs, et ça transpire de mes pores, le foutrement ridicule de la situation. « T'aurais pas un complexe ? » C'est sans le voir venir que je commence à jouer, que je comprends encore mieux ce qu'elle a pu lui trouver. Il a l'air d'être difficile à amadouer, d'être mauvais perdant, presque je regrette d'avoir pensé qu'il n'avait aucun mordant. « D'infériorité, tu vois ? » De mon index droit, je replace mes verres teintés comme il se doit, et ris légèrement, pour que ma taquinerie l'atteigne un peu plus profondément. Joue-pas, les filles Nolan, tu sais déjà que c'est pas pour toi. Je suis encore plus nocive qu'elle, arrêtes-toi là. Parce que pour ma part, les psy ont souvent dit que des limites, je n'en avais pas.
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Sujet: Re: Perfect strangers ▬ Andreas et Nolan.   Ven 28 Avr - 0:10

Une seule question devrait me venir à l’esprit. “T’as du mal à l’idée de me laisser le dernier mot ?” Elle vient, c’est sûr, et inévitable, même... “T’aurais pas un complexe ?” Mais elle ne reste pas bien longtemps là-haut. Bousculée par d’autres questions teintées de quelques caractères insultants que je ne saurais réfréner. “D’infériorité, tu vois ?” Cette question était : qu’est-ce que je fous là, à tenir tête à cette fille dont l’existence m’est aussi insignifiante que l'est, désormais, celle de toute sa famille réunie ?

Connasse.



D’infériorité, ici, je ne vois que la sienne. Quand je décide de me rapprocher de nouveau d’elle en diminuant la distance qui nous sépare, en accentuant l’écart de taille qu’il y a entre nous, je discerne ses yeux derrière les verres teintés de ses lunettes et y cherche l’amusement, la provocation. A quoi joue-t-elle ? Que me veut-elle, avec ses remarques venimeuses ? “Et toi... t’as pas mieux à faire de ta journée que de rester là à m’emmerder ?” Non vraiment, je m’interroge. “Tu cherches à te prouver quelque chose à toi-même, c’est ça ? A trouver un sens à ta vie ? J’en ai connu une autre, dans ton genre, et elle a mal fini.” Enfin, de ce que j’en sais. Finir exilée et accrochée à un homme qui porte le béret et pue le fromage, ça n’a rien de glorieux. Mais au moins, il doit savoir conjuguer le verbe aimer, lui. Qui l’eut cru, que Grace Nolan aurait besoin de ça...

Qu’elle soit bourrée de complexes ou pas, la Nolan au sens global est une espèce complexe. Et si j’adore les complexes en algèbre, quand il s’agit des filles cela a plutôt le don de me mettre hors de moi. Comme un chien avec son os, je ne veux pas démordre et si mes principes me hurlent de m’en aller la tête haute, je ne bouge pourtant pas. Je ne sais pas si c’est son lien avec la propriétaire de la lettre ou si c’est juste sa nature indéniablement intéressante, mais je peine à décrocher. Mon bureau, tout à coup, me paraît bien fade à côté de son monde. “Allez vas-y, dis-le ce dernier mot. Que je n’suis qu’un gros con qui ne la méritait pas. Si ça peut t’aider à disparaître dignement de ma vie, je suis prêt à faire un effort.” De ce sourire qui lui est adressé, je n’en ressens que l’amertume, la déception. Que pouvais-je espérer de plus, de la part de cette fille ? Elle ne semble être qu’une vulgaire copie de sa cousine et la dernière chose que je souhaite, c’est laisser son venin s'infiltrer dans mes veines, maintenant que j'en suis désintoxiqué. Coûte que coûte, quand bien même je devrais y perdre un duel, j'aimerais qu'elle fasse ça rapidement.

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